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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 18:00

 

 

poignée rondeintérupteurlampe de plafondangle murs plafondrideaux à fleurslavabolampe néontableau salle de baindémarcation

      © VD - Hotel Room

 

Tentative de suite...

J’ai dans l’idée qu’un jour

Nous pourrons structurer une pensée

C’est possible

Nous l’avons déjà fait


Il a beau dire

Nous ne croyons pas à

 L’assoupissement

 

Il faut comprendre qu’à la suite de l’idée

Ne se présente pas forcément

Beaucoup

D’horizon


Ecrire serait creuser l’horizon

Pour y discerner des failles

Des ruptures de ligne

Des variations

            Entre

Le mouvement des vagues

 

Nous rejetons l’idée d’une pensée morte

Tournée sur elle-même

Cannibale


            Toujours une ligne d’action

                        Est un point tendu vers

                                    L’infini

 

Il y a des méandres dans ce mot

Bien sûr

Des tentatives

            Nous y avons des éclairs

                        Possibles

Pour ne pas dire tout à fait

            Notre place

 

(L’ivresse)


Certains posent leurs mains

En oubliant leur force

D’autres pêchent par excès

De délicatesse

 

(L’heure avance)

(L’heure tourne)


D’une seconde à ravir

Progressivement à l’autre

Nous grapillons

Des minutes aux heures

Et nous retardons

            L’échéance


(Croyez-le ou non)

 

 

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 18:00

Muchacha

 

 

Tandis que lui travaille, elle a toujours eu une vie de bohème.

Faisant de petits boulots ici et là, elle se croit libre mais voilà...

Hier…

Le poids du passé…

Elle ne sait plus vraiment où aller.

Et puis ne paie-t elle pas aujourd’hui, de sa jeunesse vagabonde, les pots cassés.

Toujours, elle s’est senti une âme d’artiste.

Elle a écrit, chanté, joué la comédie…

Les petits boulots qu’elle fait attisent son orgueil, mais voilà…

Elle est fatiguée.

Plus jeune, elle a étudié l’histoire de l’art, non pas en vue d’une carrière, mais pour son seul plaisir.

Ensuite, elle a rejoint une troupe de théâtre, elle y a rencontré des gens « extraordinaires »...

Elle a fait de la musique tout en étant serveuse.

Elle a même voulu à un moment réaménager une vieille bâtisse à la campagne.

Elle n’a jamais rougi de sa condition, elle en a même parfois retiré de la force...

Mais maintenant…

Une chose lui a permis de tenir pendant ces dix années : les rêves de reconnaissance qu’elle caressait.

Le soir, sur son oreiller, elle y pense encore.

Elle s’imagine un jour au milieu de ceux qui l’ont dénigrée, sûre d’elle, épanouie, prenant sa revanche…

Elle se voit offrir à ceux qui l’avaient soutenue, ce qu’elle n’avait jamais eu : une chance.

Elle en est là, à croire que toute sa vie comme un puzzle s’emboîtera un jour grâce à un évènement incongru… comme une petite fille qui attend, blottie sous ses draps, l’arrivée du prince charmant.

Elle attend.

Elle vit avec ce frêle espoir.

Rien.

Hier, elle s’est dit :

- Il est trop tard. Trop tard pour passer des concours, reprendre mes études. Que vais-je faire de ma vie ?

Maintenant elle voudrait renaître.

Redevenir une enfant, que sa vie soit une page blanche sur laquelle elle écrirait différemment.

 

Peut-être que demain elle devra faire un choix. Essayer de devenir celle qu’elle est au risque de ne l’être jamais ou bien… enfin se reposer.

 

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 18:00

 

inter-65.jpg

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inter-68.jpg

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 18:03

 

triade-de-spores-en-fuite-copie-1.jpg

.

Il faut dormir bientôt

Et penser à sauver ce qui peut encore l’être...


Mais ce Je n’est plus rien dans la nuit qui me vole

L’appétit de mon corps projeté sur le mien


Entre ma vie se coupe en étapes succinctes

Un souvenir majeur de rubis et d’absinthe

Qui replonge à grand cri dans le fracas du monde


J’inonde à perdre haleine un espoir et sa larme

De connivence feinte flétrie sur son onde

 

Charme attaché au mien et de lui-même épris

J’attache un cœur sans vie au marbre de mes mains

.

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 18:23

 

Crache La vie

 

Par la force des courants, un dévoiement du cap, une piste écartée, l'errance inacceptable. Je dérive sans explorer les rencontres fortuites aux alentours. En s'écartant des lieux, les corps icebergs, monolithes, se perdent, s'éteignent doucement, c'est irréversible. Je dérive sans le cap, doucement des corps s'écartent. L'errance sans explorer la force des lieux, une dérive sans explorer les courants, doucement, doucement aux alentours, et se perdre, s'éteindre. L'errance que l'on ne tolère, les rencontres fortuites s'éteignent doucement, c'est irréversible. Doucement, l'errance sans le cap, doucement, l'errant que l'on ne tolère, dérive, n'a jamais été, jamais, une rencontre fortuite, tout au plus, qu'il faut écarter, éteindre, sans explorer la force du courant, sans explorer les alentours, même occasionnellement. La force monolithique, un courant irréversible, des corps aux alentours, une dérive, corps icebergs que l'on ne tolère, écartés, une piste inacceptable, même fortuite, une dérive.
 

