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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 14:21
 
 Le mot n’est pas un apprenti-vérité, mais la vérité elle-même.

 ***

Beaucoup d’hommes portent le sommeil des rêves qu’ils n’ont pas vécus.

Beaucoup d’hommes portent le rêve des sommeils qu’ils n’ont pas vécus.

 ***

L’horizon est à perte de moi...

Je mets la main au ciel.

Puis je me place

au dessus du haut de moi.

 ***

Le mot est la seule véritable résultante de l’explosion d’un astre.

 ***

Un conte vieux de tous les mondes, de tous les âges, de tous les croisements avec les ombres.

 ***

La splendeur de la poésie est dans l’inconnaissance de la poésie.

 ***

J’aime les villes fixées par des dunes. Par intention inconsciente.

 ***

Les sortilèges non occultes sont les meilleurs.

 ***

Les pires bureaucrates des mots ce sont les poètes.

 ***

Les artistes vivent en s’opposant au temps.

 ***

Et si le parler des pierres était un chant entendu des fées de remplacement!

 ***

Les poètes de nos jours, qui aiment Rimbaud, sont devenus des hommes aux semelles de néant.

 ***

Entre la vie et la mort, il n’y a pas de point, si ce n’est que pour certains, c’est le cas, tandis que pour les autres, c’est une virgule, et pour une autre catégorie de gens, c’est un point-virgule.

 ***

Par les mains, le ciel est déjà greffé en nous, mais qui s’en soucie?

 ***

Quel silence de la pierre auto- proclamé à la face de l’esprit ensorcelle les fées fascinées par l’ordinaire du monde?

 ***

Suffit-il que le jour soit éclatant pour qu’il doute de la nuit et de son obscurité?

Une énigme rescapée de la vérité

ou de vérité.

 ***

Je jure que le mot permet un va et vient conséquent entre la réalité et la vérité, entre la réalité et la vérité. D’autant que Dieu ne s’est adressé à l’homme que par la parole.

 ***

Dieu, ce trans-mot.

 ***

J’apparais sur mon corps.

Et je transparais dans l’idée.

 ***

Je suis incorporé au temps, comme si j’en étais le prisonnier, mais je m’en libère sans cesse ou par la pensée ou par l’esprit ou par l’idée.

 ***

Je suis l’au-delà du temps car je porte Dieu.

 ***

L’homme est la partie la plus importante du temps.

Le temps est la partie la plus importante de l’homme.

 ***

Puis-je me poser cette question idiote?

Lorsqu’on dit l’heure, ne commet pas un contre- sens, dans la mesure où il n’existe pas douze ou treize heures, mais une seule et même heure qui ne fait que se répéter?

 ***

Nous sommes quasiment tout le temps dans la para- existentiel, par la mémoire, l’émotion, la foi et même la pensée, tout simplement.

 ***

Je devise avec le mystère insondable de ma respiration qui a un air de famille avec le premier mouvement de l’eau dans l’univers.

 ***

Au fur et à mesure que l’homme vit, il construit un château de temps encore plus friable qu’un château de sable.

 ***

Ce n’est pas parce que l’homme meurt, qu’il incarne catastrophiquement le temps.                        

 ***

L’homme croise le temps en emportant avec lui une brassée ou un grand courant d’air, d’un air particulier qu’on n’a pas encore identifié.

 ***

L’homme est le temps sans espoir d’éclair.

L’homme est le temps sans espoir de retour.

L’homme est le temps sans espoir de retour d’éclair.

 

À suivre...

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 16:35




RETROUVAILLES

La rencontre se poursuit dans ma tête

(C’est-à-dire que je la contemple au travers d’une
présence hors du temps synthétisant mon corps)


Mon regard s’est planté dans cet œil de rétroviseur étrange
Qui semble encore me scruter
Me sourire dans le mouvement d’un jour
S’étant imposé comme un retour de vie nouvelle

Je traverse la réalité en ne voulant qu’offrir et recevoir
        Simultanément
                 Attentif et volontaire

L’expansion simple
La présence épanouie et dense
S’est entourée d’un décor de retrouvailles

L’accumulation tendre
La spirale perceptible et douce des forces en présence
Rendent chaque instant soluble en un même élan

Une même énergie centrifuge me ramène à cette
matérialité dans laquelle mon être se fond

         (Ainsi se fond ma petite marionnette
         Jouet privilégié du soleil
         Tressautant au bout du fil de l’espoir)


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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 20:30




        La vie vacille,
        Sous sa faucille,
        On se suicide
        En un instant.


    Ce fut si simple,
    Ils trimbalaient
    Depuis l’adolescence
    Dans leurs cartables
    Des miettes de sable,
    Dans leurs valises en carton,
    L’indifférence volubile
    Des malhabiles remontrances,
    Des quotidiennes dépendances.

