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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 18:14

 

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 18:04

 

Dans la tristesse –

J’aurai encore des choses à dire

Mais je me remplis lentement

 

Il faudra parvenir au calme

Et ce sera difficile

 

Il faudra apprendre à mâcher

Plus que de coutume

 

- À déglutir lentement –

 

    - À déglutir lentement –

 

(...)

 

Un petit soleil mauvais couvert de larmes

Et qui gronde insolent à se prendre

Pour un orage

 

Un foudre de guerre faudrait-il dire !

 

- Aujourd’hui le soleil

A pété plus haut que son cul

 

Et s’est entouré de brume –

 

(...)

 

Ma tête est mon pré carré !

- Filiforme apostrophe que rien n’assomme -

 

J’inspecte sa dentition presque blanche mais

Cet état me fatigue

 

 

- Quand l’horizon louche à se croire crucifié -


(...)ruine

 

 

 

 

 

 

 

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 18:05

 

 

Des lignes courbes et droitesNumériser0003
que je croise
des fleurs en fil de fer
près des plaques de plâtre
un blanc cassé.
Je fixe une pierre noire
amer éblouissant
remarquable
quelque soit le plan
mais rien ne se tient
juste une foi en
des lignes courbes et droites
aux trajectoires instables
frôlent ma face
prêtent à s'inviter
en moi
souffler l'hymne du pèlerin
une noire suivie d'une blanche
suivie d'un silence
qui campe sur cette position
sans trop y croire
s'accroche désespérément
et puis
repart
un mur succède à un autre mur
rien ne se tient
même les stèles déclinent
molles
déversant nos peaux mortes
sur la route
le ciel se détourne
le feu s'éteint
flocons de cendres
les corbeaux attendent.
Je fixe l'obsidienne
le reste n'est que mensonge.

 

 

 www.netvibes.com/oslodeauville 

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 18:48

1ilrmb.jpg

 

 

C’est la première fois qu’il part faire du camping en Ardèche.

Tout un week-end… sans ses parents !

Son père dans la voiture les taquine, son meilleur ami et lui.

Il leur raconte une virée, qu’il a faite en Espagne avec des copains : les galères en stop sous la pluie, sa première cigarette, les petites espagnoles…

 Une fois au camping, en embrassant son fils, le père lui dit :

- Ne faites pas trop les cons...

Et lui glissant dans la main une boite de préservatifs, il ajoute :

- Tu pourrais en avoir besoin.

Le père s’en va, les deux ados commencent à s’installer…

Ils montent leur tente à côté de la rivière, posent la guitare sur une pierre, le réchaud et les pâtes à l’ombre et les bières dans l’eau.

Livrés à eux-mêmes, ils sourient pour rien…

Les derniers rayons du soleil viennent réchauffer leurs torses glabres et nus.

Ils se sentent libres… ils sont bien.

Fièrement, ils regardent passer les jeunes filles encore accompagnées par leurs parents.

La première bière décapsulée… la première cigarette allumée…

Lui, muni de la guitare, joue un  Marche à l’ombre  énergique tandis qu’Alex, couché sur l’herbe, gribouille sur son cahier quelques phrases poétiques.

La musique… Il sent peu à peu sa vocation de musicien s’affermir.

Les bières s’amoncellent à côté de la tente, les deux amis discourent musique et révolution, les mots « liberté », « chansons » reviennent sur leurs lèvres comme un refrain jusqu’à ce qu’ils soient évincés par des préoccupations de leur âge.

La discussion glisse alors sur les filles, mais non point de façon vulgaire, comme au lycée.

Ils se surprennent à être sincères.

Ils sont heureux d’avoir parlé ainsi, pour la première fois de façon franche.

Ils sentent maintenant cette forte amitié qui les lie ; ce sentiment les envahit…

Une musique tintinnabule au loin.

C’est un air qu’ils connaissent par cœur…

Ils se lèvent en chœur et se dirigent au crépuscule vers le bar du camping.

Là, un vieux musicos de cinquante balais reprend de vieilles chansons françaises : Le plat pays, Les vieux amants, Les feuilles mortes, L’auvergnat

Alors, les deux adolescents crient sans hésiter :

- Du Renaud ! Du Renaud !

Au bout d’une heure, le musicien ne fait plus l’unanimité.

Ils se surprennent, de concert, à le critiquer… jusqu’à ce que leur attention  soit attirée par le banc d’à côté, sur lequel se trémoussent troisjeunes adolescentes.

Ils n’osent pas les aborder.

Ils se mettent debout, ils se bousculent, rigolent fort et faisant semblant d’aller aux toilettes, ils passent et repassent devant le banc.

Au bout de quelque temps, l’une d’entre elles, prétextant de leur piquer une cigarette, les aborde.

Après quelques mots échangés, le regardant lui,  droit dans les yeux, comme ça, sans préambule, elle dit :

   - Tu sais, ma sœur te trouve mignon…

Alex pouffe de rire…

Il  sent soudain sa gorge se serrer.

