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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 20:05


#

On nait bleu ou rose, toi
Tu es rouge dans un manteau vert.
Tu craches ta lave et t'éteins,
Tu veux qu'on se souvienne de toi.
Tu es indomptable, personne ne veut,
Ne peut être à ta place, tu prends
Tout sur ton passage, alors pourquoi?
Moi aussi je suis rouge.
Je me sens différent des autres, de toi.
La lave ne me brûle pas elle me réchauffe.
Serai-je aussi creux mais rempli de vie que toi?
En toute évidence, non.
J'ai une chose de plus,
Rouge dans un manteau vert au chapeau blanc.

#

Fils,

Je suis rentré, mais
Tu n'es toujours pas là.
Tu ressembles à l'amour,
Présent mais intouchable.
Je te vois enfin, tu es loin,
Tu es trop loin dans ta couverture de livre.

Dois-je te montrer le chemin?
Tant de questions que tu n'entends même pas.
La vie est un paquet de cigarettes,
Fume ta vie à t'en brûler les doigts,
Mais ce n'est pas à moi de te dire ça.

Papa

Maxence Merle, 19 ans, vit à Grenoble...
 
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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 18:22

71570209


Enfants sur une luge dans la neige
Futur chiens de traîneau de l'état.

Le monde a des métastases
La table ronde prévoit
Quelques degrés en désaccord.

L'homme de la terre
Ira essouffler le soleil
Se brûler les ailes:
fusées colonisatrices implosent
Casques lunaires étoiles-filantes
La gravité de la situation

(notre poids est multiplié par X facteurs)

Nous pourrons applaudir
En voie d'extinction.


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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 18:11

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Un début qui n’a pas encore commencé et une fin qui n’a pas été finalisée.

 ***

Ce poète ne connaît jamais la nuit, mais le soir!

 ***

Je n’aime pas les poètes qui se font de véritables cascadeurs dans leur poésie.

 ***

I Tel considère le poète comme celui qui monte sur les chevaux des mots.

II Tel considère le poète comme celui qui monte sur les mots, comme des chevaux.

III Tel considère le poète comme celui qui monte sur les mots comme sur des chevaux.

 ***

Le comble de l’insomnie, c’est de ne pas pouvoir dormir alors qu’on n’a pas sommeil, mais plutôt de ne pas pouvoir dormir alors qu’on a sommeil.

 ***

Je réinterprète la poésie, des autres, sans le faire de la musique.

Donc, la musique est supérieure à la poésie.

Je réinterprète la poésie, sans le faire de la musique.

Donc, je préfère la musique à la poésie.

 ***

En plein milieu de la nuit, j’ouvre les yeux, et je vois littéralement des chimères évoluer à quelques mètres de la porte de la chambre.

 ***

En plein milieu de la nuit, j’ouvre les yeux, et j’imagine des phénomènes paranormaux. Pour me faire inexplicablement peur. Et j’y parviens.

 ***

Un silence plusieurs fois centenaire a été trouvé au pied d’un arbre que l’on avait construit il y a à peine une année.

 ***

Les hautes libellules ne sont pas forcément celles qui volent le plus haut dans le ciel.

 ***

Entre le silence et l’immobilité de la pierre un espace interstellaire peut-être plus déconcentré encore que celui du cosmos.

ou plus lâche.

ou plus dense.

ou plus fluide.

 *** 

Il doit être très agréable aux oiseaux de mourir d’une mort naturelle en plein vol.

 ***

Cet homme fait de la belle résistance en mourant: il sourit.

 ***

Il a fallu à la mort beaucoup de talent pour que Mama meure aussi doucement et sereinement sans la moindre convulsion.

 ***

FIN 
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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 18:02

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Je voudrais au moins une fois que ma poésie ressemble, même un tout petit peu, à cette fleur, dont je ne connais pas le nom, qui apparaît à l’intérieur d’une caravane, sans raison apparente.

 ***

Le pas est identique et égal à lui-même, mais le voyage change.

