Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 21:29






- - - À ceux qui bêlent de leurs voix tant de ratures - - -


Une autre fois je descendais des marches. Tant et tant que mes pieds ne s'oubliaient plus, mais recevaient l'impact comme autant de bruit du cœur.

Les pulsations du pas s'étrennent encore. Parfois l'ivresse annonçait, folle, l'envers de nos corps. En marionnettes belles nous marchons ; et les rencontres seraient programmées.

Celui-là chante Dieu et rayonne de variations. Rythmes en chair oublient la Chute et se transportent en lune. Mais il faudrait retravailler le cœur des mots.

- - - Bille, bille roule et sa fesse en mousse étreindra notre monde - - -


Mais croirez-vous à ma folie ? Elle ne rime à rien, mais rien ne rime en elle. Sauf l'étincelle parfois, celle des yeux dans leur magma, croisée de loin dans une vitre, comme un reflet de peur de soi.

Terra incognita de tant de territoires où je n'ai fait qu'un tour, ou même pas foutu un doigt ; alchimiste velléitaire et va-nu-pieds évanescent, avec au fond du ventre tant de faims, sans nombre, étranges aussi peut-être, perverses mais pleines, oh si pleines de vie !

Des faims de sexe à n'en plus finir, voici au fond le but de toute chose, et son début. Des faims de fins inassouvies et infinies ; consommation de paradoxes et de paroles contrefaites n'exprimant que des surfaces.

Vous n'y avez pas cru. Vous vous êtes mentie. Avez cherché des yeux l'étincelle folie et fureté dans les dédales de nos mots. Mais vous n'avez rien vu… sinon du feu, reflet de vos envies, image tendre tendue

                   vers ma folie.


Et je t'embrasse des deux bras. Tout ira vite. Ne nous plaignons pas.
Tout va toujours trop vite. Toujours tout part et puis se noie
au fin fond de son point de fuite - - -



Partager cet article
Repost0
13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 20:46

    Squelettes se disputant un hareng saur. James Ensor (1891)

 


 La cravate sans la montre 

 Sans corps pas de prime 


Se disent les grands hommes quand ils ferment les yeux  aux autres les insignifiants vidés

D’un organe puis deux puis trois un peu plus ou moins qui vivra se réveillera et verra

Mais moi je ne vois pas de guillotine j’imagine seulement mon index courir sur la cravate qui cacherait ton infâme cicatrice celle qui éructe de l’aine à ta pomme d’Adam

Un cliché disparaît                                                                                                             Puis plus rien

 

En ta mémoire

Ô charogne muette, que dirais-tu si tu pouvais raconter

Mon oreille cherche ton souffle mes pensées tes pensées

Tes yeux verrouillés m’ouvriraient presque les murs sans portes richement décorés

De ta ville prise à la gorge nouée de béton sale d’acier de sable d’or sans fin

Comme une antique mer  épuisée

De bercer les âmes tourmentées sous l’œil indifférent d’une montre arrêtée


 

Partager cet article
Repost0
10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 12:12





" La lucidité est la blessure la plus proche du Soleil " René Char

 

   

Ils vont les clairvoyants

Déguster leur souffrance,

Jusqu’à en devenir féroce !

 

Un jour, désœuvrés, ils se proclament artistes !

 

Dès lors, chacune de leur ligne est une écharde

Sans cesse boursoufflée,

De morceaux de vie pleurnicharde !

 

Ils ne vomissent pas,

Le cœur au bord des lèvres,

Ils mâchent et remâchent chaque bouchée

De leur petit Moi !

 

Des versants de la Plainte

Aux versants de l’Orgueil

Ils se déversent à chaque Instant,

Tissant toujours des vers sans

Saveurs qui seront sensés les sauver !

 

Alors, bien sûr, ils réclament à tue-tête,

Un frère de misère, une sœur de sueur… un lecteur !!

Qui viendrait éponger les longs poèmes

A l’ossature désossée 

Qui s’écoulent le long de leurs paupières immondes !

 

Et ils s’en vont la plume au cul,

Ne s’agitant toujours qu’autour d’eux même

Ne reniflant pas plus loin que leur luth !

Et ils s’en vont  stupides, immobiles

Sans paletot, sans idéaux

Pareils à de vulgaires et tristes PlayMobil.

