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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 18:00

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L’HOMME À CŒUR OUVERT 

 

  

Car quand un, dix gens entrent ailleurs

pour se pencher sur leur super ode athée

cons, se tâtent et meurent, d'un fini

quand l'autre encore pour suite de ses  

heures, engendre de la vie


toilettes-copie-1.jpg

 

9.11   

 

Des monts, des mots et par vie   

Sens à prendre à l'or pour croire   

Allah l'chimiste   

celui des hordes, fans antiques…   

Mais la houle y gagne à mieux se taire   

 

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Published by Vincent Delhomme (Textes & Visuel) - dans ViNCeNT DeLHoMME --
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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 18:00

 

 

 

06encours

 Quand la torpeur des rois  

nous laisse orphelins  

sans mode opératoire  

quand les mondes se taisent  

lassés de nos vanités  

fracture l'espace  

à l'instinct  

et force les volontés  

molles  

à se déplacer  

en dépit du sens  

quand les mondes s'achèvent  

dans une trajectoire  

cavalière  

fracture l'espace  

sans glaive  

fends l'air  

jusqu'à l'usure  

déconstruis  

et jette aux loups  

les chairs  

avec bienveillance  

dispensé de toute explication  

demeure impermanent  

en dépit du sens  

couvert de cuivre  

d'argent  

pour tromper le ciel  

jusqu'à l'usure  


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Published by Oslo Deauville (Texte & Image) - dans !!! NoS iNViTéS --
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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 18:00

 

 

 taj-mahal1

 

 

En robe de satin, le désir s’est assis

Mélancolique, hautain, sur une aube cerise.

Le rire d’un enfant le cajole et aussi

Dans des restes de rêves la nuit s’éternise.

 

Les prémices de nos amours, là, se languissent,

Si je sais qui tuer, toi sais-tu qui je suis ?

Une heure alcoolisée, volage me poursuit,

Coupons les cordes au cou et qu’on en finisse.

 

Si, malandrin, j’exacerbe l’alexandrin

- Pauvre ruine mourante de notre grand siècle -

Et que bucolique je ne prends plus d’entrain

 

A suivre la césure ces soirs d’ivresse, espiègle...

Ne le prends pas mal, et ne m’échanges pas pour

Ce factice fantôme athlétique en amour.

 


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Published by Yiannis Lhermet - dans YiANNiS LHeRMeT --
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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 19:00

 

 

# LA MER

 

 

Le souffle de la mer en manque normatif

Assèche ma peau barrière

Aux confusions des mondes épiques

Repoussoir des autres pénétrants

Leurs sourires imprenables

Protecteurs ardents des précieux intérieurs

 

Les trésors feutrés sont cachés

En cellules de velours

 

Et je vis aux reflets des autres

Solides et tendres

Qui apposent leurs âmes

Au bord du comptoir des liens

 

La mer vient et revient au cœur

Envouter les corps en forte traction

 

Je souffre exaltée du manque d’épaisseur

Du film protecteur enveloppant de chaleur

Et je laisse la nausée des passions

Au doux rythme du bien-être

 

 

pavés-or

 

 

# ECOUTE

 

 

Tu dors assis sur mon enfance abîmée,

Et respectuée en sac

Je t’écoute.

Nos rapports non protégés

De ma psyché enchantée au blocage de tes oublis

M’obligent la prise du sang vérifié.

Mes limites débordent d’une citadelle en guimauve.

Écoute-moi

Car forte je fonce à vélo sur mes hectares de vie

En rêvant d’un long pont en Afrique ou à Dubaï.

Ecoute-toi

Me dire du besoin des passages,

Des muscles souples du dos tendu.

J’écoute sérieuse

Les planètes pas conformes à l’équilibre,

Éradiquer puis servir les sources cellulaires.

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Published by Ariel Avril (photo de Vincent Delhomme) - dans !!! NoS iNViTéS --
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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 17:00

 

sous un pont en couleur

 

 

Qu'attendre là si près de l'explosion ?

L'outre ravie mord l'appât des ans

ça glisse ainsi qu'une entrecuisse humide

 

Je sens ma présence comme un fardeau

Pour autant

je me supporte encore

Je pourrais presque dire des choses heureuses

à contempler ainsi le bord du gouffre

 

Que faut-il éteindre pour éviter l'explosion ?

La joie est un spectre en marge de mes yeux

mais dans mon champ d'action

à portée de main

- apportez demain ! -

dans l'ombre de mes mots

 

Pauvre petite rage enrouée

Paralysie merdeuse d'enfant gâté

Orgueil n'assumant pas sa solitude

 

Miracle - mords encore cuir tanné !