 ***

Peut-être dans les premiers temps l’horizon arrêtait net l’homme des cavernes dans son voyage.

 *** 

J’aime être ce vagabond qui se contente tout le temps de frôler le voyage sans jamais, au grand jamais, l’effectuer.

 ***

J’ai toujours été ce passager précaire du voyage qui se préfère de très nombreux autres voyageurs.

 ***

Il existe trois types d’hommes:

1)ceux qui chaussent un temps plus grand qu’eux.

1)ceux qui chaussent un temps plus petit qu’eux.

1)ceux qui chaussent un temps égal à eux, sur mesure.

 ***

Vivre c’est donner la main au temps qui est dépourvu de main.

 ***

Il arrive qu’une caravane traîne non pas une fumée derrière elle, mais le feu lui-même.

 ***

Un chien se retire d’une caravane sans aboyer. C’est curieux, alors que tout laisse entendre qu’on l’en avait chassé sous peu!

 ***

Un pas improvisé de voyage a curieusement plus de feu qu’un pas prévu à l’avance.

 ***

Une petite fille appelle son petit chien blanc Parce que.

 ***

La poésie parle aussi de ces moments privilégiés où il ne se passe rien.

 ***

Tant pis pour les mots qui n’ont pas peur du réel!

 ***

Comment décrire la réalité avec les mots qui comptent 500 mystères?

 ***

L’aimer, c’est s’emparer de son abandon même.    

 ***

Je ne comprends pas comment une femme peut juger de la beauté d’une autre femme. Il faut être un homme pour cela. Je me souviens qu’à chaque fois qu’une femme me dit d’une autre femme qu’elle est belle, je me suis toujours trouvé en face d’une femme laide.
 
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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 16:22

1.

tiens le matin qui se colle

aux fenêtres l’appel des

nuages lancé à

cris ouverts

mon visage a parfois ses ravages

qu’une nuit n’a pas connus

les profils obliques rendus

par les miroirs s’additionnent


2.

le soir n’en peut plus

de pleuvoir rose

deux idées s’accumulent

d’autres reviennent du jour alangui

j’écris à perte de contrôle


                                                    ...




Suite de 32 poèmes de Nicholas Giguère, doctorant en études françaises à l'Université de Sherbrooke, Québec... 
 
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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 18:13


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------------------------------

le peu qu’on ressent
le peu qu’on sait
encore

qui tient là

dans si peu
d’espace

dans si peu
d’encre

------------------------------

vivre décomposé
en miettes

des fissures dedans
le crâne

et sur le sol
un peu partout
― des éclats

------------------------------

la douche ―

dessous gratter
une nouvelle épaisseur

tourbillonne longtemps
dans le vortex

l’écorce est partie déjà
depuis ― on est nu
face au miroir

à nu démuni 
vulnérable

lombric
ver

------------------------------

autour ―

des murs

― quatre

propices à l’oubli

des moments s’effacent
s’écroulent dedans
des pans entiers

reste un tas
un pierrier

des éclats de mots

------------------------------

la chambre ―

le regard ne porte pas
très loin

l’angle du lit
le lavabo l’armoire

dans le carrelage
dix-huit fissures

toutes ces choses
qui absorbent
l’espace le regard

un peu ―
trop peu

------------------------------

au sol les carreaux

minuscules on les regroupe
par quatre neuf seize vingt
cinq ― ainsi de suite

de plus en plus dur
de plus en plus vain
dérisoire

du temps passe
pas assez 

pas assez
vite

------------------------------

― le lino les plinthes
noirs par endroits

au plafond les cloques

derrière les rideaux
la peinture tombée
par plaques ―

l’univers entier qui
s’écaille à petit feu


(Antichambre, 2009)


Ces textes sont tirés d'un recueil intitulé "Antichambre" qui en compte une centaine. L'ensemble raconte une descente, un enfoncement. Ces extraits en constituent l'ouverture...