Partager cet article
Repost0
9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 20:01

 

 


Chez certains hommes, c’est leur magnifique propension à être poètes, touchant à la folie, mais invisible pour autrui, qui fait d’eux de très bons poètes, plus que leurs apparentes oeuvres poétiques.

  ***

Il quitte sa ville natale vingt ans durant sans y être retourné depuis. Mais quand il y pose de nouveau son pied, il en expérimente pour la première fois la nostalgie, comme s’il venait de s’en séparer pour la première fois, et non de la retrouver après une si longue absence.

  ***

Rilke a su merveilleusement créer pour ses mots de poésie de profonds malaises.

Rilke a su merveilleusement créer dans ses poèmes de profonds marasmes. Sans précédent dans l’histoire de la poésie.

  ***

Etre historien, c’est souvent s’accaparer les oublis des autres, sans véritablement les transformer en souvenirs.

  ***

J’aime ce petit texte, qui s’applique à mes appréhensions très vives précédant mes voyages:

rassemblant tous ses pas, je décide finalement de ne pas partir.

  ***

Il existe nombre d’hommes publics qui passent le plus clair de leur temps chez eux à la maison.

ou: l’avantage suprême pour des hommes publics est de passer le plus clair de leur temps chez eux à la maison.

  ***

On vient à la poésie aidé d’un langage solitaire, y compris vis-à-vis de soi-même. C’est ce qui a fait peut être la spécificité de la poésie de Mallarmé.

  ***

La poésie fait injustement ombrage au monde, car elle n’est pas aussi belle que lui.

  ***

L’aube plus lumineuse, plus lumineuse que le plus éclatant des jours, arrive pour mon extase d’appartenir à Dieu. A tous les moments de la journée.

  ***

Le prénom de l’aube/le surnom du ruisseau… sur quoi écrire de la poésie si on ne les connaît pas? 

  ***

La plus grande solitude comblée dans toute l’histoire de l’univers, elle advient lorsque le ruisseau reflète le jour, en l’intégrant totalement.

  *** 

La plus grande déperdition dans l’univers, que dis-je, dans tout le cosmos, c’est l’oubli que commettent les hommes en toute situation.

  ***

Cette aube prend très vite du jour exactement comme le bateau prend de l’eau. Ils coulent tous deux de la même manière. La première dans le jour et le deuxième dans l’eau.

  ***

Il faut apprendre que le mot est aussi une mappemonde.

  ***

Les liens de parenté entre l’homme et le mot ne sont pas que verbaux, tant s’en faut.

  ***

La langue fait preuve d’un génie indiscutable. Je pourrais produire plusieurs exemples à cet égard, mais je me contente du suivant: lorsque ce professeur dit qu’il parle dans son cours, il signifie par là qu’il y critique très sévèrement le régime politique actuel de son pays.

  ***

Le mot m’apprend le monde mieux que le monde lui-même.

  ***

Voilà, j’en cherchais l’idée depuis des années, le mot est plus vrai que le monde.

  ***

Les mots les plus somptueux avec la vie ne sont pas somptueux.

Les mots les plus somptueux avec la vie ne sont pas les plus somptueux.

  ***

J’attends encore quelques jours encore pour écrire sur ce temple vide inhibé habité de cigales qui ne chantent jamais.

  ***

Finalement, finalement, la vie est un bien bel outil pour mourir.

 

(A suivre...)

 


Partager cet article
Repost0
5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 00:05

 

 

AH !

 

Qui, dame, dénonce un furieux / Désir dopant d’impression cutanée ? / Da – Da – Oui – l’affirmation / D’ubiquité tactile s’aventure / Et brosse la bulle imminente / Rebrousse un poil impie…
[En chambre à l’air con d’homme caoutchouc / Rutilant d’aise en brique alu]
Mièvre apatride adolescente / Au ciboulot torché de bible… / Car trop Calliope… attraction… / Je calle et pige, « dieu quel cul ! »

Branle-bas de con-bite !

 

Mais merde humez-moi l’âme ! / Moi, mon humain ventre bipède / En reste, en rade, à cinq séquestre / Un saint… / S’en va souvent en guerre au point / Qu’Électre branche en prise son / Bonbon de rousse renardière
Ô faim ! Ô faim ! Ô les boules ! J’écris : / Titube a mal maigri / Trop osseux… / Il a glissé ses mains pour en faire / Des sièges à chasteté pétante / L’heure fixée au doigt / Au doigt fixé à l’œil / Heurtant au bout un sexe / Pas tenté pour saoul qu’il soit / Malgré l’heure avancée / Décédé au lancer d’un avril au hasard… / Tarte à la truffe moite – à l’eau / Baignée d’effluves de muqueuses.
Nuque amoureuse arrachée au trophée du tronc / Tronc à tordre et truc à guirlandes / Glandes assoiffées ! A mort l’abcès !

