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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 18:59
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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 18:27


lecture_expliquee.jpg

           La lecture expliquée, © Philippe Lemaire, 2005
 


"Sonnet rose  pour initiés, initiales en 3 B."



Qui n’a jamais rêvé, de sons céruléens,

D’initiales en trois B, tatouées sur sa nuque

Et d’onomatopées, bouche en iris  –  caduque

Ou lyre mijorée, Eve Muse au jardin.



Doigt sur les mots zébrés, ciels arachnéens,

Voix  sous la peau miellée,  en silence le Juke

Box des soupirs d’Orphée, pluie sans fin sur ma nuque

Ravin, boucles dorées,  – loin –  l’ivraie, taf, deschien.



Ah ! Langue se délie, au plus offrant,  rebelle

Griffe blanche alanguie, sonnet sombre en amour

Qu’on efface à la craie, tableau d’ombres babelles



Discours  à la criée, des leurres sensuels

M’ offrande  à la becquée, mots d’oiseaux ritournelles

Que môme j’écoutais, figeant l’amour - dolour.

 

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 17:24

nuages.jpg

digue.jpg

bouche-egout.jpg
                                                                                                
                                                                                                
" Trois Dimensions "

C’était ce qu’on aime et qui brille
Quand ça ne brille pas souvent…

L’odeur de souffre hante
Récurrente
L’air
Que l’on aimerait pur

Dans le jeu de l’énumération
La pensée continue et se pose
À chaque nouvelle phrase
Puis saute sur une nouvelle fleur
Un autre tas de purin -
Et chaque visage est une nouvelle grâce
Un nouveau défi
Une autre contusion

Et l’on a peur et l’on se
Mange de n’avoir
Qu’effleuré ses contours

Et les contours d’une nouvelle fille
Que l’on apprend à aimer
en haïssant les autres

Car la balance – car ses deux poids
Oscillent dans l’air du doute
Dans la terre des certitudes
Entourant le vaste d’un même horizon
D’un même rêve acquis aux causes
De certains anges joufflus
Ayant su graisser la patte de certains pontes
Ayant su huiler la pute de certains pitres –
Soyez-en sûrs !

À moi l’usure !
(Et s’affale dans l’herbe folle des légions de libellules)
Oui

Et les baffes pleuvront sur vos joues ridicules
Comme un cheval se brisant les boulets
Sur un mur...

Le canon tonne un départ tranquille
Un ouragan de béquilles
Une vague de départs tronqués
Une horde de vieux hiboux
Face au vide…

Alors oui – je recréerai la nuit
Pour y inscrire de jour
Un rire
Rive de démence
Autrement sage – car
Autrement elle n'est
Que de la boue

Et à la joie d’écrire
L’autre répondra par le choix des armes –
Mais il n’aura aucune chance
Comme… le… Karma d’un raté

Alors il continuera ses chiffres
Et ses statistiques
Et son mépris
Et son orgueil déçu

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 17:27
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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 16:27

ART610 KUC


LA VILLE QUI EST EN VOUS

 

Vous vivez dans la ville en vous que vous avez achetée par un marchandage silencieux.

Vous n’avez pas encore pu apurer vos dettes.

Sous vos paupières noircissant vous essayez de ressentir certaines choses.

Sans vous rendre compte de votre éloignement de vous-même, vous partez loin en utilisant vos cordes de pensée tel un télésiège.

Vos avez le frisson au fur et à mesure que vous touchez d’innombrables éléments.

Dans vos cris au moment où vous ressentez des secousses dues aux échos de vos paroles qui dépassent la portée de votre pensée, vous faites fuir les oiseaux devant vous. Lors de vos respirations, vos roses se fanent.

Lors de vos moments de folie, vos cristaux tombent de vos toitures.

Au fur et à mesure que votre champ de pensée se rétrécit, votre ville grandit.

Vous vous fatiguez à force de courir dans les rues et les avenues.

Au fur et à mesure que les lumières de vos machines de tension tombent sur vos nuits, vos êtres humains se robotisent.

Vos crapauds de vos eaux sales font peur même aux crocodiles.

Votre voyage intérieur vous fait vieillir.

Vos cris internes s’amplifient.

Vous produisez des difficultés à quarante pattes.

Les cellules auxiliaires de vos laboratoires ne vous donnent pas l’occasion de vivre des moments agréables.

Pendant que l’indicateur de la peur en vous vous lâche de haut en bas, vous n’avez même pas la possibilité de parler.

A chaque mouvement d’horloge, les saisons s’arrachent de votre cœur…

Votre solitude n’arrête pas de traverser votre esprit.

 
 

Üzeyir Lokman ÇAYCI

Mantes la Ville  -  22.09.2002

Traduit par Yakup YURT

Bruxelles, le 23.09.2002

 
 

RESIM-47ADN-KUC.jpg 

 
 

İÇİNİZDEKİ ŞEHİR

 

Sessiz bir pazarlıkla satın aldığınız içinizdeki şehirde yaşıyorsunuz.

Henüz borçlarınızı ödeyemediniz.

Siyahlayan göz kapaklarınız altında bir şeyler hissetmeye çalışıyorsunuz.

