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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 19:19

OR.jpg



Je découvre ce soir que j’ai le rire APHONE
-----------Et que
Son murmure s’écarte d’un revers de lèvres

Je ris donc du 
silence
-----Et ne peux plus vraiment
----------Être dans le PARTAGE

----Car ce rire sans bruit
M’apparaît égoïste
----Provocateur et TRISTE
Nu comme un naufrage

Pourtant ma bouche s’ouvre
-----Ma corde encore pousse
Et mon envie de vivre
-----De résonner en cage
----------Vient heurter mon PALAIS
S’empaler sur mes dents

- Et 
VLAM ! - Et toujours rien !

Je tente un gargarisme
----Je mange une autre hyène
--------Je vampirise un clown
------------Je bois du Monsieur Propre
Car on m’a dit que rire est le propre de l’HOMME -

-----Mais Mon Dieu rien ne sort !
Mon rire c’est sûr s’est
-------------------INTÉRIORISÉ !

Alors je pleure et supplie :

« Terroriste usité à l’éclat des papilles
----Grand Déployeur de gorges
----------Tendre spasme irrévérencieux
------Ennemi de l’ennui et des côtes cassées
Abdominale envie d’exploser sous les 
CIEUX !

« 
Les eaux taries de ton torrent ne jonglent plus entre mes pierres !
----------Ô REJAILLIS ! Car ton absence me dévore ! »

---------C’est alors que j’entends soudain 
-L’énorme Rire Originel -

-----AH AH ! - Celui qui a donné son âme au monde -

Et par bonheur il est
---------------COMMUNICATIF !


 
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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 18:56


n680238778_392722_4097.jpg

Nous disons tous l’oubli avec des souvenirs et des souvenirs avec l’oubli. Il y va de la nature même de notre mémoire.

 ***

Il est des moments où la réalité faiblit un peu pour laisser plus de place à la vérité. Et si la poésie n’est pas l’agent de ce rééquilibrage, c’est qu’elle est inutile.

 ***

Puisqu’on accepte de Dieu la vie, il faut aussi accepter de Lui la mort.

 ***

Est-ce qu’un peintre réussira jamais à représenter le ciel indocile d’entre nos mains?

 ***

1)Non, mille fois non, la réalité n’est pas un non-lieu de la vérité, mais son autre signe de ce côté ci des éphémères apparitions.

2)Non, mille fois non, la réalité n’est pas un non-lieu de la vérité, mais son éphémère apparition.

3)Non, mille fois non, la réalité n’est pas un non-lieu de la vérité, mais son autre langage de ce côté ci des éphémères apparitions

4)Non, mille fois non, la réalité n’est pas un non-lieu de la vérité, mais son épaisseur lacunaire.

5)Non, mille fois non, la réalité n’est pas un non-lieu de la vérité, mais la vérité elle-même inaccomplie dans la vérité accomplie.

 ***

Il est des peintres qui représentent des actes humains d’amour comme une scène sexuelle avec la mort elle-même.

 ***

Le premier tort du mot, et le dernier, est qu’il est difficile d’usage pour cause d’infini.

 ***

Si la pierre ne sent pas son immobilité, eh bien le poète est là pour y remédier. En moins en imagination.

 ***

Au dehors, l’orage bat son plein avec toute la haine requise.

*** 

L’écriture des aphorismes est d’autant plus redoutable qu’on y commet beaucoup de “bourdes”, mais il faut parallèlement avouer qu’il est infiniment moins grave de faillir dans un texte de quatre ou cinq mots que dans un roman de centaines de pages.

 ***

C’est au bord du ruisseau que les fées font leur travail de merveille. Comme de juste.

 ***

Pour le poète, l’aube, ce n’est pas uniquement la renaissance du monde, mais un réveil cosmique pur et simple.

 ***
 
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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 11:57
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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 21:00
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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 21:53



Faire-la-poussiere_Raph-Ver.jpg

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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 20:41



inter1a

inter1b

(Clic sur le texte pour agrandir)

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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 21:40

plombier-du-temps.JPG



L’ÉPONGE !

 

L’infirmité s’offre à sécher

Spore-addict !

Mensonge véhément

L’immense événement songe

Une naissance

 

Faute d’aisance le voilà qui chie

Et Ponge qui se tourne dans sa chose

 

Les mots s’intensifient d’absence programmée -

Poreux j’affirme la suprématie

Des miroirs d’ondes incolores

 

Tout s’amplifie s’étoffe et gonfle

À poitrail pris d’annonce et enfle

Des bronchioles à broyer sous sa main - l’éponge

Parfois ‘faut qu’el’ se vide

Lui redonner pour se remplir

Pour finalement n’être qu’un

Va-et-vient prisonnier de l’eau

 

Je ne demande à personne de comprendre -


L’éponge se fond bouillante au

Souvenir rouge du corail

Et disparaît pour s’affirmer

Universelle – Que dalle !

