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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 18:00

 

 

# EN DUEL

 

 

Pour me vaincre en duel

J’autorise toutes les larmes

A se battre en rangées

Et laver de mon corps

La pudeur en armure.

 

L’eau m’agresse nue et crue

Je me force j’humanise

Je combats les limites

J’active les réflexes

Je rends propre les oublis.

 

Je te veux, te voudrais

Décape-moi en entier

Abolis mes souffrances

Resplendis en douceur

Et explose ma cervelle.

 

Je frémis d’y penser

Puis hagarde je remets

Mes vêtements d’angoissée.

 

 

fond-site-ratures5

 

 

# SECRET DE FAMILLE

 

 

Tu fus si touchant

Quand tu nous livras

Sous le cerisier d’été

Ton coin d’ombre de famille.

 

Tu me touchas tant

Quand tu dévoilas

Au jardin tendrement

Ton histoire secrète.

 

Ta force montrée des failles.

 

Je m’exalte

De ce beau jour de printemps où

Les cerises tâchent les chemisiers

Les mains cramponnées aux échelles.

 

La fée de la forêt est sortie prendre l’air des bois.

 

 

fond-site-ratures5

 

 

# LES VANNES

 

 

Au bord du fond j’halète.

Ta grande absence m’aplatit en disque.

J’étouffe les tortures en goulot

Et me bloque dans l’attente que ça cesse.

 

L’air manque de poussière envahissante.

J’apeure le plomb de l’obscure cave,

L’embouteillage des sens en éponge

Valant veule la souplesse insouciante.

 

Je compresse les poumons,

Pèse du poids l’oppression des sévices,

Tords les boyaux asséchés

Et ferme les vannes à sec.

.

.

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 18:00

 

 

 

Il y a dans ce désert des rages

Une étrange immobilité des pages

 

Un chemin vague

cliquette sous la pulpe des doigts

 

Il y a derrière ces masques assurés

Les rapides impressions d'une taupe

 

Des vagues en chemin

craquent sous les os du ciel

 

Quelques traits subtils pour ne pas comprendre

Distille - allez - petite gerbille de l'aube - tes nuages chenus

L'ère est à s'y méprendre en arcs lus

 

 

 

plein

 

 

© Anoukys /

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 18:00

 

 

 

06encours

 Quand la torpeur des rois  

nous laisse orphelins  

sans mode opératoire  

quand les mondes se taisent  

lassés de nos vanités  

fracture l'espace  

à l'instinct  

et force les volontés  

molles  

à se déplacer  

en dépit du sens  

quand les mondes s'achèvent  

dans une trajectoire  

cavalière  

fracture l'espace  

sans glaive  

fends l'air  

jusqu'à l'usure  

déconstruis  

et jette aux loups  

les chairs  

avec bienveillance  

dispensé de toute explication  

demeure impermanent  

en dépit du sens  

couvert de cuivre  

d'argent  

pour tromper le ciel  

jusqu'à l'usure  


.

.

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 19:00

 

 

# LA MER

 

 

Le souffle de la mer en manque normatif

Assèche ma peau barrière

Aux confusions des mondes épiques

Repoussoir des autres pénétrants

Leurs sourires imprenables

Protecteurs ardents des précieux intérieurs

 

Les trésors feutrés sont cachés

En cellules de velours

 

Et je vis aux reflets des autres

Solides et tendres

Qui apposent leurs âmes

Au bord du comptoir des liens

 

La mer vient et revient au cœur

Envouter les corps en forte traction

 

Je souffre exaltée du manque d’épaisseur

Du film protecteur enveloppant de chaleur

Et je laisse la nausée des passions

Au doux rythme du bien-être

 

 

pavés-or

 

 

# ECOUTE

 

 

Tu dors assis sur mon enfance abîmée,

Et respectuée en sac

Je t’écoute.

Nos rapports non protégés

De ma psyché enchantée au blocage de tes oublis

M’obligent la prise du sang vérifié.

Mes limites débordent d’une citadelle en guimauve.

Écoute-moi

Car forte je fonce à vélo sur mes hectares de vie

En rêvant d’un long pont en Afrique ou à Dubaï.

