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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 18:35


inter6

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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 18:56


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Nous disons tous l’oubli avec des souvenirs et des souvenirs avec l’oubli. Il y va de la nature même de notre mémoire.

 ***

Il est des moments où la réalité faiblit un peu pour laisser plus de place à la vérité. Et si la poésie n’est pas l’agent de ce rééquilibrage, c’est qu’elle est inutile.

 ***

Puisqu’on accepte de Dieu la vie, il faut aussi accepter de Lui la mort.

 ***

Est-ce qu’un peintre réussira jamais à représenter le ciel indocile d’entre nos mains?

 ***

1)Non, mille fois non, la réalité n’est pas un non-lieu de la vérité, mais son autre signe de ce côté ci des éphémères apparitions.

2)Non, mille fois non, la réalité n’est pas un non-lieu de la vérité, mais son éphémère apparition.

3)Non, mille fois non, la réalité n’est pas un non-lieu de la vérité, mais son autre langage de ce côté ci des éphémères apparitions

4)Non, mille fois non, la réalité n’est pas un non-lieu de la vérité, mais son épaisseur lacunaire.

5)Non, mille fois non, la réalité n’est pas un non-lieu de la vérité, mais la vérité elle-même inaccomplie dans la vérité accomplie.

 ***

Il est des peintres qui représentent des actes humains d’amour comme une scène sexuelle avec la mort elle-même.

 ***

Le premier tort du mot, et le dernier, est qu’il est difficile d’usage pour cause d’infini.

 ***

Si la pierre ne sent pas son immobilité, eh bien le poète est là pour y remédier. En moins en imagination.

 ***

Au dehors, l’orage bat son plein avec toute la haine requise.

*** 

L’écriture des aphorismes est d’autant plus redoutable qu’on y commet beaucoup de “bourdes”, mais il faut parallèlement avouer qu’il est infiniment moins grave de faillir dans un texte de quatre ou cinq mots que dans un roman de centaines de pages.

 ***

C’est au bord du ruisseau que les fées font leur travail de merveille. Comme de juste.

 ***

Pour le poète, l’aube, ce n’est pas uniquement la renaissance du monde, mais un réveil cosmique pur et simple.

 ***
 
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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 21:53



Faire-la-poussiere_Raph-Ver.jpg

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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 20:41



inter1a

inter1b

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 12:35


Je crois finalement que le cri de foi le plus fondamental reste tout de même le silence.

 ***

Que voulez-vous, les hommes médiocres préfèrent la raison à la vérité!

Que voulez-vous, les hommes à peine moins médiocres que les précédents, préfèrent la beauté à la vérité.

 ***

Est-il un seul homme qui ne respire sans la caution directe de Dieu?

 ***

Le néant n’est qu’un simple petit raté du temps, par la volonté de Dieu.

 ***

L’on ne pourra parler de poésie que le jour où l’on aura épuisé toutes les possibilités du réel.

 ***

Un arbre bruit désespérément: c’est l’affaire linguistique du vent du matin.

 ***

Le ruisseau est certes infiniment miraculeux, et je le sens nettement. Mais en dépit de l’attachement que je lui montre à tous les moments de ma vie, il ne me révélera jamais la fête des nymphes qui se déroule tout le temps à une de ses rives.

 ***

Pour l’instant, la pierre est sous l’effet d’un puissant soporifique (métaphysique(?).

 ***

Combien d’entre nous ne se gênent pas pour survivre lorsque l’un de nos plus chers proches meurt?

 ***

La dernière respiration est préparée en nous de longue date.

 ***

Si l’homme pouvait savoir à l’avance d’une minute uniquement tout ce qui lui surviendra, sa vie deviendrait un enfer. Dieu a fait les choses et il les a bien faites.

 ***

Je jure devant Dieu que le bénéfice sublimissime que je retire à l’écoute d’une chanson d’Oum Koultoum est infiniment plus grand que celui qu’éprouve un milliardaire en dollars qui se délecte d’être aussi riche.

Je jure devant Dieu que le bénéfice sublimissime que je retire à l’écoute d’une chanson d’Oum Koultoum est infiniment plus grand que celui qu’éprouve un roi en se félicitant d’être roi.

Je jure devant Dieu que le bénéfice sublimissime que je retire à l’écoute d’une chanson d’amour d’Oum Koultoum est infiniment plus grand que celui qu’éprouve le plus grand amoureux de l’histoire de l’humanité.