Mutisme à force de courant

Hurlement vide – courage

L’éponge a des pieds de saumon

Pour remonter à nos surfaces

Resaluer pour replonger

Amphibie ambiguë avide

Déesse desséchée cherchant

De porte à porte

Un porte-voix

Où s’affirmer

 

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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 10:38

Dubuffet_Le_Rature.jpg



Dans son habit de lin, rougi par le feu de la cheminée, passe le Père de Noël pour déposer dans les chaussons de laine, les souliers bien cirés, des joujoux uniformes pour les enfants sages... et les crétins.

Elle reçoit des chocolats, lui, des bouteilles.

Ils ouvrent leurs paquets, sans surprise, sous l’oeil songeur des chérubins.

Pourtant, Noël est bien triste dans une maison sans marmots, avant c’est à peine s’ils le fêtaient !

Les enfants ne savent pas dissimuler leur émotion, leurs sentiments, c’est la vie qui leur apprendra à cacher, pour ne pas souffrir, ce qu’ils ressentent.

   Noël, Noël, fête chrétienne, naissance du petit Jésus, Noël !

 

   Un Kir royal et une coupe de champagne.

 

   - Alors ça marche les affaires ?

   - Pas mal, et toi, qu’est-ce que tu deviens ?

 

   Du saumon de Norvège, un morceau de foie gras.

 

   - Mamie sait se servir de l’Internet...

   - A la SNCF c’est des voleurs...

 

    Sole à l’armoricaine avec son riz sauvage.

 

   - Je ne suis pas d’accord, dans l’administration, y a pas que des bandits.

   - Tu aurais dû les vendre avant, tes actions de Cap Gemini.

 

   Dinde aux marrons farcie, enrobée de purée.

 

   - Non, non et non, vous ne comprenez rien !

   - Attends !

   - De toute façon on s’en fout…

   - Mais, il n’est pas là le problème…

   - T’avais qu’à l’acheter, toi, cet ordinateur ! »

 

   Brie, fromages de chèvre et tome des alpages. 

 

   -Ecoutez ça, moi j’en ai une ! Quel est le point commun entre un pédé et un homme qui saute à l’élastique ?

   - Je ne sais pas...

   - Heu...

   - Si l’élastique lâche, ils sont tous les deux dans la merde.

   - Ah ah ah ah ah !

   - C’est raciste !

 

   Bûche au chocolat noir et salade exotique.

 

   - Putain, j’ai trop bouffé !

   - Ah... moi aussi.

   - Bravo Mamie, c’était très copieux.

   - Délicieux, mais...

   - Les enfants, les enfants venez manger la bûche, c’est mamie qui l’a faite.

   - J’en ai une, écoutez.

C’est le papa Noël qui va en Somalie, il demande aux parents : pourquoi sont-ils si maigres vos enfants ? Ils répondent, car ils ne mangent pas. Ils ne mangent pas, alors pas de cadeaux !

- Ah ah ah ah, elle est bonne

- C’est d’un mauvais goût !

 

   Après le dessert, ils gavent leur foie de champagne bon marché, et de chocolats Réveillon,

en se disant qu’il va falloir remettre ça la semaine suivante.

   Le grand-père qui se gave plus que tout autre, s’épanche un court instant sur sa jeunesse. Il raconte à ses petits-enfants que lui de son temps il n’avait à Noël qu’une orange, un morceau de sucre et un carreau de chocolat. Il leur dit qu’aujourd’hui c’est une époque heureuse, qu’il n’y a plus la guerre, qu’ils ne savent ce que c’est que la guerre, et qu’ils devraient vénérer leurs parents qui leur offrent de si beaux cadeaux, au lieu de les faire enrager.

   Mais, que peuvent-ils y faire les enfants ?

Après tout, ce n’est pas de leur faute à eux si le grand-père n’avait pas beaucoup de cadeaux. Ils se disent que s’il avait été, comme eux, en ce soir de Noël un enfant, il n’aurait pas refusé les cadeaux. Et pourquoi, faudrait-il, d’ailleurs, remercier les parents, alors que c’est papa Noël qui paye la voiture télécommandée, la console, le soldat et ce pull tricoté qui n’était pas sur leur liste ?

 

   Demain, dimanche, certains iront à l’église célébrer la naissance d’un certain Jésus, mort sur la croix il y a deux mille ans pour nous sauver.

   Des clochards qui n’ont pas mangé de bûche, à la sortie de la messe feront la manche.

   Une famille se tuera sur la route nationale reliant Valence à Lyon.

Des enfants joueront avec leur nouveau circuit électrique.

   Des racailles, comme ils disent, commettront un vol à main armé.

Des enfants joueront aux gendarmes et aux voleurs.

L’année prochaine, quelques enfants auront grandi, et, ils ne croiront plus au père Noël.

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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 21:19

adageTV.jpg
[D'après Charles Baudelaire]




Les enfants des autres m’apparaissent beaux
D’autant qu’ils sont
Silencieux - mais
Le bonheur est bruyant - Le bonheur est bruyant

       Et la tragédie hurle !