Ecoute-toi

Me dire du besoin des passages,

Des muscles souples du dos tendu.

J’écoute sérieuse

Les planètes pas conformes à l’équilibre,

Éradiquer puis servir les sources cellulaires.

.

.

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 17:55

 

012.JPG

 

 

ROUGE MENTAL

 

 

-Etat Provisoire-

 

Bâbords toutes, au son des hommes exaltés.

 

*

L’hermine blonde, l’épave argentée guide nos pas de loup dans la ville éteinte. Sur chaque barricades on tresse dans des lignes crépusculaires l’emblème des continents. Toute âme ici comprise loge comme une reine bariolée de fossiles d’argent. Toute lumière inonde nos masques sordides, et les rues comme des caisses s’engorgent de fruits rouges pendant qu’essuyant le sang sur nos fronts court une femme nue libre de toutes effigies.

 

D’est en ouest, on entend le bruit sourd que font les banques quand elles explosent. Leurs hôtes tremblants comme l’abdomen de l’onirique cigale sont terrés. On les débusquent à l’aide d’une bourriche pleine de poissons tropicaux. En voila un la langue coincée dans les mailles du piège ingénieux. Un souffle de rage primitive mêlé de braises ardentes emporte la proie, queue en l’air, traînée par une foule rieuse . L’arc en ciel des bouches trace ses folles couleurs après lui qui traine son corps comme une vague lubrique. La peur le dévore, tu verras travailleur comme font ses os quand ils se brisent. Pas mieux qu’une souris séchée par la tôle d’une carlingue foudroyante. C’est facile d’en être de ceux qui liquéfient, et tu en seras, après l’envol des rutilantes toitures sous lesquelles s’endormait leur pesante amnésie.

 

 

Par ici, où s’envolent mille petits écrans noirs, un homme trouve l’huile pour son pot.

 

*

L’hermine blonde s’est assise devant les hautes grilles du palais… On la regarde avec une flamme vive dans les yeux.

 

 

-Une Prise-

 

Par une fenêtre à l’encolure des savanes, une ombre observe notre mer électrique. Déjà, trois bustes aux bras vengeurs grimpent vite dans l ‘épaisseur des ronces d’acier. D’une étroite lucarne ovale, sort une main au petit chiffon blanc. Cette vaine colombe n’apporte rien à nos cœurs endurcis. Elle tombera comme un gland sabré par l’opinel solide des repas ouvriers.

 

Quand à force d’y enfoncer un bélier de têtes chauves, la porte finit par céder, un nuage d’écrevisses s’éleva dans les airs, déversant au hasard des rues quelques gouttes d’or fin. Loin de nous bercer, le trémolo de leurs ailes pourpres monte en nous comme une vague urticante. Loin devant, un corridor s’enfonce dans une jungle de muscles vernis. Tous les saints des murs, nervurés de longues plaies, surpris pas tant d’audace retiennent leur souffle dans d’étranges ballons sur gonflés.

D’une précision avoisinant celle des plus grandes équations scientifiques, on renverse quelques tables pour dire qu’elles furent celles des pires ratifications. des lustres pendants comme des couilles cristallines, on fait des perchoirs a pigeon.

Un bronze napoléonien traverse la pièce a toute berzingue. Une terre gaullienne explose son crâne contre un linteau. Un porte plume vomi tout son encre. Un diplomate pleure. Un bureaucrate fond sur son siège dans une cire immatérielle. Le chien aboie, les grenades passent, pendant qu’impassible le jardinier regarde les pommes tomber.

 

« Où est passé le maitre des lieux? Où scintillent ses diaboliques oreilles? » Dit la petite voix nomade des marais. Pour les siècles des siècles, le soir nous inonde du pur parfum des ailes ouvertes.   L’allumette-martyr provoque la plus parfaite éclosion de chaleur. Comme à chaque fois qu’elle s’exprime, avalant les étages comme des lactaires, la fournaise bouleverse notre science du combat.