    Loin du cocon,
    On perd leur trace,
    A l’aveuglette,
    Leur vie vadrouille
    De trouille en trouille,
    Plus les destinées se découvrent
    Plus leur coeur se couvre de rides
    Et moins ils voient tomber les gouttes,
    Ils se consolent de mots rares.

    Un soir, dans le lit du silence
    S’élancent et s’enlacent,
    Ceux là qui ont vécu selon
    Les violences de l’extase.

        La vie vacille,
        Sous sa faucille
        On se suicide
        En un instant.


    Ce fut si simple,
    Ils trimbalaient
    Des miettes de sable
    Dans leurs valises en carton...

    Et, ceux qui restent, impuissants,
    S’arrachent les cheveux,
    S’enterrent dans des trous,
    Bâtissent des statues.

    La vie s’arrête
    Pour eux aussi.
    Désormais, ils vivront
    Comme les bêtes,
    Un oeil ouvert
    Sur le passé
    L’autre fermé
    Sur l’avenir.

                        La
                  vie
       vacille...


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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 15:35













Bonjour à tous !


Voilà enfin le Recueil Collectif RAtUReS "new look" !!


Vous trouverez ICI un APERçU du dit recueil sur le site du Collectif RAtUReS...

Si vous souhaitez vous le procurer, vous pouvez l'acheter en ligne (12€) par l'intermédiaire de notre compte Paypal, ou bien tout simplement nous contacter par email :
contact@ratures.org

Si vous habitez Grenoble, vous pourrez également le trouver dans certaines librairies comme : Le Square, Bonnes Nouvelles...
Et prochainement à la Fnac, Decitre...



N°ISBN : 978-2-7466-0538-1
Le meilleur du collectif RAtUReS ! - Recueil (Noir & Blanc) de 74p. en vente à 12€


Amitiés,

Le CRPG (collectif RAtUReS // poésie // Grenoble)

Yiannis Lhermet (Y.L.)
Elisabeth Hamidane (E.H.)
Vincent Delhomme (V.D.)
François Bernard (F.B.)

P.S. Merci de transmettre l'info aux personnes pouvant être intéressées !

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 16:29

La mort de ma mère intervient de manière si imperceptible qu’on ne sait même pas quand exactement le papillon de la mort s’est posée sur elle.  A contrario, catastrophiste comme elle le fut sa vie durant, elle aurait été en pareil moment, en moins en proie à des convulsions en règle.                                                 

En somme, elle n’avait presque pas besoin de mourir pour mourir. Nous étions tous présents à son chevet, mais nous ne l’avons pas vu mourir. C’est comme si, absurdement, elle n’était jamais morte.

   ***

Mama était si rare dans son genre précieux, qu’on n’a pas eu besoin de verser sur elle de l’eau d’or.

Pardon pour cet aphorisme précieux, au sens péjoratif du terme!

  ***

A la mort de cette autre femme, le papillon de la mort est arrivé sans surprise: il sent le muguet.

  ***

Qu’on vive en roi ou en simple valet, on n’envisage pas en esthètes, et encore moins en artistes, sa propre mort, comme un peintre du dimanche, qui ajoute chaque jour une touche ou un trait isolé, à son portrait d’homme mort debout.

Au revoir Jean Cocteau!

  ***

Oui, il existe certes de nombreux hommes qui vivent sous influence, mais il n’en demeure pas moins que nous vivons tous sous influence, celle de la mort seule!

  ***

Il existe des philosophies et non une philosophie unique. Cependant, quelles que soient les idéologies qui les sous-tendent, il est un tronc commun à toutes. C’est leur réflexion sur une certaine mauvaise utilisation de la vie que tous les hommes commettent à un moment ou à un autre de leur existence.

  ***

Certains hommes préfèrent se lancer à l’assaut des autres plutôt que de leurs proches les plus immédiats.

  ***

Nous vivons, nombreux, un passé qui exaspère, un maintenant neutralisant et un lendemain timide.

  ***

Mon Dieu, combien je préfère davantage être l’exégète, même maladroit, des pierres blanches au fond du ruisseau que celui du comportement des hommes en société!

  ***

Le cimetière, ce coin douillet du monde, où presque personne ne vient se vautrer des journées entières, pour retrouver paix et sérénité, et où les passions stériles, les vanités médiocres et les exigus intérêts matériels y sont plus enterrés que les hommes qui les ont vécus.


À suivre...