Kendinizden uzaklaştığınızı fark etmeden düşünce tellerini teleferik gibi kullanarak en uzaklara kayıp gidiyorsunuz.

Sayısız unsurlara dokundukça tüyleriniz ürperiyor.

Sizi aşan sözlerinizin yankılarıyla sarsıldığınızı hissettiğiniz  anlardaki bağırmalarınızla özünüzdeki  kuşları kaçırıyorsunuz.

Nefes alışverişlerinizle gülleriniz soluyor.

Çılgınlıklarınızla  çatılarınızdan kristalleriniz  dökülüyor.

Düşünme alanınız daraldıkça şehriniz büyüyor.

Sokaklardan, caddelerden koştukça yoruluyorsunuz.

Gecelerinize gerilim makinelerinizin  ışınları düştükçe robotlaşıyor insanlarınız.

Kirli sularınızdaki kurbağalarınız timsahları dahi korkutuyorlar.

İç yolculuğunuz  yaşlandırıyor sizi.

İçinizdeki çığlıklar büyüyor.

Kırk ayaklı zorluklar üretiyorsunuz.

Laboratuarlarınızdaki  yedek hücreler size tatlı anlar yaşatmaya fırsat vermiyorlar.

İçinizdeki korkunun göstergesi sizi  yukarıdan aşağılara bırakırken siz sesinizi dahi çıkaramıyorsunuz.

Saatler kıpırdadıkça mevsimler sökülüyor yüreğinizden...

Aklınızdan hep yalnızlığınız geçiyor.

 
 

Üzeyir Lokman ÇAYCI

Mantes la Ville,  22.09.2002


=> Présentation de l'auteur

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 18:24


La poésie Body Bags, une poésie sans calmants publiée sur internet, sous le nom de “l’écriture sans calmants” depuis l’année 2004. Chaque Body Bag est un poème. Chaque poème est contenu dans un Body Bag.
Les Body Bags sont l’épithélium épilé de l’écriture sans calmants, mon crassier, ma douleur, ma grosseur, ma grossesse, les saignements importants de l’homme écorcé, écorné, de l’homme en morceaux, de l’homme écrêté, égoutté, du monde presse-purée.
Le Body Bag est un mal à bars, un fil de faire barbelé, il contient le pissat de la plaie.
La poésie n’est pas faite pour s’en sortir.
On ne sort jamais d’un Body Bag.
Le Body Bag est la salle de teint du cœur du poète bouché, l’amour mal emblavé, l’amour de marque à courte durée de vie, une poésie sans racontar, sans raccourci, sans raisonneur et loin du raisonnable.

Pascal Uccelli, le père de la poésie Body Bags





© Pascal Uccelli, 2004 – 2010  - Tous Droits Réservés - Toutes Reproductions Interdites
l’écriture sans calmants… Poésie Body Bags est une marque déposée
«l’écriture sans calmants…» et tous les Body Bags écrits par Pascal Uccelli sont déposés et protégés par «Copyright France»,  «IDDN» InterDeposit Digital Number
et «SGDL Cléo» Société des Gens de Lettres de France


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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 17:17
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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 18:36
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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 18:43


691.jpg


J'ai des axes, des directions,

des surfaces de contact, de bonnes raisons,

j'ai un volume, une consistance.

J'évolue dans le temps.
 

Je vis dans un cube blanc.

Sur ses parois verticales

se trouvent des taches rectangulaires

et colorées,

c'est plus gai.

Au sol un quadrillage froid

me donne un repère.
 

Je mange dans de petits disques durs.
 

Je dépense de l'énergie

pour me déplacer entre deux cubes

j'ai deux triangles en fer

et deux roues.

Je trace des lignes fines

d'un point à un autre

à un autre à un autre

à un autre

à un autre.

J'ai des problèmes de circulation.
 

Périodiquement l'obscurité

envahit tout
 

alors
 

je m'allonge sur un pavé bleu, mou,

un rectangle de tissu blanc me recouvre,

ma tête ronde se pose

sur un carré vert ou pourpre.
 

Quand mes fonctions vitales

auront cessé,

je ne veux pas qu'on enferme mon corps

dans une caisse

et qu'on l'enfouisse dans l'épaisseur du globe.
 

J'aimerais qu'il brûle

et qu'un souffle d'air

chargé du parfum des jasmins

le disperse dans le soir

et le mêle aux embruns de la mer.

 

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 18:35


inter6

(Clic sur le texte pour agrandir)

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Rechercher Sur Le Site

l'ARPeGe !

 


Vous voilà sur le site d'expression poétique de l'.Association..RAtUReS.
créée à Grenoble en 2005 par


Nous cherchons toujours des talents à publier sur le site
N'hésitez surtout pas à nous contacter !

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Contrat Creative Commons

RAtUReS éDiTiONS !

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vincent delhomme a celle que je ne connais pas couv copie
* à CELLE QUE JE NE CONNAiS PAS (RECONSTRUCTiON) // Vincent DELHOMME
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* UN DESTiN GRêLE // Vincent DELHOMME
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* PROMENADE SOUS LES ARCANES // Yiannis LHERMET
.
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* RECUEiL COLLECTiF // RAtUReS
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