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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 12:35


Je crois finalement que le cri de foi le plus fondamental reste tout de même le silence.

 ***

Que voulez-vous, les hommes médiocres préfèrent la raison à la vérité!

Que voulez-vous, les hommes à peine moins médiocres que les précédents, préfèrent la beauté à la vérité.

 ***

Est-il un seul homme qui ne respire sans la caution directe de Dieu?

 ***

Le néant n’est qu’un simple petit raté du temps, par la volonté de Dieu.

 ***

L’on ne pourra parler de poésie que le jour où l’on aura épuisé toutes les possibilités du réel.

 ***

Un arbre bruit désespérément: c’est l’affaire linguistique du vent du matin.

 ***

Le ruisseau est certes infiniment miraculeux, et je le sens nettement. Mais en dépit de l’attachement que je lui montre à tous les moments de ma vie, il ne me révélera jamais la fête des nymphes qui se déroule tout le temps à une de ses rives.

 ***

Pour l’instant, la pierre est sous l’effet d’un puissant soporifique (métaphysique(?).

 ***

Combien d’entre nous ne se gênent pas pour survivre lorsque l’un de nos plus chers proches meurt?

 ***

La dernière respiration est préparée en nous de longue date.

 ***

Si l’homme pouvait savoir à l’avance d’une minute uniquement tout ce qui lui surviendra, sa vie deviendrait un enfer. Dieu a fait les choses et il les a bien faites.

 ***

Je jure devant Dieu que le bénéfice sublimissime que je retire à l’écoute d’une chanson d’Oum Koultoum est infiniment plus grand que celui qu’éprouve un milliardaire en dollars qui se délecte d’être aussi riche.

Je jure devant Dieu que le bénéfice sublimissime que je retire à l’écoute d’une chanson d’Oum Koultoum est infiniment plus grand que celui qu’éprouve un roi en se félicitant d’être roi.

Je jure devant Dieu que le bénéfice sublimissime que je retire à l’écoute d’une chanson d’amour d’Oum Koultoum est infiniment plus grand que celui qu’éprouve le plus grand amoureux de l’histoire de l’humanité.

 ***

Parfois, il faut être puissant, pour ne pas utiliser sa force.

 

À suivre...


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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 11:49


1er CHAPiTRE D'UN ROMAN à VENiR...






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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 12:19

HK


En noir
aux marges
violette
les cris
de la ville
en blanc
la foule
les feuillets
l'affiche
pyramides
attrapant
le vent
le ciel
les échafaudages
en bambou.

très haut très haut les échafaudages

Inquiète
nerveuse
surpeuplée
juste derrière
l'étal de la
marchande
où sont posées
bien rangées
des piles
enveloppes
jaunes
à fermeture
de corde.


ça m'impressionne la fermeture à corde des enveloppes posées à même le sol

La ville n'attend pas
elle s'impose
like a Queen
colliers de pluie
vent et tempête
fantômes
nous naviguons
seuls
rose rouge et
bicyclette bleu-canard
dans les regards.

Les fermetures à corde - je ne vois pas ce que ça - me rappelle

Fleurs du silence
dans les bambous
le bruissement pourpre
des singes
sur ciel si clair
l'histoire du requin
et des garçons-coiffeurs
racontée par jeanine.

Repas
rapide
nouilles
craquantes
et pattes
de poulet
au soja
un petit enfant
mange une soupe
ses yeux au niveau
de la table,
une petite surprise
pour la reine.

La pile d'enveloppes jaunes à fermeture à corde -chez mon grand-père- peut-être?


(Michèle Arroyo, Carnet des heures longues, Hong-Kong, 1996)

http://if6was9.hautetfort.com


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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 13:28





Le corps de Juliette était devenu la ville de Roméo. Il promenait son regard sur le paysage, balayait des yeux le lac de sa chevelure, se baladait sur la grande avenue de sa nuque, prenait le temps de déjeuner sur la terrasse de son torse, s’abritait à l’ombre dans son nombril pour y faire une petite sieste, passait la porte du plaisir et en goûtait le fruit velouté, puis il admirait la fontaine.

Ensuite, il prenait un virage à gauche, sillonnait de sa main la courbure de son bassin, visitait lentement, descendait et arrivait à une impasse, infranchissable avec une muraille autour, alors il la survolait et remontait.

Après, il allait poster une lettre de mots doux à l’angle de son oreille, parcourait le tour de son visage en sautillant au-dessus de ses grains de beauté, se désaltérait à la source de ses lèvres pendant que ses doigts lisses coulaient le long du boulevard de ses hanches. Il rebroussait chemin, gravissait la colline de ses omoplates, prenait un grand tournant, grimpait la montagne de ses seins avec sa bouche, arrivait au pic de son téton, en faisait le tour avec sa langue, y reposait sa tête quelques instants, s’y installait enfin de compte, et y dressait son temple.

 

La journée passait très vite dans cette ville.




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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 21:40




(Clic sur le texte pour agrandir)

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 21:26



éCRiRE ? C'EST PRENDRE SON PiED AVEC SA MAiN !!


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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 11:33


 » Hoax poem factory « 

 

Belle Lurette trop silencieuse

Belle Lurette brusque et véhémente

Belle Lurette si ténébreuse

Belle Lurette fièvre transparente

 

 

 

 

Belle Lurette que les  bras m’en tombent

Belle lurette qu’Amour les fesses nues et  jaunes  verse dans l’hécatombe

Belle Lurette pathétique –  trinque  sans regret – à  nos héautontimorouménos !