Le quart vanné d’une population en marche
Brûle à tours à
Portée de bras le
     Petit bois sec de ses espoirs

Je me défoule sur mes propres nerfs
J’émascule en vain la rage
J’arrache au temps sa continuité
Pour me perdre dans un présent sans yeux

C’est blanc -
Ça crie ailleurs - hors champ -
          Excusez-moi

Les entailles d’un rat semant sa rage abreuvent mes sillons de républicain frustré –
Les entrailles d’un Ah ! vaillamment gueulé
Remontent à mon nez - moutarde -

Sponsorisé par les produits tripiers
Le tempo pulse et le temps passe et pue - tant pis
Je cours à sens multiples et qui se ramifient

Mais je perds pied - j’ai peur du pire -
J’hurle de rire à des surfaces vides
J’abandonne la clarté à
Tout un chacal doré
À point nommé ainsi

Par

     L’Arachnide

              Ou l’Encéphale Dieu


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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 18:25

TURQUIE 2009 (2) 301

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

    - Tiens, la pétasse du troisième qui sort son clebs… elle a l’air fatiguée ! A elle, pas de bonjour…Aux collégiens non plus ! Ils m’agacent… avec eux faudrait pas que je laisse mon sac, ils seraient capables de me l’embarquer…C’est onze heures, c’est bizarre que la mémé ne soit pas allée aux commissions, j’attends mon café, moi…Allez, ça défile… ils ont tous l’air pressés…Et puis ces cons ils se ressemblent tous….Faut que je pense à changer de quartier moi…Enfin y’a la petite ici,  comment je pourrais lui faire ça ? 

   Comment c’est arrivé ? Cela n’a plus tellement d’importance. Aujourd’hui, Christian a son monde à lui. Et puis, il ne se fait plus trop d’illusions, on s’habitue à tout.

   -Ah ! Ca y est ! Elle arrive, enfin…Merci, Madame Dumas pour le café. Vous allez bien ? Ca va me revigorer un peu, c’est bien meilleur que celui du bistrot d’en face parce que vous seule savez comme je les aime, accompagnés d’une petite pièce…

   Christian pose son café par terre, fouille dans son sac et sort sa grille de mots croisés. Tout en noircissant les cases, il regarde les passants. Il aime en même temps scruter leurs visages, leurs visages où il lit comme dans un livre ouvert :

   - Un clodo qui fait des mots croisés…On aura tout vu.

   Il referme le magazine, c’est l’heure de la petite… il la cherche des yeux, il l’aperçoit toujours de loin.

   - Tiens, elle a pas l’air d’humeur aujourd’hui…

   L’adolescente s’avance vers Christian et lui lance :

   - Alors, toujours le cul par terre !

   Il répond :

   - Et toi, tu fais toujours la gueule ! c’est quoi cette fois-ci, princesse ?

   - Mon père…J’ai eu une sale note en maths, il veut que je prenne des cours le samedi. En plus il m’a chopée en train de fumer un joint…

   - T’aurais pas un bout pour ton Cricri ?

   - Tu fais chier, j’suis à sec. T’as qu’à taxer tes confrères en face.

   - Eux… tu déconnes ! ce sont des parasites, ils tournent qu’à la bière. Ils sont saouls à midi, ils dorment jusqu’à quatre heures et puis ils remettent ça, très peu pour moi…

   - Oh mais t’es de la haute maintenant ! Tu fais le difficile.

   - Eh ! petite pisseuse tu m’as apporté les bouquins…

   - Ouais, je les ai dans mon sac, je comprends pas que tu lises ces conneries, Cricri… ça te sert à quoi ?

   - Et toi, pourquoi tu les lis ?

   - Très drôle ! moi, j’suis obligée…

   - Ben alors, dis-toi que moi aussi.

   L’adolescente sort des livres de son sac.

   - Tiens, y’a un truc de Saint-Exupéry, un machin de je sais plus qui, tiens voilà Prévert et en peinture, j’ai les lettres de Van Gogh.

   - Merci fillette…Tu me dépannerais pas d’un peu de tabac ?

   - Tiens, sers-toi…bon faut que j’y aille, j’ai un cours de français avec cette prof merdique.

   Une fois l’adolescente partie, Christian feuillette ses livres…Le temps passe…Il s’oublie un peu, il n’a pas envie de penser…de penser à la nuit, à ce soir…Peu à peu, la pénombre envahit la ville. Il prend son barda, se lève, jure : putain de mistral.

   Il rôde à travers les rues, cherchant un endroit éclairé pour lire, ni trop peuplé ni trop désert. Des pensées le traversent :

   - La nuit, voilà l’ennemie…la petite elle ne sait pas…elle me voit sourire…mais la nuit !

   Au moins l’hiver, les centres sont ouverts, mais l’été ! Et avec tous ces saoulards qui débarquent dans le sud en bande…la nuit…si au moins j’avais un chien ou un pote, on se relaierait pour dormir…Cette putain de nuit ! Et encore s’il n’y avait que les flics, ceux là on ne sait pas s’il faut les craindre ou les aimer…Pas de lune en plus…Je vais me poser vers la boîte de nuit, y’a du passage jusqu’à cinq heures ; comme ça au moins, si je me fais taillader on m’entendra gueuler…

 

    Heureusement qu’elle m’a filé les bouquins, la petite…


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