Confettis - dansez dans mes orbites myopes !

Magie - sans doute jaillissant des jours -

apporte-moi la suite !

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Published by Vincent Delhomme (Texte & Photo) - dans ViNCeNT DeLHoMME --
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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 17:00

 

 

Après toi,

Je n’avais plus d’envies,

L’ennui,

Se chargeait de ma vie.

 

Je lançais sur les ponts de Cé

Mes espérances,

Sous le pont Mirabeau

Coulaient les temps nouveaux.

 

Tu étais mon premier amour

Inassouvi,

Au soir,

Je te revis

Exténuée.

 

Le cœur querelle les cafards quand il espère.

 

 .

 .

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Published by Yiannis Lhermet - dans YiANNiS LHeRMeT --
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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 17:00

 

cadavres-exquis.jpeg

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Published by Vincent Delhomme (Texte) / Dessin de Lenny - dans ViNCeNT DeLHoMME --
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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 17:00

 

mouches auteur André Karwath aka Aka                                                                                    © Photo André Karwath aka Aka               

 

 

Petit monde clos des mensonges roturiers,

Domicile familier d’amis si liés,

Sous l’ornière mièvre d’amours orduriers,

Qui se renifle comme une morve éternué.

 

Appétits immondes de nos frêles fringales,

Des étoiles dansaient le sourire alléchant,

On les épinglait pour que d’autres s’en régalent,

En ricanant mauvais de ce penchant méchant.

 

Combien de crasses pantelantes exorcisées ?

Crachats tachés de nos délires sclérosés,

Soupesés de désirs médiocres et fadasses,

 

Faisandés par la Chimère. Allons ! Qu’on s’y fasse :

Fientes des tromperies nacrées de longs serments,

N’est-ce pas vrai que nos Amours naissent d’excréments ?

 


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Published by Yiannis Lhermet - dans YiANNiS LHeRMeT --
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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 17:00



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Les nerfs m'échappent

Me chopent - m'écharpent

Et je cherche la chute

 

je tremble tant

Que je semble trouble

Et trouve tout branlant

 

Mon pied trapu

Triple bec dans l'eau

Nigaud pris dans la trappe

squelettes-dansantes-t11310.jpg

Les nerfs

Vélomoteur

Racine de vipère

Trombe acide de pluie

 

La peur

les pieds sur Terre

Babines de pleureurs

Tombe aride d'ennui

 

Muscle

Soubresaut d'aile

Misère de la peau

Bombe A / Tension liquide

squelettes-dansantes-t11310.jpg

T'as bien raison de fuir

C'est la réponse

Ô ! dur à cuire


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Published by Vincent Delhomme (Texte) / Dessin de ??? - dans ViNCeNT DeLHoMME --
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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 15:15

 

 

Là, sur ce banc surprit par le froid.

Que je crève !

 

D’un penchant platonique, pour une plate femme.

Que je crève.

 

Dans le silence lancinant d’une salle de cinéma, sans louanges.

Que je crève.

 

Cracheur de faux, voleur de vœux, frôleur de feu, sans rêves… sans rêves.

Que je crève !

 

Dans une vaine et folle atonie, les veines vagissantes, la peau crasseuse, le crâne faisandé,

dans un cul de basse fosse ou dans mon lit d’une petite pneumonie.

Que je crève.

 

Laissant ailleurs ces souvenirs de cendre et cette poudre aux yeux livide, ces tessons de tendresse, ces vins désirs de chair incorruptible, ces morceaux de caresses qu’on m’a promit souvent.

Que je crève !

 

Les tempes rouges de colère, l’œil noir de cambouis, le corps opalin comme un cachet d’aspirine, sous le regard médusé des huiles de ce monde, dans une obscène obscurité, ou dans les latrines d’un bar branché.

Que je crève.

 

D’avoir fumé quelques unes de mes folies furieuses et loufoques, d’avoir tremblé comme un trémolo, transit d’extases extatiques, d’avoir senti dans un seul et même instant tantôt voler, tantôt vomir mon cœur gangrené dans un déhanchement de Rock-and-roll, d’avoir monnayé ma confiance à de fameux funambules brûleurs d’esprit et d’avoir marchandé des confidences à des statues glacées de glaise au visage albâtre.

Que je crève !