Et obs, et obs, et obsédé !

 

Des tiennes mon joyau / D’obsidienne fraîche – mac à l’arbre-amour / Bataille, bas-touche, à tout prix / Hors de la ceinture, fouet, laisse / Porte – apporte ton trou cuivré…
Or ci-gît nos partouzes – crise en thème – / Amour – crise en t’aime – Oh triste / Triste amour mondialisé
Ma morale entachée d’homo sexué / Aral aux mots en mer de sel / J’écrase un grain au pilon mort – / Con cassé – marié – marié – / Farouche – Y mène toutes / A votre avis. Ah ! Oh ! / Marraine la bonn’ fée / poudrée des fesses / Aux caresses bijambées / – bouh ! –
Comme un malheur n’arrive jamais seul… / Eurh ! bruit – Eurh ! passe – Eurh !

Et tout fait silence...



Partager cet article
Repost0
4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 13:17


Partager cet article
Repost0
4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 00:01

 

 



Au Commencement... du dégoût, il n’y a rien

D’autre que ce qui  saccage

Chaque jour  un peu plus

La chanson de l’enfance.

 

Ce n’est qu’après que viennent,

Pour donner forme à ce dégoût,

Les sanglots étouffés

Les souvenirs sanglants,

Les paupières pendantes

Et les renoncements…

 

Ce soir, tu reviens  de la Ville,

Tu reviens

Avide de sarcasmes,

Tu  reviens

Des spasmes de la Ville,

Tu reviens

Les  idées vagues

Les idées…

Vaselines des Rêves.

D’où  le dégoût s’élève… discrètement !

 

Au commencement du dégoût,

Du moins, du tiens

Il y a les Artistes,

Lézards tristes à l’ânonnement pleurnichard

A l’arrogante catharsis

Qui maquillent en un engagement  fade

Une  personnalité mièvre!

 

Ce soir tu reviens de la Ville Rêve.

La ville, d’où le dégoût s’élève bruyamment !

 

Devant toi

Le soir flambe.

 

Il n’ya plus rien ici.

 

Il reste le soir.

 

Un peu d’orgueil !

 

Allez !

 

Contrairement à ce qu’ils disent

Tu n’es pas de ceux qui remorquent les souvenirs !


Partager cet article
Repost0
3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 20:58

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Solstice d’été

 


Apogée de lumière :

Les cigales frileuses

Se taisent.

 

Le vent d’ouest caresse

Les herbes folles,

Les vagues

Et survole d’autres ports …

 

Entre nuages

Et giboulées :

Scintillement solaire,

Éclat diamantaire …

 

L’été tire

Sa flemme

Dans un soupir

Suprême …

 

 


Soleil de minuit

 

 

Sous le regard timide

du croissant

Les étoiles frangent

le ciel

Le soleil a glané

les poussières d’ambre

Sous le scintillement

de leur joli balai …

 

 

Partager cet article
Repost0
31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 09:51



Elle vit de vertiges.

Suspendue

Comme une longue tige

Aux nues !

Artiste,

Elle écrit quelques textes

Lyriques,

Prétextes,

Mélanges d’amour et de sexe !

Elle se dit originale,

En proie

Aux élucubrations vénales

Et croit

Etre une femme libre

Sans port

En traitant la masse virile

De porcs !

Elle mélange volontiers

Les noms

Liberté, sexualité

Et son

Verbe sonne parfois

Original

Quand elle mêle orgasme et voie

Vaginale.

Pourtant, ses monologues n’ont rien

De très nouveau ;

Même quand elle en vient

A parler du clito.

Elle voudrait assassiner tous les tabous

Comme en son temps Clio…

Allons ! A chacun son ragoût.

Elle  fait sa petite vaisselle

Dans sa cuvette féministe…

Je suis artiste

Dit-elle

Et c’est bien pour cette raison

Qu’elle ne se rase plus

Sous les aisselles.


Partager cet article
Repost0
26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 21:14

 


Joker face

 

D’abord fut le cri. Très loin dans le temps, autant qu’on m’en souvienne, douloureux certes mais motivé, déjà.