 

 www.netvibes.com/oslodeauville 

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 17:55

PICT1800 - Copie - Copie

 

 

C’était leur rêve. 

Un rêve de jeunesse, un rêve riverain, un rêve d’évasion, évasif...

Longtemps, entre eux, ils en ont parlé.

Tantôt ce rêve leur est apparu comme impossible, tantôt, certains soirs d’ivresse, comme à leur portée.

Longtemps, tous deux l’ont caressé : témoin muet d’une jeunesse languissante.

Au départ, cela n’aurait été qu’un simple cabanon abandonné, ou  peut-être avec un peu de chance, une vieille bâtisse qu’ils auraient restaurée ensemble, pour y vivre.

Il y aurait eu du travail, tous deux auraient mis du cœur à l’ouvrage…

Avant tout il aurait fallu refaire la toiture.

Sur la charpente, déformée par les ans, il aurait disposé tant bien que mal, de petits carreaux de terre cuite ou d’ardoise ; elle aurait proposé de peindre sur les tuiles des motifs chamarrés évoquant le terroir.

Plus habile que lui, elle aurait dessiné des tulipes à coloris variés, des fauvettes, des faisans, des bouvreuils, des roseaux, des genêts jaunes, des épicéas, des pins parasols, des glaïeuls à la fleur de l’âge et même de petits ruisseaux serpentant la plaine.

 Quant à lui, sans souci de réalisme, voulant mêler au  pittoresque un soupçon d’exotisme, il aurait voulu dessiner en vain un paysage touffu et fantastique sensé représenter, allégoriquement, l’oasis d’El Goléa.

Bien sûr, de temps en temps, au plus fort des chaleurs ou à la nuit tombée, ils se seraient arrêtés...

Un temps seulement, pour se désaltérer de cette eau fraîche des montagnes, de ce vin fort et sec qui vous râpe la gorge, pour déguster à pleine bouche un fruit rouge et juteux épais comme le poing, une salade de pissenlits, un pâté de campagne…

Pendant qu’elle serait partie à l’aventure, en éclaireur, chiner dans les hameaux avoisinants pour dégoter du mobilier vétuste, de la vaisselle vénitienne et toute une ribambelle de broutilles indispensables à l’authenticité du lieu, il se serait improvisé menuisier.

Armé de larges planches de merisier et du manuel pratique du parfait ébéniste, il se serait attelé à la tâche. Ponçant, lissant, polissant de petits tabourets d’ébène et des meubles anciens, rembourrant de vieux fauteuils chétifs, et avec des rameaux longs et flexibles, cueillis à même les saules, raccommodant des chaises en osier…

Une fois les travaux de restauration achevés, ils auraient commencé la déco avec le sentiment partagé de créer une atmosphère artistiquement conviviale.

Dans la grande salle, sur les murs de pierre, elle aurait accroché toute une variété de casseroles en cuivre, elle aurait mêlé des toiles de son cru à des reproductions de Matisse, Renoir, Watteau suggérant des sujets champêtres ou des fêtes galantes.

Entre deux toiles il aurait disposé tout un tas de babioles aux sonorités

étrangement paysannes : un couladou, un sentadou, un bouffadou, ainsi que bien d’autres objets rares : une vieille planche à pain, un rouet servant autrefois à filer le chanvre et le lin, les vestiges d’une machine à coudre…

Sur la cheminée en brique crénelée, sous le porche, ils auraient posé deux landiers en fer forgé, un chandelier, et, sur une petite étagère en acajou, des bougeoirs et deux longs candélabres en bronze ou en laiton malléable dans le but de donner à la pièce, selon l’humeur des nouveaux convives, une tonalité intime ou bien festive.

Là, pour le souper, ils auraient pendu à la crémaillère un morceau de lard fumé et une énorme marmite en fonte.

Assis, tout à leur aise, près de l’âtre crépitant, ils auraient discuté théâtralement de l’avancée des travaux, de divers sujets politiques, philosophiques, scientifiques.

Chacun aurait donné son avis.

Leurs repas n’auraient rien eu de précieux ou de raffiné, mais la fraîcheur, la frugalité des mets, la bonhomie des invités auraient procuré au palais une saveur particulière et sans cesse renouvelée.

Peu à peu, ce lieu leur serait devenu familier.

Le soir, parfois, dans le silence, assis confortablement au coin du feu, lui roulant une cigarette, elle sirotant une tisane de tilleul, ils se seraient demandé si tous ces objets inanimés n’avaient pas une âme.

 

C’était un rêve, un rêve romantique, un rêve de jeunesse, un rêve riverain, un rêve d’évasion, évasif. Un rêve qui avec l’âge peu à peu s’évaporait.


 

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 17:00

 

 

 

Du pain noir Baudelaire sont tes sonnets lancés

Du haut des tours maudites auxquelles on m’abandonne,

Corsaire sur trottoirs, le soleil effaré

Se tait, l’œil gyrophare, ici le ciel s’étonne.

