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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 18:00

 

-02encoursbis.jpg

 

1#


Du plomb pour sceller

les immeubles totems

et quelques offrandes

aux pieds des gardiens

n'empêcheront pas

les morts d'arpenter

nos chemins

pour comptabiliser

les craquelures

sur les façades

 

une marche de biais

sur l’asphalte

le pas synchrone

pour un regroupement au son vespéral

des cloches

annonciatrices d'une reconstruction

au marteau et au burin

 

le bois ceinture

une écharpe

sans la douceur du cachemire

coffre nos renoncements

 

pour l'instant

je lève la main

pour rien

pas de questions

embrassons-nous

simplement

loin du protocole

 

2#


dans les yeux

des cathédrales en papier mâché

déclinent

des dieux peignent un royaume lointain

un centaure dressé pour voyager

attend près des tournesols.

Une contraction

dans le thorax

aspire les éléments

nous sommes témoins

malgré nous

d'un mécanisme insondable

dans les yeux

une convulsion

prend source dans le thorax

un centaure attend

les tournesols déclinent

sur-le-champ

les soubassements lâchent

la déflagration

libère les éléments

un royaume

en papier mâché

libère les dieux

va-nu-pieds

dans toutes les sphères

nous sommes témoins

la convulsion

dans toutes les sphères

les cathédrales déclinent

mais personne ne voit

la déflagration

dans les yeux blancs

hors de nos visions

la fièvre nacrée

 

3#

 

loin du protocole

près des immeubles totems

le son vespéral des cloches


 

 http://www.netvibes.com/oslodeauville


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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 18:00

 

poemes_saori_1.jpg

http://en.saorifukasawa.com

http://www.youtube.com/user/saorifukasawa

 

 

Saori Fukasawa proposera une lecture-performance de ses textes (en VOSTF et en musique) le mercredi 14 mars 2012, 18h à l'Odyssée Médiathèque d'Eybens !


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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 18:00

 

 

NOUS COURiONS

 

 

Nous courions toi et moi

par dessus les crevasses où bouillaient les déluges

les astres roulaient en grondant dans les sillons fumants

Nous courions oiseaux rampant taupes éblouies

l'eau miroite les ciels bourbeux

A l'horizon crevé où la pâte enfle et s'effile

des routes et des allées des canaux des jetées

d'écume et de sable foulé

 

les lignes pures purulent

 

Nous courions pieds d'argile

Vers les plaines de bitume où fourmillent les futaies

 

Un chant pendu basculait à nos lèvres de sel

 

 

briques rouges

 

 

iPODéS

 

 

ipodés apnéiques

nous allons

scaphandriers bulliques

hissant haut nos cœurs échassiers

nos têtes îlotes bercées de liqueurs douces

nous allons

enjambant les créatures solubles étirées au

pied des façades

coulées d'argile peaux de goudron

d'arrière en avant nous allons

 

fronts tannés aux rouges majuscules

nous allons

 

talons boueux

 

 

briques rouges

 

 

http://www.edithmasson.wordpress.com/


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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 18:00

 

 

I - De la terrasse

 

En contrebas les voix plus vives

voudraient porter les particules de lumières

voler comme des vivats de lucioles dans

ce jour italien dont la connaissance noire

me laisse entrevoir le visage

de la mère de ma mère la nuit. Sur la vaste

terrasse les branches me cachent et touchent

la place basse et bruyante. Quel est le vrai :

l’obscur ou la lumière.

 

 

II - Papier

 

On ne défroisse pas un papier

il porte la mémoire perdue et

ses lignes toutes noires y conduisent

désormais. Elles dialoguent entre

le passé et ce qui pourrait être : on

ne défroisse jamais le regret dormant

qui d’ailleurs n’est plus un papier.

 

 

III - Jardin

 

Au seuil de la cabane

sur lequel je n’ai jamais posé

pied, l’ombre gagne, loin de la lune

du jour. J’aurais pu

porter ma propre ombre

sur les monticules

sillonner comme l’eau tout autour

des plants qui se sèment dans le ciel ;

je n’ai jamais été

cette ombre qui s’est vue remplacer

le pêcher de vigne, mais ce qui

fond en moi comme une couleur

qui court et ruisselle, c’est ce

que je me surprends à être, intime

en tout espace, toujours mieux que

moi-même.


{ LiRE LES 11 POèMES }

http://fabrice.farre.over-blog.com/ 

http://lesmotsplusgrands.over-blog.com/

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 18:00

 

 

 

Tes yeux planaient sur des nefs de pluie grise,

Peuple d'ouragan et d'océan sans églises.

Tes yeux à la semblance d'un goéland,

Libres et mobiles, blancs.

 

Beaucoup plus bas, contre l'île, ressacs, marées.

Le capitaine fracasse a déserté le cerisier,

Les crabes rouges, et le cidre doux.