Il ne répond rien, il ne sait que répondre.

Son pote sourit nerveusement, la jeune fille lui chuchote quelque chose à l’oreille, tous deux s’éclipsent…

Il reste seul un court instant.

La soeur arrive…

Maintenant ils sont assis sur le banc comme deux inconnus…

Ils n’ont rien à se dire, leurs lèvres se rapprochent, ils s’embrassent.

Pourquoi ?

Ils ne le savent pas vraiment... la situation…

On leur a donné un rôle à jouer, ils le jouent.

Et puis, une fois que le corps a parlé, tout devient plus facile.

Subitement ils se comprennent, sans échanger un mot.

C’est drôle, c’est bien ce soir là qu’il sent pour la première fois que les êtres ont cette faculté de s’exprimer sans avoir rien à dire…

Main dans la main, ils rejoignent les autres…

Alex gratte sa guitare, les deux jeunes filles ne le quittent pas des yeux.

C’est une chanson de Brassens : Mourir pour des idées.

Les paroles lui semblent loin, très loin.

Une parole… ils s’éclipsent sous la tente.

Il fait noir.

Quelques instants...

Ils se mettent à explorer leurs corps…

Nulle parole, nul regard...

Les sens seuls parlent, protégés par l’obscurité.

Cette conversation tactile lui semble si précieuse qu’il n’en est jamais rassasié.

L’acte sexuel ne lui vient même pas à l’esprit, l’innocence lie leurs sens et les caresses instinctivement parsemées sur leurs corps vierges ont la saveur de l’inconnu.

Il ne le sait pas, mais ce sont des gestes qu’avec l’âge il oubliera.

La nuit est brève.

Les premiers rayons du soleil déjà éclairent leurs visages.

C’est l’heure du premier regard, de la première parole, il l’entend

murmurer :

- Je t’aime…

A ces mots, soudain, une sensation désagréable…

Ces mots, il ne les comprend pas…

 Comment pourrait-il les comprendre ?

Pourtant…

Un jour, bien plus tard, assis confortablement à la terrasse d’un café, jouant avec ses clés, en paix avec lui-même, il éprouvera pour une autre, pour Elle, ce que cette frêle adolescente avait sans doute ressenti pour lui…

 

Il comprendra.


 

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 10:00

 

La-chevauchee-des-Vaches-qui-rient.jpg

 

(Clic sur le texte pour l'agrandir)

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 18:21

 

verdureverdure2

 

Je suis l’envers du décor, l’ourlet de la jupe, le mot enfui qui insiste pourtant.
L’instant d’avant.
A l’abri du voile, le sourire secret, l’attente discrète.
J’écris à l’ombre de souvenirs, de l’autre côté du temps, à rebours des jours qui passent.
La page est un pré sec et jaune d’étés lointains où la tige du blé mûr trace des lignes brunes.
Je laisse les sillons creuser sur ma peau des nostalgies fécondes et des attentes de pluies.
Sous l’écorce de l’arbre la sève endormie attend l’heure des éclosions.
Elle murmure des chants oubliés.
Mélopées de ruisseaux, jaillis de l’herbe neuve du printemps dernier.
Elle dit : reviens


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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 18:00

 

 

// Le collectif RAtUReS // sera à L'Heure bleue à Saint Martin d'Hères les samedi 4 et dimanche 5 décembre 2010 pour le // Marché de la Poésie et du livre d'art // organisé chaque année par la Maison de la poésie Rhône-Alpes.


Venez donc nous rendre visite au magnifique stand que nous aurons pour l'occasion !

 

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Vous pourrez ainsi découvrir nos =>

CARTES POSTALES RAtUReS // DéCEMBRE 2010 //

 

Nombreux choix de poésies postales en couleur et noir & blanc, de différents formats...

 

arty_stuf_web-copie-1.jpgbande-tue.jpgDIX-CORPS-DANSENT-copy.jpgamnesique-bout-de-souffle.jpgpar-la-bas.jpgla-vie-vacille.jpg

 

Et bien sûr notre =>

 RECUEiL COLLECTiF RAtUReS // SEPTEMBRE 2009 //

Nouvelle édition de septembre 2009 ; un best of des poètes du Collectif RAtURes !


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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 18:46

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Cest au cours d’un voyage scolaire en Italie.

Il s’en souviendra… toute sa vie, enfin… c’est ce qu’on dit.

L’adolescente s’appelle…

Elle est en troisième…

Lui en cinquième.

Pourquoi a-t-il fait ça ?

Pour la simple raison qu’on se moquait de lui !

Pourtant, lui, il s’imaginait que le premier baiser était dans une vie un acte important, qu’il fallait, pour l’accomplir, éprouver ce sentiment surnaturel qu’on appelle l’amour. Lui, il ne connaissait rien à l’amour.

