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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 18:30

 

 

« Comme un éclat de rire

Vient consoler tristesse »

Damien Saez

 

Triste archange au paradis des fous

Voilà que nos chants tes cris secouent

 Nos braises  frayeurs fragiles en chacun

 Regrets faussement  éteints vivants chagrins

Méchantes sont les heures perdues de chemins en chemins

 Tes  poèmes pleurent le picaro humain

Ses rêves goulus qui brûlent son gosier chaque nuit

Et ses amours violentes à brûle-pourpoint

Sa voix étranglée par les treize coups de minuit

Cette Méchante que tu nommes putain de belle vie

 

Vos voyelles mutantes les colorées

Ne sont pas à vendre

Ne cesses-tu de nous rappeler

Nos voyelles,  lettres frêles égarées dans le ventre du serpent alphabet,  moins extravagantes

Sont à retordre à sophistiquer

Mouillées d’un alcool  frondeur dans un savant désordre

Insignifiant anonyme      On fait bander sa plume       Mouiller la rime           Enfin,  fuir

Le réel

Et jouir quelquefois,

Et l’on zigzague    Divague      En vogue     La vague    A l’âme

Attendant    L’ascension      L’échafaud      Direction      l’Eternel

Tu sais moi j’ai les ailes exténuées déjà

Un rien de poésie à r’cracher sous la nuée tu vois

 Et j’imagine déjà l’épitaphe Mélancolie sous l’oranger surplombant ma stèle

A  faire grincer  l’étoile qui palpite dans tes flammes

A Toi l’angelot grand diable d’écorché

 

 

Ton lamento se répand sur nos ombres qui clopinent sur le pavé

– lavé,  l’extérieur nuit, luit –

Brillent les mirettes tende l’oreille à ta musique jets de pierres en poésie

Toi le poète le crieur le  loup,  résistant l’ancien l’afghan est mort  comme son souvenir en chanson sa petite histoire

Va s’échouant en

 Harakiri dans l’enfer des caniveaux

Trou noir et béant, bénissons d’avance nos mémoires

Bouche-bée, et

En chansons ou en talons

Gosier rougis par les pas perdus des femmes errantes, au

Gosier rougis par les treize coups de minuit

 

Et ta voix, l’ange

Pendant que les vers de baisers mangent nos  mines tragiques

Rend au poing levé sa dignité qu’on a vite fait d’enterrer

Dans nos estomacs  terreux, un rien cyniques

 

Vois-tu mon Ange ce qui me dérange

C’est l’insupportable couleur de la douleur

La mienne nourrie des leurs

A ceux-là les pourris les gueules safranées

Grimaces muettes farandoles macabres télévisuées aussi vite enterrées 

-   Guerre salope est la paix  ses artefacts sans cesse rideau  rouge mille fois levé  -

Comédies du Vertige au métronome exact

Armes de destructions massives comme  milliards de bénéfices en fumée

Mais nos petits intérieurs repus de quelques vertus  sont peuples de mignons, grouillant de vices, je  sais

 

 

Vas-y court sur ma paume comme un cancrelat toi

Ligne ensanglantée, court,  et

La courbe équateur fait goguenard le tour de mon coeur

Et repart à la lune                                                                                                                               

Et coule ma douleur

Et tourne ma fortune                  

 

Et qui toussote croit étouffer  le cri pâteux du chien humain

 

Mais l’ange est vaillant, à ses heures, poète veillant au grain

Au seuil céleste du grand départ pour l’autre bagne

Donne à la vermine impatiente à bouffer des vers

Car la mort parfois promet d’être moins amère

 S’écrit-on en prières en  oasis de Cocagne               

Si je ferme les yeux bien forts  sans doute ferais-je moins la fière

Dormeuse rêveillée  quelle que soit ma patrie je consomme du sommeil noir

Et de la hargne

Poings d’ironie points de suspension

En suspension

Moderne

Comme l’homme-oiseau mon frère dantesque et noir qui ne s’envole qu’en pensée de son triste territoire

 Photogénie grotesque de ce mémorable irakien qui me hanterait presque

Quelle que soit ma nuit mes pensées fument en  sommeil ivoire

 

Vas-y bel ange défonce ta voix quant à moi je reprends anonyme  ton refrain

 J’ouvre grand mes yeux chimères bleues

Et lève ma plume à la dignité de mes frères chiens

Anonymes monstrueux  aux culs défoncés  à faire pleurer Dieu

Et  faire vomir encore quelques bardamus  humains

M’agrippant  loin de toute pudeur toxique à ton auréole mélancolique

 

                                                          

Nos voyelles mutantes les colorées

Ne sont pas à vendre

Pour les anges égarés saltimbanques fêlés

 Autres Cracheurs d’encre Horlas perdus Fauteurs d’Art Craché

 

 

Saez

N’aie de cesse  de crier

 

 

immeubles

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Published by Elisabeth Hamidane & visuel de Vincent Delhomme - dans ELiSaBeTH HaMiDaNE --
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