 

http://jmundriener.blogspot.com


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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 14:08

poe89.jpg

 Chut

Chuut 

Chuuutttttt


Cesse, cesse

Cesse donc cesse

De pleurer de pleurer…de pleurer

Cesse t’ai-je dit cesse tout ira bien

Tout ira bien tout ira bien je t’ai dit pleure pleure cesse

De t’écraser contre les miroirs les rires les insomnies

L’inoubliable et l’incertain l’inoubliable certainement.


Et bannissons les examens de conscience qui nous révoltent(…)


(…)et nous soulèvent le cœur l’enclume

le diaphragme et si je te dis


(je t’aime)


écoute et ne réponds pas

les sales gouttes

diapason l’instance :


Crois-tu

En l’éternité ?


L’infini la métastase l’infini la métastase l’infini la métastase

Essaie voir chichement d’imaginer l’orgasme

Le prochain épanchement

De nos douleurs d’adultes.


Souhaitons bonne chance

Aux ganglions lymphatiques.


Ma fatigue s’ennuie.

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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 16:27

ART610 KUC


LA VILLE QUI EST EN VOUS

 

Vous vivez dans la ville en vous que vous avez achetée par un marchandage silencieux.

Vous n’avez pas encore pu apurer vos dettes.

Sous vos paupières noircissant vous essayez de ressentir certaines choses.

Sans vous rendre compte de votre éloignement de vous-même, vous partez loin en utilisant vos cordes de pensée tel un télésiège.

Vos avez le frisson au fur et à mesure que vous touchez d’innombrables éléments.

Dans vos cris au moment où vous ressentez des secousses dues aux échos de vos paroles qui dépassent la portée de votre pensée, vous faites fuir les oiseaux devant vous. Lors de vos respirations, vos roses se fanent.

Lors de vos moments de folie, vos cristaux tombent de vos toitures.

Au fur et à mesure que votre champ de pensée se rétrécit, votre ville grandit.

Vous vous fatiguez à force de courir dans les rues et les avenues.

Au fur et à mesure que les lumières de vos machines de tension tombent sur vos nuits, vos êtres humains se robotisent.

Vos crapauds de vos eaux sales font peur même aux crocodiles.

Votre voyage intérieur vous fait vieillir.

Vos cris internes s’amplifient.

Vous produisez des difficultés à quarante pattes.

Les cellules auxiliaires de vos laboratoires ne vous donnent pas l’occasion de vivre des moments agréables.

Pendant que l’indicateur de la peur en vous vous lâche de haut en bas, vous n’avez même pas la possibilité de parler.

A chaque mouvement d’horloge, les saisons s’arrachent de votre cœur…

Votre solitude n’arrête pas de traverser votre esprit.

 
 

Üzeyir Lokman ÇAYCI

Mantes la Ville  -  22.09.2002

Traduit par Yakup YURT

Bruxelles, le 23.09.2002

 
 

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İÇİNİZDEKİ ŞEHİR

 

Sessiz bir pazarlıkla satın aldığınız içinizdeki şehirde yaşıyorsunuz.

Henüz borçlarınızı ödeyemediniz.

Siyahlayan göz kapaklarınız altında bir şeyler hissetmeye çalışıyorsunuz.

Kendinizden uzaklaştığınızı fark etmeden düşünce tellerini teleferik gibi kullanarak en uzaklara kayıp gidiyorsunuz.

Sayısız unsurlara dokundukça tüyleriniz ürperiyor.

Sizi aşan sözlerinizin yankılarıyla sarsıldığınızı hissettiğiniz  anlardaki bağırmalarınızla özünüzdeki  kuşları kaçırıyorsunuz.

Nefes alışverişlerinizle gülleriniz soluyor.

Çılgınlıklarınızla  çatılarınızdan kristalleriniz  dökülüyor.

Düşünme alanınız daraldıkça şehriniz büyüyor.

Sokaklardan, caddelerden koştukça yoruluyorsunuz.

Gecelerinize gerilim makinelerinizin  ışınları düştükçe robotlaşıyor insanlarınız.

Kirli sularınızdaki kurbağalarınız timsahları dahi korkutuyorlar.