 

Sous les renoncements, sous les pustules de lointaines étoiles lacrymales, sous le crachin nacré des bruines démentielles, sous un ciel de braise ou de satin, au bord des gouffres d’un bordel, entouré de reliques rutilantes et tonitruantes, cerclé de bocs de bières larmoyantes et de plaisirs que l’on reluque : immondes femelles blondes platine, aguicheuses, vicieuses, ensorceleuses, la poitrine béante, la figure blafarde, bouffie par la débauche, les nichons déchirés par les canines affûtées des ivrognes sans trogne, tout ça sous les lustres ambrés d’un pusillanime poison, dans ce trou de mort à rat où le luxe prolixe des salons se mêle à la sulfureuse volupté des déchets de ce monde.
Que je crève.

 

Savant illustre et adulé, tisseur de rêves riverains, aventurier mondain, grand écrivain ;

Que je crève d’avoir écrit tant de romans que je ne serai plus capable de palper une réalité quelconque, que mes héroïnes vampires, diablesses auréolées de mes inanités amoureuses, me sucent l’encre jusqu’aux os à petits feux diffus.

J’aurais parlé avec engagement, vérité, dégagement, sévérité des grandes questions qui touchent de près l’humanité, sans avoir vécu ailleurs que dans mes lignes. Que les possibilités de moi mêmes, jeunes merdaillons, beaux comme des apollons, forts comme des taureaux, férus de batailles, d’exploits et d’amours splendides, m’ouvrent des mondes improbables, qu’avec eux je monte toujours plus haut, préoccupé de leur seule gloire, signe avant coureur de ma postérité, portant au front l’orgueil organique des génies inhumains, que je conduise leurs flammes indicibles et incandescentes vers une trop fragile et respectable éternité ; à cet instant, que je retombe brûlé à vif, foudroyé d’un coup sec par mes rythmes grandioses et mes vertiges dans la soute à charbon d’un vieux transsibérien.

Que je crève ! Que je crève ! Que je crève.

 

Amèrement vainqueur d’avoir mater autant de femmes fières que mes bras ont pu en serrer,

heureux, comblé, d’avoir soumit les hommes autrement que par le force ; arrogant des beaux enfants que j’aurais eu aux quatre coins des continents ; prêchant la morale, et les valeurs patriarcales, adulé comme une idole des troupeaux idiots, étant un modèle d’intégrité pour tous, repus d’idylles et d’intrigues, chef de file des nations philosophes et des escouades scientifiques. Que je crève. Dans un lit parsemé d’édredons de soie blanche, de traversins damassés, entouré de tableaux de maîtres illustres, mes coffres remplient d’or, de grenat, de saphir, d’escarboucles, et avec sur le torse des croix de toute les patries.

Que je crève !

 

D’erreurs et de silences comme une fausse note, le dos rompus par les coups de ballet d’une mégère volage et acariâtre, que le temps a gâté, mais qui fut, un bref moment, dans ses tendres années celle que j’ai aimée.

Que je crève !

 

Sous les coups de trique d’un père méchant et alcoolique,

Ettouffé par la tendresse maladive d’une mère poule.

Pour une histoire louche, sous les coups de feu d’un flic corrompu,

Pour le parfum d’une passante éphémère,

Pour une fleur de peau de chagrin,

Pour un cunni sur un cul nu,

Pour une affaire de fric, de troc, de crack, de shit,

Pour un coup de cric sur le crâne.

Que je crève !

 

Héros d’un drame antique tel un César, un Hippolyte, héros d’un drame romantique, guillotiné par peur du ridicule, ou bouffon d’une comédie humaine.

Que je crève.

 

Que je me noie dans les chutes du Niagara, dans un simple verre d’eau, dans un proverbe en prose, dans un roman en vers, dans un rêve à l’eau de rose, la pine coincée dans un massif d’épine, la gueule ensanglantée, planté par un zonard, planté sur un lit d’hôpital, mourant d’une cirrhose, bourré d’emphètes, voyant la vie en rose.

Que je crève.

 

Voleur, vaux rien, vautour, râleur, glamour, sans queue… ni tête, désossé, prenant mes jambes à mon cou. Dans un sursaut de politesse, dans un sursaut d’éternuement, dans un concert de bastonnade, dans un boui-boui, à l’opéra, dans un champ de blé, sur le champ de Mars, d’une crise cardiaque, d’une crise de rêves, d’une crise de rire, d’une clope de trop, d’une femme de trop, d’un verre de trop, d’une folie de trop, au galop ou bien au trot.

Que je crève…Enfin.

 

De faim, de vin, demain.

Que je crève.

 

Tu n’en saurais rien.



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