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 14:20



Elle se tient bien droite, elle sourit un peu,
Elle part, elle revient, elle sourit encore,
Elle souffre, silencieuse, l’air indifférent,
Ses ongles toujours grattent, arrachant sa peau,
Elle tombe, se relève, elle sourit encore,
Elle souffre, travaille, rie, et souffre à nouveau,
Elle stresse, et ses ongles grattent encore sa peau,
Elle veut montrer que ça lui est égal,
(Bien que jamais rien ne lui soit égal)
Elle crie, elle casse, y comprit ceux qu’elle aime,
Elle casse, et travaille, s’isole, pense, écrit,
Elle veut vivre, et aimer, s’oublier un peu,
Se dire que tout ça n’a pas d’importance,
Elle veut vivre, se dire que tout n’est qu’un jeu,
Ses ongles arrachant la peau de ses doigts,
Elle veut vivre, aimer vivre, et travailler,
Et elle envisage, pour elle-même, la mort,
Se calme, réfléchit, l’envisage encore,
Et, contre elle-même, continûment, elle lutte,
Contre son stress, ses points de vue, ses ongles,
Sans arrêt ses doigts qui déchirent ses doigts,
Et contre elle-même, ses obstacles, ses désirs,
Tout ce qu’elle aime, ce qu’elle ne veut pas,
Elle tombe, son corps tremble, ses yeux ne voient rien,
Et elle tremble, et elle tremble, elle s’oublie enfin,
Elle revient, se relève, blottit contre rien,
Elle sourit un peu, elle sourit un peu,
Elle travaille, ses ongles déchirant sa peau,
Mais elle veut, et très fort, elle voudrait tellement,
Elle tombe, toujours elle tombe, et se relève,
Et s’assoit, et travaille, répète, apprend,
Elle se dit qu’il faudrait vivre, et aimer,
Malgré la violence, la violence, elle veut,
La violence que toujours partout elle voit,
Et malgré la violence de ses propres doigts,
Elle veut vivre, aimer, aimer vivre encore.


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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 20:17



Enfin j’ai si chaud

Structure sarcophage mange forme sans action présente

Comme un squelette rouge absorbant ses pensées

En une forme haute de nuage – oui

Eau chaude

L’évaporation donne à boire aux idées


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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 19:52
(...)

(...)

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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 20:44


J’aime cette expression je ne sais pourquoi: deux fois l’éternité.

Peut-être pour l’appliquer à deux belles femmes, qui n’auraient aucune rivale dans toute l’histoire de l’humanité.

 ***

Lorsqu’on observe l’écho, il s’agit d’une rencontre boulimique, car elle prend une grande place dans le ciel.

 ***

Que vaudrait un cri surveillant, fût-il d’un grand empereur, devant une goutte d’eau cristalline?

 ***

Seuls les philosophes en situation de sagesse tumultueuse m’intéressent.

 ***

Dans l’ouvrage collectif: Le spleen du poète, autour de Fernando Pessoa, je peux lire ces vers d’Angélus Silesius:

“La rose est sans pourquoi; elle fleurit parce qu’elle fleurit,

N’a garde à sa beauté, ne cherche pas si on la voit”. p.59.

Il m’est arrivé dans le passé de composer quelques aphorismes analogues. Est-ce que la communication de pensée existe aussi entre un livre et un homme?

 ***

Beaucoup de poètes dont je suis publient des reculs de poèmes.

 ***

Très souvent, lorsqu’on a très faim et très soif, l’une des deux envies disparaît sous l’autre.

On n’est alors en présence ni d’une soif de faim ni d’une faim de soif.

 ***

Comment faut-il que j’explique que les hommes n’ont pas la main brève avec le ciel?

 ***

Oui, c’est cela, on meurt pour cause d’éternité. Je m’explique: nous perdons de vue l’éternité que nous finissons par rallier définitivement un jour.

 ***

Le ciel nous passe tout le temps entre les mains, mais nous n’y voyons que le feu.

C’est-à-dire rien/

Le feu qui est rien :

Il faut être poète pour le dire !

 ***

Je suis ravi lorsque science et poésie s’opposent, ou tout au moins, donnent des choses, des interprétations participant de deux ordres de représentations strictement distincts. Il existe une multitude d’exemples à cet égard, mais je me contenterais de n’en citer qu’un: le fait que le miroir nous renvoie une image inversée de nous-mêmes. Pour l’homme qui connaît la loi scientifique à la base d’un tel phénomène, il y a constat d’un fait qui s’explique; mais je ne peux m’empêcher, dans le cas présent, de me délecter de l’étonnement voire même du ravissement, poétique, de ceux qui ne connaissent pas une telle loi.

 ***

La raison, c’est le pourquoi des êtres et des choses, c’est la cause efficiente, et tant que la science restera à l’état d’imperfection qui est le sien-ce à quoi elle est congénitalement condamnée- elle n’établira pas la raison des phénomènes, mais leur déraison, en quelque sorte.

 ***

Il est des poètes qui travaillent avec des instants détournés du temps, et ceux qui travaillent avec des instants extraits du temps, et je n’aime pas forcément le premier type précité de poètes.

Et la mort, précisément est présente dans ces deux types de situations.


(A suivre...)

 

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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 13:54



(Clic sur le texte pour l'agrandir)

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