Parfois, il se disait qu’il l’aimait, elle…

Il n’en était pas sûr.

Mais quand elle était près de lui, il se sentait bizarre, comme différent.

Mais elle ne lui avait rien demandé, elle ! C’était l’autre qui voulait sortir avec lui...

Comment déjà ? Constance… Clémence… Clarence…

Donc ce fameux soir, C* vient le voir, suivie par  une cohorte d’adolescentes, toutes excitées.

Tous deux timidement se dirigent vers un coin sombre, sans parler.

Ils restent face à face un long moment.

Brusquement, C* met les mains autour de son cou ; malhabile, il lui emprisonne la taille, leurs yeux se rencontrent, avant de se fermer…

Leurs langues s’enlacent.

Un peu plus loin, on entend des rires, des gloussements…

Le baiser dure longtemps.

Il ouvre les yeux de temps en temps, il ne sait pas s’il doit s’arrêter ou continuer…

Il commence même à avoir du mal à respirer, mais, satisfait, il pense :

- Ca y est, c’est fait !

Soudain, il songe, naïvement, qu’un monde meurt…

Il a l’impression d’être un grand, plus jamais il ne sera comme avant.

Ils s’embrassent encore deux ou trois fois, chaque baiser dure une éternité.

A la longue, il en a un peu marre de  faire tourner sa langue encore et encore, inlassablement, mais il ne dit rien, avant qu’un filet de bave vienne s’accumuler sous son palais et l’empêche de respirer.

Ils se séparent sans un mot.

Quand il rejoint ses copains, ils trépignent, lui donnent l’accolade dans le dos, ils sont fiers de lui, peut-être même un peu jaloux…

C’est bizarre… comme s’il avait accompli un exploit surhumain.

Il joue son rôle, plaisante avec eux, leur donne de faux détails et d’autres indiscrets.

Et finit par  conclure que l’autre, C*, ne sait pas embrasser…

  

Quand il s’éloigne de son groupe d’amis, il croise tout à coup le regard de celle qu’il croyait aimer.


 

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 18:01

 

 

 

 

Banque en banquet bancal abdique quiproquo abscons nous qui sans cœur courons à corps complet en quelle cuite conne, cuisses en corne, queue en quinconce,

connaissons

 

 

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 18:34

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     © Eadweard Muybridge, 1879

 


 

 

L’étranger : « regarde cette étoile, que te dit-elle ? Rien ! Et ce rien, c’est l’imagination qui le soulève. »

L’astronome : « Elle est trop proche, l’étoile, pour qu’on puisse la connaître. De loin, la perspective est bien meilleure. »

L’amateur : « Je n’en possède pas de semblable. C’est une étoile unique, peut-être même, rêvée. »

Le philosophe : « Ne s’observe que ce qui se construit ; ne s’invente que ce qui participe. »

Le SDF : « Dites-moi, quel goût a-t-elle ? »

 


 

 

Si je parle de ton corps, je parle des sables, des vents et des ruisseaux. Il est une île que j’aborde dans le secret des remous et des ondes – j’y perçois ce que la nature recèle, par ses courbes tissées. Ton corps, houle sang circule, oscillation – alternance des courants inouïs – baiser de la terre – divagante.

La ville est encore là, qui nous peint.

Nous offrons nos pigments derrière lesquels le medium transparaît, lucide. Et nous voilà des peaux, sous le regard des autres. Et nos vies slaloment

entre le

semblant

et d’autres

vérités.

Ton corps,

m’accordera-t-il, du temps ?

 


 

 

Pierre béton plâtre, où la ville s’appartient-elle, sinon dans le regard ? Les constructions nous couvent, les voies circulent dans nos pensées. Nous sommes de la chaleur qui monte des boyaux et des cryptes, des métros et des caves. De la moiteur, entre les jours, et les nuits sans escales. De la flamme qui vertige, que le souffle avive et strangule en même temps. Nous sommes du plâtre et du béton, du fer de la poussière, du silence de l’écho, du rien et du quand même. Peut être –

Je soulève

mes propres

questions /

que viens-tu faire dans ces mots

qu’y a-t-il de sang dans ton encre

pourquoi traverser les pages

les tourner comme sa langue

cette fois sans qu’elle bouge

pourquoi

s’éterniser

dans l’étincelle ?

Que veux-tu donc,

qui soit exprimé –

 


   

 

Toi mon frère, qui viens de quitter la surface ; pour ensemencer la terre, encore ;

toi qui traces ton île, par tes lèvres ouvertes ;

je te serre contre mes propres mots.

La mort, ce n’est pas l’heure,

mais la houle.

Leurre

qui nous sait part.


(Pour Aimé Césaire, ce vendredi sombre, du 18 avril 2008)

 


 

Daniel Leduc

(Geste(s) du Jour, inédits)

www.harmattan.fr/daniel-leduc

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