On place un tireur fou devant chaque fenêtre suspectée d’attirer l’évasion de quelques singes de la haute société. Pour l’occasion, on choisit une centaine d’ex mannequins safranés. L’ordre intimé a ces âmes par une aiguille de granit n’offre aucune alternative à la part sensible des êtres rendus à notre cause. A la première once de chair surprise tentant l’exil du foyer Feu!, Nourri jusqu’au vide sidéral des culasses chantantes.

Par un vent chargé de raisins noirs qui pénètre les alvéoles miroitantes de notre peau, on observe, cœurs sautants et pieds dans l’eau, riant des fontaines de jasmins, la chute des vieilles pelures d’autrefois.

 

 

 -Osmose-

 

L’hermine blonde, l’épave argentée pullule comme la vie au soleil. O! travailleur, rendu aux souches limpides de la liberté, en veux tu en voilà des poches d’heures ou tu puiseras le temps libre des océans.

 

Sur la mie d’une joue brillante

Repose la clarté d’un papillon

Sur la paume ouverte

Pait sereinement la drosophile.

 

O! travailleur, marchant sur l’angoisse des jours passés. En veux-tu en voilà, du monde taillé en cristaux comestibles.

 


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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 17:30

 

Anoukys-trois-poemes2-copie-1.jpg

 

Anoukys /

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 18:00

 

9 vies dans le retroviseur1

C'est drôle.

 

ne pas exprimer sa musique

nous soumet à celles des autres

les sons s'acharnent dans l'ouverture

un sadisme en multiplex

qu'on laisse aux gens énergiques

une rengaine à coups de corne

quelle que soit la force

à même le sol

le silex cisaille les pieds

c'est drôle

la pointe donne

elle offre une crevasse qui s'étend

nous sommes là

tout au bord

on se rapproche

on veut toucher

mieux se voir

en traçant les contours en gras

les joues trouées

on voit nos dents

ça nous fait rire

la faim nous tient debout

mange, mange le souvenir

quand on se gargarisait d'être

sans brassard pour se distinguer

c'est inscrit quelque part

sur des carnets

quand on voyageait

sur la route du Cortex au Cosmos

mais à chaque bouchée

c'est trop nerveux

manque de cuisse

le contenu se dérobe

j'ai failli m'étouffer

c'était quoi déjà?

nous n'irons pas plus loin

dites au chef que

ça nous fait rire

j'ai perdu l'appétit

fin de l'extase

j'ai mal aux tympans

la fugue s'achève

à l'horizontale

sans artifices

la face incandescente

je saigne des oreilles

ça nous fait rire


 

 http://www.netvibes.com/oslodeauville

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 17:30

 

SS852318.JPG

 

 

Oui à l’égarement

Songe, une seconde

Confronté aux quatre vents

Une direction

Le piège sans fuites

Hauts murs poreux des précipices

 

Oui à l’égarement

Des wagons sans doutes

Transportant les compromis

A la dérive, des pommettes

Sous le rire en cachette

Les cons promettent dans l’oubli

 

Oui à l’égarement

Devant la peur qui s’éduque

Tendre est la baguette

Sur les rêves qui s’absentent

Des discours adultes

Exsangues et assidus

 

Oui à tous les fous, les consentants

Le détour des laisses et des chevilles

Hors des plinthes, des barricades

Les inadaptés des loges futiles

Décochent les cases vides

Des formules immobiles

 

 

SS852268.JPG

 

 http://lesfossilespaupieres.blogspot.com/

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 17:30

Anoukys-trois-poemes1.jpg

Anoukys-trois-poemes3.jpg

Anoukys /

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 17:00

 

 

LE TALON

 

 

Le talon colle où le sang sacre 

mâchant de longs mots rongés dans une rage patiente

dans les trous broussailleux les lits fossiles les fossés creux

 

mordeur d'asphalte au noir d'oiseau et de pilastres lustrés comme des endives

 

fumant acre dans l'écartement du jour et de la nuit où l'homme rendu à lui-même cherche

l'oubli seul

 

seul l'oubli

 

et d'improbables pardons

 

 

briques rouges

 

 

L'iNSTANT

 

 

l'instant est une peau où nos vies s'animent

fine ridulation des masses digestives pesant à notre nuque

dans le jour inouï

 

 

briques rouges

 

 

http://www.edithmasson.wordpress.com/


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