 ***

Parfois, il faut être puissant, pour ne pas utiliser sa force.

 

À suivre...


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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 11:49


1er CHAPiTRE D'UN ROMAN à VENiR...






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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 12:19

HK


En noir
aux marges
violette
les cris
de la ville
en blanc
la foule
les feuillets
l'affiche
pyramides
attrapant
le vent
le ciel
les échafaudages
en bambou.

très haut très haut les échafaudages

Inquiète
nerveuse
surpeuplée
juste derrière
l'étal de la
marchande
où sont posées
bien rangées
des piles
enveloppes
jaunes
à fermeture
de corde.


ça m'impressionne la fermeture à corde des enveloppes posées à même le sol

La ville n'attend pas
elle s'impose
like a Queen
colliers de pluie
vent et tempête
fantômes
nous naviguons
seuls
rose rouge et
bicyclette bleu-canard
dans les regards.

Les fermetures à corde - je ne vois pas ce que ça - me rappelle

Fleurs du silence
dans les bambous
le bruissement pourpre
des singes
sur ciel si clair
l'histoire du requin
et des garçons-coiffeurs
racontée par jeanine.

Repas
rapide
nouilles
craquantes
et pattes
de poulet
au soja
un petit enfant
mange une soupe
ses yeux au niveau
de la table,
une petite surprise
pour la reine.

La pile d'enveloppes jaunes à fermeture à corde -chez mon grand-père- peut-être?


(Michèle Arroyo, Carnet des heures longues, Hong-Kong, 1996)

http://if6was9.hautetfort.com


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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 13:28





Le corps de Juliette était devenu la ville de Roméo. Il promenait son regard sur le paysage, balayait des yeux le lac de sa chevelure, se baladait sur la grande avenue de sa nuque, prenait le temps de déjeuner sur la terrasse de son torse, s’abritait à l’ombre dans son nombril pour y faire une petite sieste, passait la porte du plaisir et en goûtait le fruit velouté, puis il admirait la fontaine.

Ensuite, il prenait un virage à gauche, sillonnait de sa main la courbure de son bassin, visitait lentement, descendait et arrivait à une impasse, infranchissable avec une muraille autour, alors il la survolait et remontait.

Après, il allait poster une lettre de mots doux à l’angle de son oreille, parcourait le tour de son visage en sautillant au-dessus de ses grains de beauté, se désaltérait à la source de ses lèvres pendant que ses doigts lisses coulaient le long du boulevard de ses hanches. Il rebroussait chemin, gravissait la colline de ses omoplates, prenait un grand tournant, grimpait la montagne de ses seins avec sa bouche, arrivait au pic de son téton, en faisait le tour avec sa langue, y reposait sa tête quelques instants, s’y installait enfin de compte, et y dressait son temple.

 

La journée passait très vite dans cette ville.




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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 13:03





Il était écrit dans la cire. Nous

Prendrons un café. Ensemble

Là-bas, au bout du monde. Addis abeba.

Budapest. Là-bas. Sur le coin de ton bureau

Je t’y écrirai des morceaux de poésie.

Des misères de travers.

Des diagonales. Des lignes dont on perd le fil

En pensant : tiens, c’est ici.

Juste ici. Sous ta paupière.

 

Je croyais passer le temps. T’oublier

T’oblitérer sur un courrier. Longue distance.

Traverser la mer en vitesse de croisière.

Une putain de timbre-poste. Mais le temps

Ici comme là-bas. C’est pareil. C’est

Une conquête de l’espace restreint.

Ces lieux sans tentures. Sans parfum.

Où tout s’écrit sans jamais se dire.

 

J’avalais la poussière. Sous le lit. Sur

Son corps, la vapeur de nos transpirations.

J’escomptais aux souffles de biais

Aux rires chaotiques. Des fins de soirée

A manger les vecteurs de l’oubli

A chanter aux vies de parler en silence

Mais c'est d'une autre dont je te parle.

Nos itinéraires divergeaient. Toi, l’alcool

Muet. Moi, la poésie du langage ordurier.

Alors que nous marchions de quinconce

 

Je pensais ne jamais côtoyer la mort

Cible mouvante. Jamais atteinte

Toujours debout. Le commencement des larmes

Avortées. Du jazz, permission de s'évader

J’encensais fort mes potentiels invisibles.

