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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 20:46

    Squelettes se disputant un hareng saur. James Ensor (1891)

 


 La cravate sans la montre 

 Sans corps pas de prime 


Se disent les grands hommes quand ils ferment les yeux  aux autres les insignifiants vidés

D’un organe puis deux puis trois un peu plus ou moins qui vivra se réveillera et verra

Mais moi je ne vois pas de guillotine j’imagine seulement mon index courir sur la cravate qui cacherait ton infâme cicatrice celle qui éructe de l’aine à ta pomme d’Adam

Un cliché disparaît                                                                                                             Puis plus rien

 

En ta mémoire

Ô charogne muette, que dirais-tu si tu pouvais raconter

Mon oreille cherche ton souffle mes pensées tes pensées

Tes yeux verrouillés m’ouvriraient presque les murs sans portes richement décorés

De ta ville prise à la gorge nouée de béton sale d’acier de sable d’or sans fin

Comme une antique mer  épuisée

De bercer les âmes tourmentées sous l’œil indifférent d’une montre arrêtée


 

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 21:14

 


Joker face

 

D’abord fut le cri. Très loin dans le temps, autant qu’on m’en souvienne, douloureux certes mais motivé, déjà.

Me donner un genre, d’abord, aberration née de l’emprisonnement fœtal, première expérience de l’humilité du cachot, du chaos de la solitude, vaste nécessité de l’entrainement au flottement et à la noyade : première endurance conjoncturelle de toute larve humaine.

Une fois dehors, j’ai pleuré de devoir renier mes perceptions archaïques.

Apprentissage rapide de la parole, de la gestuelle, de l’escalade comme de la danse pour exister socialement, des us et des coutumes, et des uns, et des autres, et des battements de cils narquois devant le spectacle de l’affolement des rêves et des étoiles filantes pour me réfugier loin de l’orage du monde…Mon cœur joyeux s’efforce de battre seul  et serein comme une anguille sous roche.

Amis ou assimilés, comment pourriez-vous être assurés que j’existe, que je suis bien là, face, avec vous ?

Oui, qui suis-je, égarée, oubliée, effacée,  dans l’ombre agitée de la foule des êtres?    Chaque seconde, captivante, m’emporte loin de ce que j’ai cru entrevoir furtivement de moi-même…

Amis aux doux miroirs, amis de longue haleine ou amis coup d’coeur, amis de cœur, amis décors, amis cleanex,  où êtes-vous pour témoigner de moi-même ?  Sur Facebook,,,,,,mais moi je n’y suis pas, en cet âge or et numérique, me voilà déjà transparente dans les cœurs, incapable de succomber aux baisers du double-clique, écoeurée par la doucereuse perspective de

porter l’anneau ancillaire de la communauté écorchée de l’écran

Ô cinquième colonne, ô mes amis, voyez comme j’existe, profonde et immédiate, mes traits increvables s’entrelacent en mots et images incandescents, goûts et couleurs libertines, petite littérature  d’annonce, ouvrez grand vos beaux yeux, et vos bons coeurs, bondissant chaque seconde, comme c’est passionnant comme j’aime-j’aime-peut-être-pas le Dalaï-Breton ou Michaux, le Till death do us part de Louise Ciccone ou le pittoresque Clair de lune de ZZ -Beethov’, les falafels du Liban vert ou les iconoclastes golden kiwis estampillés New Zeland, vos yeux rieurs ou mes yeux ricaneurs, les lignes de démarcations ou les appels  à la résistance

 

PLEASE NO WAR , PEACE, JUSTICE


AND WHAT ELSE ?


Ainsi à jamais gravé dans la mémoire virtuelle mon profil unique pourrait  donc m’ouvrir la grande porte orange de vos cœurs !

Furtif oui ! Splendide et inespéré oui !


! JUST STAYIN’ ALIVE !


Je ne serais plus seule, bercée par l’intérêt évident avec lequel  on me considère – c’est vrai que ma promesse fracassante de me métamorphoser en vampire sera -   fenêtre après fenêtre mon image s’empare de vous autres  devenant  si unique et si immortelle

Enfin apaisée, je m’endors sur le Yaspop d’Arabology succombant à un énième compte à  rebours de tous mes innombrables amis, so sweet and cheap, communauté jouissive d’éclatants  youcouncouns,  noyés au fin fond de la toile assourdissante.