İç yolculuğunuz  yaşlandırıyor sizi.

İçinizdeki çığlıklar büyüyor.

Kırk ayaklı zorluklar üretiyorsunuz.

Laboratuarlarınızdaki  yedek hücreler size tatlı anlar yaşatmaya fırsat vermiyorlar.

İçinizdeki korkunun göstergesi sizi  yukarıdan aşağılara bırakırken siz sesinizi dahi çıkaramıyorsunuz.

Saatler kıpırdadıkça mevsimler sökülüyor yüreğinizden...

Aklınızdan hep yalnızlığınız geçiyor.

 
 

Üzeyir Lokman ÇAYCI

Mantes la Ville,  22.09.2002


=> Présentation de l'auteur

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 18:24


La poésie Body Bags, une poésie sans calmants publiée sur internet, sous le nom de “l’écriture sans calmants” depuis l’année 2004. Chaque Body Bag est un poème. Chaque poème est contenu dans un Body Bag.
Les Body Bags sont l’épithélium épilé de l’écriture sans calmants, mon crassier, ma douleur, ma grosseur, ma grossesse, les saignements importants de l’homme écorcé, écorné, de l’homme en morceaux, de l’homme écrêté, égoutté, du monde presse-purée.
Le Body Bag est un mal à bars, un fil de faire barbelé, il contient le pissat de la plaie.
La poésie n’est pas faite pour s’en sortir.
On ne sort jamais d’un Body Bag.
Le Body Bag est la salle de teint du cœur du poète bouché, l’amour mal emblavé, l’amour de marque à courte durée de vie, une poésie sans racontar, sans raccourci, sans raisonneur et loin du raisonnable.

Pascal Uccelli, le père de la poésie Body Bags





© Pascal Uccelli, 2004 – 2010  - Tous Droits Réservés - Toutes Reproductions Interdites
l’écriture sans calmants… Poésie Body Bags est une marque déposée
«l’écriture sans calmants…» et tous les Body Bags écrits par Pascal Uccelli sont déposés et protégés par «Copyright France»,  «IDDN» InterDeposit Digital Number
et «SGDL Cléo» Société des Gens de Lettres de France


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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 18:43


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J'ai des axes, des directions,

des surfaces de contact, de bonnes raisons,

j'ai un volume, une consistance.

J'évolue dans le temps.
 

Je vis dans un cube blanc.

Sur ses parois verticales

se trouvent des taches rectangulaires

et colorées,

c'est plus gai.

Au sol un quadrillage froid

me donne un repère.
 

Je mange dans de petits disques durs.
 

Je dépense de l'énergie

pour me déplacer entre deux cubes

j'ai deux triangles en fer

et deux roues.

Je trace des lignes fines

d'un point à un autre

à un autre à un autre

à un autre

à un autre.

J'ai des problèmes de circulation.
 

Périodiquement l'obscurité

envahit tout
 

alors
 

je m'allonge sur un pavé bleu, mou,

un rectangle de tissu blanc me recouvre,

ma tête ronde se pose

sur un carré vert ou pourpre.
 

Quand mes fonctions vitales

auront cessé,

je ne veux pas qu'on enferme mon corps

dans une caisse

et qu'on l'enfouisse dans l'épaisseur du globe.
 

J'aimerais qu'il brûle

et qu'un souffle d'air

chargé du parfum des jasmins

le disperse dans le soir

et le mêle aux embruns de la mer.

 

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l'ARPeGe !

 


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créée à Grenoble en 2005 par


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Contrat Creative Commons

RAtUReS éDiTiONS !

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vincent delhomme a celle que je ne connais pas couv copie
* à CELLE QUE JE NE CONNAiS PAS (RECONSTRUCTiON) // Vincent DELHOMME
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* UN DESTiN GRêLE // Vincent DELHOMME
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images couv perso 7122
* PROMENADE SOUS LES ARCANES // Yiannis LHERMET
.
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* RECUEiL COLLECTiF // RAtUReS
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