Me donner un genre, d’abord, aberration née de l’emprisonnement fœtal, première expérience de l’humilité du cachot, du chaos de la solitude, vaste nécessité de l’entrainement au flottement et à la noyade : première endurance conjoncturelle de toute larve humaine.

Une fois dehors, j’ai pleuré de devoir renier mes perceptions archaïques.

Apprentissage rapide de la parole, de la gestuelle, de l’escalade comme de la danse pour exister socialement, des us et des coutumes, et des uns, et des autres, et des battements de cils narquois devant le spectacle de l’affolement des rêves et des étoiles filantes pour me réfugier loin de l’orage du monde…Mon cœur joyeux s’efforce de battre seul  et serein comme une anguille sous roche.

Amis ou assimilés, comment pourriez-vous être assurés que j’existe, que je suis bien là, face, avec vous ?

Oui, qui suis-je, égarée, oubliée, effacée,  dans l’ombre agitée de la foule des êtres?    Chaque seconde, captivante, m’emporte loin de ce que j’ai cru entrevoir furtivement de moi-même…

Amis aux doux miroirs, amis de longue haleine ou amis coup d’coeur, amis de cœur, amis décors, amis cleanex,  où êtes-vous pour témoigner de moi-même ?  Sur Facebook,,,,,,mais moi je n’y suis pas, en cet âge or et numérique, me voilà déjà transparente dans les cœurs, incapable de succomber aux baisers du double-clique, écoeurée par la doucereuse perspective de

porter l’anneau ancillaire de la communauté écorchée de l’écran

Ô cinquième colonne, ô mes amis, voyez comme j’existe, profonde et immédiate, mes traits increvables s’entrelacent en mots et images incandescents, goûts et couleurs libertines, petite littérature  d’annonce, ouvrez grand vos beaux yeux, et vos bons coeurs, bondissant chaque seconde, comme c’est passionnant comme j’aime-j’aime-peut-être-pas le Dalaï-Breton ou Michaux, le Till death do us part de Louise Ciccone ou le pittoresque Clair de lune de ZZ -Beethov’, les falafels du Liban vert ou les iconoclastes golden kiwis estampillés New Zeland, vos yeux rieurs ou mes yeux ricaneurs, les lignes de démarcations ou les appels  à la résistance

 

PLEASE NO WAR , PEACE, JUSTICE


AND WHAT ELSE ?


Ainsi à jamais gravé dans la mémoire virtuelle mon profil unique pourrait  donc m’ouvrir la grande porte orange de vos cœurs !

Furtif oui ! Splendide et inespéré oui !


! JUST STAYIN’ ALIVE !


Je ne serais plus seule, bercée par l’intérêt évident avec lequel  on me considère – c’est vrai que ma promesse fracassante de me métamorphoser en vampire sera -   fenêtre après fenêtre mon image s’empare de vous autres  devenant  si unique et si immortelle

Enfin apaisée, je m’endors sur le Yaspop d’Arabology succombant à un énième compte à  rebours de tous mes innombrables amis, so sweet and cheap, communauté jouissive d’éclatants  youcouncouns,  noyés au fin fond de la toile assourdissante.


Partager cet article
Repost0

Rechercher Sur Le Site

l'ARPeGe !

 


Vous voilà sur le site d'expression poétique de l'.Association..RAtUReS.
créée à Grenoble en 2005 par


Nous cherchons toujours des talents à publier sur le site
N'hésitez surtout pas à nous contacter !

Vous pouvez aussi vous inscrire à la newsletter (voir ci-dessus) et recevoir ainsi infos et poèmes dès leur publication.


.
Contrat Creative Commons

RAtUReS éDiTiONS !

.
vincent delhomme a celle que je ne connais pas couv copie
* à CELLE QUE JE NE CONNAiS PAS (RECONSTRUCTiON) // Vincent DELHOMME
.
images_couv_perso_239.jpg
* UN DESTiN GRêLE // Vincent DELHOMME
.
images couv perso 7122
* PROMENADE SOUS LES ARCANES // Yiannis LHERMET
.
images_couv_perso_7122-copy.jpg
* RECUEiL COLLECTiF // RAtUReS
.

CaRTEs PoSTALeS !

 

paperblog memberAnnuaire generaliste referencement

Collectif RAtUReS - Poésie - Grenoble