Te sachant souffrante mais jamais. Abdiquant

Je savais me mentir. Et aux mondes alentours.

Tiens : c’est ici. Et nulle part ailleurs

Ni le ciel. Ni les convulsions de l’étoile. Du Nord

Du grand Nord. Celui des perditions

Et des volcans effacés des cartes.

 

Je trace une errance. Solitaire aux doigts longs

Parlant de la reine aux douleurs immenses

Tous ces poèmes. Ces rejetons miniatures

Pour ne rien dire. Ne rien sauver. De ce qui

Ne peut l’être. Je ne participe seulement

Qu’aux révélations douteuses. Du passé

De nos vies perpendiculaires. Droites gauchies

Qui finiront. Un jour, une aurore. Par se croiser

De nouveau, ici ou là-bas. Dans l’exotisme

Falsifié. Dans l’usurpation du grand Nord

 

03/09/09


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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 14:21
 
 Le mot n’est pas un apprenti-vérité, mais la vérité elle-même.

 ***

Beaucoup d’hommes portent le sommeil des rêves qu’ils n’ont pas vécus.

Beaucoup d’hommes portent le rêve des sommeils qu’ils n’ont pas vécus.

 ***

L’horizon est à perte de moi...

Je mets la main au ciel.

Puis je me place

au dessus du haut de moi.

 ***

Le mot est la seule véritable résultante de l’explosion d’un astre.

 ***

Un conte vieux de tous les mondes, de tous les âges, de tous les croisements avec les ombres.

 ***

La splendeur de la poésie est dans l’inconnaissance de la poésie.

 ***

J’aime les villes fixées par des dunes. Par intention inconsciente.

 ***

Les sortilèges non occultes sont les meilleurs.

 ***

Les pires bureaucrates des mots ce sont les poètes.

 ***

Les artistes vivent en s’opposant au temps.

 ***

Et si le parler des pierres était un chant entendu des fées de remplacement!

 ***

Les poètes de nos jours, qui aiment Rimbaud, sont devenus des hommes aux semelles de néant.

 ***

Entre la vie et la mort, il n’y a pas de point, si ce n’est que pour certains, c’est le cas, tandis que pour les autres, c’est une virgule, et pour une autre catégorie de gens, c’est un point-virgule.

 ***

Par les mains, le ciel est déjà greffé en nous, mais qui s’en soucie?

 ***

Quel silence de la pierre auto- proclamé à la face de l’esprit ensorcelle les fées fascinées par l’ordinaire du monde?

 ***

Suffit-il que le jour soit éclatant pour qu’il doute de la nuit et de son obscurité?

Une énigme rescapée de la vérité

ou de vérité.

 ***

Je jure que le mot permet un va et vient conséquent entre la réalité et la vérité, entre la réalité et la vérité. D’autant que Dieu ne s’est adressé à l’homme que par la parole.

 ***

Dieu, ce trans-mot.

 ***

J’apparais sur mon corps.

Et je transparais dans l’idée.

 ***

Je suis incorporé au temps, comme si j’en étais le prisonnier, mais je m’en libère sans cesse ou par la pensée ou par l’esprit ou par l’idée.

 ***

Je suis l’au-delà du temps car je porte Dieu.

 ***

L’homme est la partie la plus importante du temps.

Le temps est la partie la plus importante de l’homme.

 ***

Puis-je me poser cette question idiote?

Lorsqu’on dit l’heure, ne commet pas un contre- sens, dans la mesure où il n’existe pas douze ou treize heures, mais une seule et même heure qui ne fait que se répéter?

 ***

Nous sommes quasiment tout le temps dans la para- existentiel, par la mémoire, l’émotion, la foi et même la pensée, tout simplement.

 ***

Je devise avec le mystère insondable de ma respiration qui a un air de famille avec le premier mouvement de l’eau dans l’univers.

 ***

Au fur et à mesure que l’homme vit, il construit un château de temps encore plus friable qu’un château de sable.

 ***

Ce n’est pas parce que l’homme meurt, qu’il incarne catastrophiquement le temps.                        

 ***

L’homme croise le temps en emportant avec lui une brassée ou un grand courant d’air, d’un air particulier qu’on n’a pas encore identifié.

 ***

L’homme est le temps sans espoir d’éclair.

L’homme est le temps sans espoir de retour.

L’homme est le temps sans espoir de retour d’éclair.

 

À suivre...

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