 

Bien au-delà les papous adorent leur idole,

Pylone de basalte crachant du feu sur le sol.

 

Au matin dans la clairière,

L'Enfant joue dans la lumière.

 

 

TURQUIE-2009-(2)-205

 

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 18:00

 

Chloé D'aniello Illu Pas Pied

// Les cris de Lune //

 

 

Sur la pause des mystères


le pas s’élève


déroulant les voiles


des loges statiques


les lances vertiges


réveillent les racines


murmurent


brûlant les commissures


le mot se lèvre


l’antre suspendu


s’égraine volubile


les volutes à la trace


il s’écarquille éclate


ruisselant l’esquisse


la pluie silhouette


évapore l’instant


des souvenirs en marche

 

 

 

 http://lesfossilespaupieres.blogspot.com/

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 18:00

 

fourmi.jpg

 

 

Toute chose

est relative

un ciel pourtant léger

peuplé de nuages lourds

ou ton ombre furtive

qui campe depuis des années

au fond de ma tête

Tout n'est qu'illusion

de poids et de valeurs

Et pour s'en convaincre

il suffit

de suivre des yeux

cette armée de fourmis

emporter sur son dos

un pétale immaculé

vers la crasse

des profondeurs

 

 

 http://lameduseetlerenard.blogspot.com/


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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 18:00

 

Cognee Philippe Rome 2003

© Philippe Cognée, Triptyque "Rome", 2003

 

A Erico Nogueira lors de mon voyage à Rome.

 


Prodiges insidieux Sur le plan d’une colline se faufilent
parmi les écumes le théâtre imbibe le sacrifice Les rives


plongent devant la cohue Les fleuves bassinent le pâle reflet
du Triton Les fondations incrustent l’esquif D’une fenêtre


l’exquis cadavre veille les appâts Faux-fuyants faisceaux
spasmes psalmodient lâche farce chavire l’arôme de flacons


fragiles trace en deçà fantasque le chiasme encore des frasques
Millénaire dans le noyau des braises la peau suave aussi couvrent


autant qu’elles ne penchent les cendres Aussi frêles que douces
les lèvres trempent la pierre dans la fleur du mythe Pour peu qu’un


fantôme en cache un autre qu’un mot en révèle un autre l’un et
l’autre précipitent l’exsangue miroir Quelle forme pour quel


crépuscule quel échange pour quelle aurore L’indolence asséchée
dans les ruines, la fontaine peut être transie par la flèche et la perpétuer


d’ennui Endymion écoute la constance du rossignol

 

 

7 janvier 2011
Zachary Lusten

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 18:00

 

lichen-table



J’ai un peu de temps
Sur le bout de mes doigts
Qui s’accroche


Quelques flocons de neige
Sur les lèvres rouges
De l’oubli


Un peu d’eau claire
Sur les paupières


Un lambeau d’aurore
Dans l’iris étoilé
Du regard aimé


Et brisant le silence
Le cri strident
Du petit matin
Dessine l’horizon


Trait hérissé
De l’onde sonore
D’un vague chant intérieur


La mélopée
Enveloppe
La course folle
D’un souvenir lancé au galop


31/06/2010 - Régine Foucault©

 
Poème extrait du site :
http://www.mondalire.com/mots_d_elle/index.html


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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 18:00

 

 

saisir le profil de la fille qui me file entre l'émoi

fébrile la feuille oscille et me grille sous les doigts

ses lignes graciles et son style, ô habile, m'assaillent

dégoupillent la bille qui vrille jusqu'au fond de ma faille
 

par petits appels de nerfs mes lèvres pêlent,

se rappellent du fier pinceau, appuyé de fièvre;

en fiel d'orfèvre qui fait frontière au réel,

l'instant tue l'intinct et installe le mièvre.
 

suis-je fou? suis-je fou? suis-je fou? ou fade?
 

je bave de brèves esquisses qui engluent sa malice,

malheur à mon ardeur, évolue en caprice:

"si tu veux un portrait en splendeur ordonnée,

désarçonner ma torpeur, il faudra te donner!..."
 

la belle hésite et lévite au dessus du moment

où belzébite crépite, attisée par l'aimant

du désir convulsif qu'elle suscite sans vouloir

s'asservir, lascive, à l'emprise qui vient choir
 

je veux tout, en ventouse, j'évente tout de la fable...
 

un avis vit une fois dans l'été d'une histoire,

ravi, il se déploie, sans étais, en lisse toile,

mais toisé par la vis du tord viscéral,

il vibre et avilit l'envie, se plisse et râle.
 

suis-je fou? suis-je fou? suis-je fou? ou fade?

 

 

(on peut fredonner ce texte sur l'air de "I want you" de Bob Dylan, ou pas...)

 

Commentaire reçu le 08.04.2011 pour le texte "Coïto ergo sum..."


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