 

Ma Babel n’est pas belle, parpaing béton armé,

Titis sur le pavé, tristes étés aphones,

Micros tendus on crie : «  La Banlieue a brûlé ! »,

Des titans sont armés, ils retournent la zone,

 

Soufflent nos faux papiers : « Volés sont vos yeux vairs ! »,

Nos routes effacées… et les vieux, dos courbés,

Ravalent leurs jeunes années dans le vieil air

 

Insane, et ma banlieue, à un milliard de lieues

Du chemin damascé, se consume en enfer,

Feux des prolégomènes à la saison passée.

 


– Grenoble, décembre 2010 –

 

combat-centaure-heune-homme.jpg

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 17:13

  A-PAGAN-CAROL-full2-vincent-delhomme

 

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 18:53

SIMS22

 

 

Quand il arrive ce dimanche, dans la ville de son enfance, il a la gorge serrée.

Hormis le petit carrousel dans le parc rougi par l’automne, rien n’a changé.

Voilà près d’un an qu’il n’est revenu dans ces rues familières à l’odeur particulière, qui changent de visage selon les saisons.

Il lui semble que c’est hier, qu’accompagné de sa mère, marchant bras dessus, bras dessous, ils flânaient sur l’allée principale qui abrite le marché de Noël.

Les travaux de la maison familiale ont avancé.

Son père a fait le crépi, les murs sont habillés de tapisseries… et des bibelots inconnus, jouent, dans la bibliothèque, auquel se fera le plus remarquer.

Plus tard, dans la chambre de ses parents, il déballe le gros carton de photos.

Il aime ce carton, témoin muet de sa jeunesse… ange gardien de son passé.

Tellement de figures ont changé !

Sa grand-mère portant la bûche… sa petite sœur perchée sur un arbre comme un oiseau… et son père au régiment à qui il ressemble comme deux gouttes d’eau…

Un monde surgit tout à coup de l’oubli !

Devant lui s’étale le livre de sa vie.

Entre les lignes, revivent des êtres dont l’existence ne tenait qu’à ces bouts de papier.

Ici, sa mère en timide mariée près de son grand-père défunt ; là, sa tante dansant dans les bras d’un fiancé dont il a entendu parler mais qu’il n’a jamais vu.

Ce parfum palpable des vieilles photos qui exhalent, désordonnées des bribes du passé, peu à peu, pénètre son cœur qui bat la chamade.

Voilà cinq ans qu’il a quitté le cocon familial, s’est consacré à sa vie, à sa vie avec elle, à ses amis, à l’usine.

Et pendant tout ce temps il a oublié, oublié sa famille.

Ceux qui sans doute l’ont le plus aimé reposent paisiblement devant lui…

Aux vingt ans de son frère, il ne se voit pas sur les photos, pas plus qu’aux deux derniers Noëls… Ni à la pose de la première pierre de la maison par son père…

Où était-il pendant ce temps ?

II a voulu vivre...

Se trouver ! Peut-être, au fond... s’est-il perdu ?

Mais déjà, le voilà qui repart, le lendemain.

 

Courant à perdre haleine vers sa vie, cherchant à se faire aimer d’inconnus... le voilà qui repart et qui déjà n’y pense plus.


 

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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 19:00

affiche-1

Elle ne s’est jamais retrouvée seule.

 Depuis lui… Lui, son musicien...

Quand ses mains délicates vagabondaient le long de sa nuque, sur ses seins, des frissons parcouraient son corps nu tout entier.

Elle l’avait vraiment aimé, depuis longtemps, depuis toujours…

Elle n’avait jamais ressenti une telle attirance pour un autre homme.

Après lui donc, lors de soirées trop arrosées, par tristesse ou par vengeance, elle s’était offerte au premier venu : le cœur n’y était pas…

Pourtant…

Sous les caresses maladroites de ses amants d’un soir, elle se laissait aller, elle oubliait…

Quelle connerie !

Croyant assumer sa féminité, elle se pliait au dictat du corps, elle faisait de ses désirs une religion… laissant de côté la raison, obéissant à ses pulsions. Deux ou trois relations à la fois… nécessaires, selon elle, à son équilibre. Pff…

Elle sortait d’un lit pour en rejoindre un autre, elle allait et venait, se croyant libre comme l’air,disant à celles qui la jugeaient :

- C’est comme ça que je vis !

Elle n’avait plus une minute à elle, pour elle.

Sa vie était remplie de gens qu’elle croisait, de projets souvent inachevés, de livres à peine commencés...

 

Parfois, elle pense à lui, à leur première fois, elle le revoit, assis, à côté d’elle… à leur première fois…

Un sentiment bizarre l’envahit, elle se sent faible, elle fuit, comme en danger… 

Et alors, appelle un de ces types rencontrés en soirée…

 

Et elle égrène sa solitude, son mal de vivre  dans la foule…  Mais pour elle, toujours surgit au moment où elle s’y attend le moins, l’ombre qui la poursuit et qu’elle sème en vain.

 

Pourtant, ce matin là...


 

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