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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 18:40


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Eve rests, Vincent Delhomme




La montagne légèrement au-dessus de l'horizon
- quand le vide s'installe enfin à l'intérieur -
dentelle l'idée de dieu

La neige est revenue de loin
- du fin fond de l'hiver au début du printemps -
et a surpris tout le monde

Nous n'en demandions pas tant mais
nous acceptions dociles sa présence
- Le froid nous faisait bien râler, un peu,
pour la forme -
Et l'éternuement montait, doucement, nous chatouillant le nez

Attention - s'il s'expulse
le temps du givre s'annonce
en plein coeur de l'éternité

 

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 18:22

71570209


Enfants sur une luge dans la neige
Futur chiens de traîneau de l'état.

Le monde a des métastases
La table ronde prévoit
Quelques degrés en désaccord.

L'homme de la terre
Ira essouffler le soleil
Se brûler les ailes:
fusées colonisatrices implosent
Casques lunaires étoiles-filantes
La gravité de la situation

(notre poids est multiplié par X facteurs)

Nous pourrons applaudir
En voie d'extinction.


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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 15:36
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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 18:11

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Un début qui n’a pas encore commencé et une fin qui n’a pas été finalisée.

 ***

Ce poète ne connaît jamais la nuit, mais le soir!

 ***

Je n’aime pas les poètes qui se font de véritables cascadeurs dans leur poésie.

 ***

I Tel considère le poète comme celui qui monte sur les chevaux des mots.

II Tel considère le poète comme celui qui monte sur les mots, comme des chevaux.

III Tel considère le poète comme celui qui monte sur les mots comme sur des chevaux.

 ***

Le comble de l’insomnie, c’est de ne pas pouvoir dormir alors qu’on n’a pas sommeil, mais plutôt de ne pas pouvoir dormir alors qu’on a sommeil.

 ***

Je réinterprète la poésie, des autres, sans le faire de la musique.

Donc, la musique est supérieure à la poésie.

Je réinterprète la poésie, sans le faire de la musique.

Donc, je préfère la musique à la poésie.

 ***

En plein milieu de la nuit, j’ouvre les yeux, et je vois littéralement des chimères évoluer à quelques mètres de la porte de la chambre.

 ***

En plein milieu de la nuit, j’ouvre les yeux, et j’imagine des phénomènes paranormaux. Pour me faire inexplicablement peur. Et j’y parviens.

 ***

Un silence plusieurs fois centenaire a été trouvé au pied d’un arbre que l’on avait construit il y a à peine une année.

 ***

Les hautes libellules ne sont pas forcément celles qui volent le plus haut dans le ciel.

 ***

Entre le silence et l’immobilité de la pierre un espace interstellaire peut-être plus déconcentré encore que celui du cosmos.

ou plus lâche.

ou plus dense.

ou plus fluide.

 *** 

Il doit être très agréable aux oiseaux de mourir d’une mort naturelle en plein vol.

 ***

Cet homme fait de la belle résistance en mourant: il sourit.

 ***

Il a fallu à la mort beaucoup de talent pour que Mama meure aussi doucement et sereinement sans la moindre convulsion.

 ***

FIN 
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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 18:27
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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 17:09
405px-Omar Khayyam copy


Dans la poussière sur la poussière je jette ma poussière - et je m'en vais
 
À cent amis, cent ennemis, je fais mes adieux - et je m'en vais 
Tes "comment !", tes "pourquoi ?", je m'en moque mon ami 
Paisiblement, c'est la vérité ! je jette ma poussière - et je m'en vais 

Omar Khayyam (~1048-1131), Rubayat (traduction d'Armand Robin, 1958) 
.
.

.

.

Enivrement © Alireza Ghorbani & Dorsaf Hamdani / Ivresses : Le Sacre de Khayyam - 2010




Omar ben Ibrahim al-Khayyami...


Pataugez-vous en vin ? sera ma première question

Vous revendiquez l’ivresse et prenez l’éventualité divine à témoin

Mais cueillez-vous donc tant de fleurs ?
 

Au détriment du jeun, vous accomplissez la vie

Sans doute…
 

Khayyam de Nishâpur, ville de roses et de tulipes...
 

Rendez-vous compte mon cher savant !

Votre bosse des maths est votre prétexte au décompte des jours
 

En compagnie du vin sur des routes en soie

Vous avez bu l’alcool du temps

Et sa victoire impliquait la rébellion…
 

Vers l’est, Ispahan et Samarkand où vous tissiez votre nom...

Vous jouiez sur des airs que tant ne comprenaient pas

Qu’en est-il de votre lumière ?
 

Conversation avec un fabricant de tentes persanes...

Vous me plaisez beaucoup décidément !

Mais pourquoi des fleurs ?
 

« Khayyam qui cousait les tentes de l’intelligence, […] le brocanteur de destin le mis en vente contre du vent. »
 

Épitaphe au parfum d’insomnie,

D’insoumis aux yeux de djinn brillants de fièvre

Comment vous sortit-elle de terre ?
 

Tu te portes comme un charme du haut de tes neufs siècles !

Ce pays de soleil levant te fit jaillir du magma des hommes

Comme un défi
 

Retour au cœur du Khorâsân...

Mais le soleil ne naît-il plus là-bas ?
 

Que pensez-vous de la poussière ? votre poussière !

Khan de l’esprit

Artisan de l’hybris

Concepteur de décombres

Chantre de l’éphémère

La beauté vous était-elle une blessure ?
 