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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 14:20

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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 13:31

 

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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 20:11




E.t je t'écris d'un pays rouge et paresseux
    Pareil aux nuages lents du poète
        En cavale
    Lentement ma mémoire au détour naïf d'une monstrueuse rangée d'oiseaux de paradis
 Se prélasse
Vindicte d'étoiles folles exhalant leur lent et douloureux encens
    Les vrais poèmes - fugaces - ne laissent pas de traces

                                              Demi-mots pour ne pas dire phalange de rubis dérobés sous mes lèvres
                    Vous m'échappez toujours
Dans l'abîme éreintant des ruelles du ciel



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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 14:09
Autodafées…
Les fées n’ont plus d’effets personnels… Fragments acérés d’un corps-galère…

« Rêve croqué dans la cerise sucrée, dans les bois barbus du Spleen foncé, seule sur le noyau désolé du fleuve des noyés … »


Les fées n’ont aucun effet sur mes pattes de poulets

Comme une bruine de mai réglissant sur les cirés

Sur les amourheureux endormis des bois transis

Sur les marais effacés comme l’émoi de mai


Les fées ont peu d’affect jadis leur baguette

A glissé, ma seule Marilyn

A goûté aux barbituriques après sa dernière fessée

Son sommeil exemplaire n’avait rien de magique

Les fées ont défoncé Norma Jean

Les fées ont froncé le spleen foncé

Du fourreau de l’Angeline

Les fées effacent les traces de leurs méfaits


Comme des greluches de calendrier

Lascif elles pèlent leur peau d’orange à vif

Avec les pattes du poulet dépressif

Comme une greluche de bénitier


Les fées jalouses de fil en aiguille

Veulent empêcher tous mes effets

Fragiles comme le violon d’Ingres

« Rendez-moi Angeline avant que la nuit ne rende ses Affrites  »

Ciel ! la nuit envoie ses uppercuts -une myriade de satellites-

Le ciel m’empêche de me révolter

Le ciel aime bien les contes de fées révoltées

Le ciel aime bien rôtir les petits poulets

Au tournebroche des fées

Un Walpurgis édulcoré m’emporterait loin par delà l’exponentielle apparence

Les chutes de reins du violon d’Ingres s’animeraient

Les fées garderaient les yeux fermés

Les fées garderaient un tiers-nœil sur la partition d’Orphée

L’eau douce coulerait à flot sur la joue tendre des bois ronronflants

Tantôt la merveille s’éveille en feu sans merveilleux torrent

Les pommes d’amour abandonnées sur les arbres de la forêt

Les gueules d’amour fracassées comme les os brisés des orfraies

Les flonflons révèlent le manège des fées ces ogresses de l’enfance


Les fées m’ont toujours fait un drôle d’effet

Elles prennent leurs gommes comme on prend son pied

Et s’acharnent

Sur les amourheureux effacés

Les amoureux du Rhin de mai

Qui s’effondre sur les chutes de reins

Des powaimes du vilain Wilhelm…

Des fées aussi effrayantes qu’effrontées, que j’aurais affrontées si…

Mes paupières de lys, aussi agitées que l’eau brûlée de la forêt ne songeaient pas à s’éclipser nord nord-est,

Ce dernier effet m’effraie,et pourtant, faut-il brûler ces serpentes aux cheveux verts

Ces souvenirs cousus à l’envers, dans les ronces du Spleen perdu de mon Eden Under-Arrest,

Qui ne s’effacent plus…

Ces tue-powaimes du vilain Wilhelm,

Je les ai cueillis sur un affreux poémier balafré d’insipides cantilènes

Sans effets personnels sans amour-haine

Alors

Les fées feraient mieux de s’effacer

Les fées feraient mieux d’effacer mes strass de poulet les traces de mes phrasques sur les traces du poémier saigné aux doigts de fées de mes honteux appétits

D’en découdre avec les fileuses d’heureuse destinée…


Ces Harpies m’ont abandonnée sur le pilori rocheux cher aux proscrits

Du fleuve de Schnaps…

Vernissage féerique sans barba papa avec barbituriques

Noir croquis au fusain…

«Demi portion de sexe à flibustiers,

Nous te confisquons tes écailles d’amour sans vice

Vice Versatile te métaphormose en lovatile de xule, pépée d’ ivoire au violon encanaillé, bombyx aux seins désaccordés »


Et la Lorelei fut…

Qui je fus je fuis…endormie sur mon caillou en toc…

Une Laura Lee sucrée comme Chérie-lyn, mirage endormi dans le rétro de son Bus Stop

Dans l’eau des rêves, mes soupirs de sucre sont les vilains secrets d’un violon encanaillé

Les fées ont lacé ma guêpière sur le boulevard éphémère,

estampillé d’autres auréoles sur l’airain de ma chevelure que défait la nuit

Monstrueuse au pied nu comme une arabesque qui remue quand on défait son lacet, la nuit

Qui je fus je fuis…


-Mes chutes de reins ont perdu leurs écailles de massepain

Ma voix nue ment comme les tronçons d’un serpent ému


Ces vilaines filles, ces très-faulses Saintes , ces garces désaxées, ont tracé la déroute d’un Ange heureux sur mes jarretelles de plâtre

Les Fées, la main froide, se sont évadées, les hurle-vents cernés de strass,

En météores ataraxiques, sillonnant les réglisses, sans laisser de traces,

Frôlant mes yeux-bouches cousus par les uppercuts de ces vilaines

Brutes, qui serrent sensiblement l’écorce lisse des longues-vues fantasmatiques

-dernière entourloupe de passe-passe-

Mes marâtres infernales ont emporté la clef du massepain

En emportant la chaloupe du marin

Trois petits tours de Rhin et puis plus rien


( à Guillaume A…et ses divins powaimes…)


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