Belle lurette que ma glace sans tain  se fissure sous l’œil de Chronos

Belle Lurette qu’il n’y a plus de merveilleux nuages à horizon

Belle Lurette de ciel améthyste champ de coton - soirs de poison

Belle lurette de lune poilue,  frousse,  que j’ai peur  bleue à déterrer

 

Fugitive,  soir après soir

 

Belle Lurette triste sort à claire-voie

Belle Lurette presque  en sang dans mon chant carnavalesque

Belle lurette le long des ruisseaux des épouvantails à souvenirs ont  ricoché

Belle lurette des cailloux de Poucet gigantesques

 

Promesses de mouflette en miettes éparpillées

 

Belle lurette mes mille et autres  pointes de contre-pieds pour  m’évader

 

                                 de ce , semblant de petite-maison…^ O  ma pauvre tête !

 

                Belle lurette de piñatas , bang-bang-bang fracas grisant ma pauvre tête,

      à fracasser…

.

:

:

 ;

 

Belle lurette fiel de vieille Hou-Hou qu’a pas crevé

Belle lurette ma pierre de fou pas arrachée

Belle lurette mon affiche noir  charbon, le loup blanc qu’tout l’monde connait

Belle Lurette chat collé au mur mitoyen d’un cabaret

Belle lurette cartes à poèmes couleur ciel chrysanthème

Belle Lurette bouche en cœur de mérou  sempiterthème

Belle Lurette nef opaque peinturlurée

Belle Lurette embarquement enfer de Parques en Parques

Belle Lurette alcools  célestes en  mer et s’y noyer

Belle Lurette au pied d’un minaret, les yeux  brillants au Ciel à quelques étoiles près,  je compte le temps qui m’est compté

Et minauder

 

                                 sur ce, semblant de terre ferme…

 

                Belle lurette de khôl à raturer, sobre trait de Parque sur mon visage en pièces délabrées,

 

Encore que mes yeux roulent , confus de ne savoir où s’arrêter…

 


 


 

Dorothea Lange, The Migrant Mother, 1936


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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 19:28




(ou encore...)


                      L'ART
          c'est      avant      tout
               accepter       de
          se    faire       pénétrer
              par       l'étrange
          émotion  d'un     autre

          L'on  comprend  mieux
                dès   lors   les
            réticences          de
          certains          rustres !



(Et puis gratuitement, pour la réputation, oui, la réputation !)





(Et, avec quelques jours d'avance, je vous souhaite à tous un excellent armistice !)


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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 13:03





Il était écrit dans la cire. Nous

Prendrons un café. Ensemble

Là-bas, au bout du monde. Addis abeba.

Budapest. Là-bas. Sur le coin de ton bureau

Je t’y écrirai des morceaux de poésie.

Des misères de travers.

Des diagonales. Des lignes dont on perd le fil

En pensant : tiens, c’est ici.

Juste ici. Sous ta paupière.

 

Je croyais passer le temps. T’oublier

T’oblitérer sur un courrier. Longue distance.

Traverser la mer en vitesse de croisière.

Une putain de timbre-poste. Mais le temps

Ici comme là-bas. C’est pareil. C’est

Une conquête de l’espace restreint.

Ces lieux sans tentures. Sans parfum.

Où tout s’écrit sans jamais se dire.

 

J’avalais la poussière. Sous le lit. Sur

Son corps, la vapeur de nos transpirations.

J’escomptais aux souffles de biais

Aux rires chaotiques. Des fins de soirée

A manger les vecteurs de l’oubli

A chanter aux vies de parler en silence

Mais c'est d'une autre dont je te parle.

Nos itinéraires divergeaient. Toi, l’alcool

Muet. Moi, la poésie du langage ordurier.

Alors que nous marchions de quinconce

 

Je pensais ne jamais côtoyer la mort

Cible mouvante. Jamais atteinte

Toujours debout. Le commencement des larmes

Avortées. Du jazz, permission de s'évader

J’encensais fort mes potentiels invisibles.

Te sachant souffrante mais jamais. Abdiquant

Je savais me mentir. Et aux mondes alentours.

Tiens : c’est ici. Et nulle part ailleurs

Ni le ciel. Ni les convulsions de l’étoile. Du Nord

Du grand Nord. Celui des perditions

Et des volcans effacés des cartes.

 

Je trace une errance. Solitaire aux doigts longs

Parlant de la reine aux douleurs immenses

Tous ces poèmes. Ces rejetons miniatures

Pour ne rien dire. Ne rien sauver. De ce qui

Ne peut l’être. Je ne participe seulement

Qu’aux révélations douteuses. Du passé

De nos vies perpendiculaires. Droites gauchies

Qui finiront. Un jour, une aurore. Par se croiser

De nouveau, ici ou là-bas. Dans l’exotisme

Falsifié. Dans l’usurpation du grand Nord

 

03/09/09


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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 14:57


UN P'TiT DéLiRE MUSiCAL DU COLLECTiF !!!

PUiSQU'ON VOUS DiT QUE LA POéSIE A LE VENT EN CROUPE !





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l'ARPeGe !

 


Vous voilà sur le site d'expression poétique de l'.Association..RAtUReS.
créée à Grenoble en 2005 par


Nous cherchons toujours des talents à publier sur le site
N'hésitez surtout pas à nous contacter !

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RAtUReS éDiTiONS !

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vincent delhomme a celle que je ne connais pas couv copie
* à CELLE QUE JE NE CONNAiS PAS (RECONSTRUCTiON) // Vincent DELHOMME
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* UN DESTiN GRêLE // Vincent DELHOMME
.
images couv perso 7122
* PROMENADE SOUS LES ARCANES // Yiannis LHERMET
.
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* RECUEiL COLLECTiF // RAtUReS
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