La litanie du vin,

La quête ou la fuite en la maison-du-vin

Meïhaane refuge en verres rouges enlacés

Comme ces femmes au nom de fleurs
 

Omar ben Ibrahim al-Khayyami...
 

Comme toi je pense que les femmes sont des fleurs

 Et, comme toi, j’aime le vin…

 
P1020409bis
"Avant notre venue, rien ne manquait au monde. Après notre départ, rien ne lui manquera..."

Omar Khayyam

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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 18:02

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Je voudrais au moins une fois que ma poésie ressemble, même un tout petit peu, à cette fleur, dont je ne connais pas le nom, qui apparaît à l’intérieur d’une caravane, sans raison apparente.

 ***

Le pas est identique et égal à lui-même, mais le voyage change.

 ***

Peut-être dans les premiers temps l’horizon arrêtait net l’homme des cavernes dans son voyage.

 *** 

J’aime être ce vagabond qui se contente tout le temps de frôler le voyage sans jamais, au grand jamais, l’effectuer.

 ***

J’ai toujours été ce passager précaire du voyage qui se préfère de très nombreux autres voyageurs.

 ***

Il existe trois types d’hommes:

1)ceux qui chaussent un temps plus grand qu’eux.

1)ceux qui chaussent un temps plus petit qu’eux.

1)ceux qui chaussent un temps égal à eux, sur mesure.

 ***

Vivre c’est donner la main au temps qui est dépourvu de main.

 ***

Il arrive qu’une caravane traîne non pas une fumée derrière elle, mais le feu lui-même.

 ***

Un chien se retire d’une caravane sans aboyer. C’est curieux, alors que tout laisse entendre qu’on l’en avait chassé sous peu!

 ***

Un pas improvisé de voyage a curieusement plus de feu qu’un pas prévu à l’avance.

 ***

Une petite fille appelle son petit chien blanc Parce que.

 ***

La poésie parle aussi de ces moments privilégiés où il ne se passe rien.

 ***

Tant pis pour les mots qui n’ont pas peur du réel!

 ***

Comment décrire la réalité avec les mots qui comptent 500 mystères?

 ***

L’aimer, c’est s’emparer de son abandon même.    

 ***

Je ne comprends pas comment une femme peut juger de la beauté d’une autre femme. Il faut être un homme pour cela. Je me souviens qu’à chaque fois qu’une femme me dit d’une autre femme qu’elle est belle, je me suis toujours trouvé en face d’une femme laide.
 
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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 16:22

1.

tiens le matin qui se colle

aux fenêtres l’appel des

nuages lancé à

cris ouverts

mon visage a parfois ses ravages

qu’une nuit n’a pas connus

les profils obliques rendus

par les miroirs s’additionnent


2.

le soir n’en peut plus

de pleuvoir rose

deux idées s’accumulent

d’autres reviennent du jour alangui

j’écris à perte de contrôle


                                                    ...




Suite de 32 poèmes de Nicholas Giguère, doctorant en études françaises à l'Université de Sherbrooke, Québec... 
 
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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 17:34
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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 18:13


DSCN0121.jpg


------------------------------

le peu qu’on ressent
le peu qu’on sait
encore

qui tient là

dans si peu
d’espace

dans si peu
d’encre

------------------------------

vivre décomposé
en miettes

des fissures dedans
le crâne

et sur le sol
un peu partout
― des éclats

------------------------------

la douche ―

dessous gratter
une nouvelle épaisseur

tourbillonne longtemps
dans le vortex

l’écorce est partie déjà
depuis ― on est nu
face au miroir

à nu démuni 
vulnérable

lombric
ver

------------------------------

autour ―

des murs

― quatre

propices à l’oubli

des moments s’effacent
s’écroulent dedans
des pans entiers

reste un tas
un pierrier

des éclats de mots

------------------------------

la chambre ―

le regard ne porte pas
très loin

l’angle du lit
le lavabo l’armoire

dans le carrelage
dix-huit fissures

toutes ces choses
qui absorbent
l’espace le regard

un peu ―
trop peu

------------------------------

au sol les carreaux

minuscules on les regroupe
par quatre neuf seize vingt
cinq ― ainsi de suite

de plus en plus dur
de plus en plus vain
dérisoire

du temps passe
pas assez 

pas assez
vite

------------------------------

― le lino les plinthes
noirs par endroits

au plafond les cloques

derrière les rideaux
la peinture tombée
par plaques ―

l’univers entier qui
s’écaille à petit feu


(Antichambre, 2009)


Ces textes sont tirés d'un recueil intitulé "Antichambre" qui en compte une centaine. L'ensemble raconte une descente, un enfoncement. Ces extraits en constituent l'ouverture...

 

http://jmundriener.blogspot.com


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Vous voilà sur le site d'expression poétique de l'.Association..RAtUReS.
créée à Grenoble en 2005 par


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.
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.
vincent delhomme a celle que je ne connais pas couv copie
* à CELLE QUE JE NE CONNAiS PAS (RECONSTRUCTiON) // Vincent DELHOMME
.
images_couv_perso_239.jpg
* UN DESTiN GRêLE // Vincent DELHOMME
.
images couv perso 7122
* PROMENADE SOUS LES ARCANES // Yiannis LHERMET
.
images_couv_perso_7122-copy.jpg
* RECUEiL COLLECTiF // RAtUReS
.

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