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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 18:00

 

  © Is This Hole / Cat Power / What Would The Community Think, 1996

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Monstrueux enfants du déclin

Varice à force de rupture

Inondera de sang nos pieds d’argile

Cruauté seule abstraite à

L’écoute de nos silences

Improbables


Nous communiquerons pour le bien de nos races

Insensibles à la grande question

D’après le vide

D’après le grand rien

Qui ronge – enfants

Nos sommeils

Et nos rêves sans suite

Ou crevés d’insomnie

//

J’ai cru un jour

Pouvoir dire à mon père

Mes rêves d’enfant

J’ai creusé mon départ de mes trente-deux dents

Acharné

Sans démordre

Et les deux pieds sur terre

 

Mais la tête on sait pas trop

Où elle peut se perdre

Alors un soir

On creuse un grand trou

Et on la met dedans

Et on poursuit ses pieds

Jusqu’à l’autre trou

Bien plus grand

Que d’autres auront creusé

Pour nous

Six pieds sous terre

Là où les pissenlits

Aiguisent leurs racines

//
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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 18:00
...
...

buste-et-corps

 

 

D'après Stéphane Mallarmé


 

Cette écume de verge verte

Au beau sillage de sa croupe

Étend sa trame tel un poulpe

À ma sirène aux mains offertes.


Nous naviguons, là, sur la crête

De ces fantasmes qui me coupent,

Entre ses hanches qui chaloupent,

Hurlant de leurs foudres muettes ;


La blanche ivresse de nos âges

Jouissance amère et sans partage

Jusqu’au beau zénith de son cul ;


Belle amplitude qui me voile

Ce trop d’essences sans dessus,

Ce jour nouveau qui nous dévoile.



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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 20:00

 

scarabéA

 

 

Une construction qui me
Tiendrait tête dans le seau humain
Une obligeance envers moi-même
Une préférence pour la crucifixion
-------Heureuse

Qu’on se déhanche pour
Subvenir à la curée

Qu’on contractualise nos rêves
En heurtant sur des troncs nos bras gantés de blanc
Catégorisons la nuée sous son venin
Écumons les oracles de peu d’horizon
-----Et venons-en aux mains !

À la courte paille tirons celle qui sera tranchée !


La hache se prépare à souiller le voleur
Le jeu que demain ne fera pas vainqueur
Subodore à l’odeur la rage de ses reins

La teinte du corps se répandra de gris
Sur les lignes autrefois
Infécondes germera
Des choses
Des choses d’entropie majeure
Belles comme l’hybride d’un rat
------Et d’une rose

Symbiose d’invécu
Surmontée du sceptre au charisme vengeur -
Le sceptre et sa mycose d’avoir
Trop voulu se frotter au sexe
Ce divin diviseur de races
Qui de folie féconda l’océan

Car il faudra s’épancher dans l’ombre
Découvrant le résidu de ses contours
Comme perdus par l’aura morte de sa chance -

Confiance sans nombre aux attentes du vent
Qui versera sans trop en faire
Les valses folles - surnuméraires
En trombes de vaches urinant
Sur le monde jusqu’au
------Débordement

Je me veux de mon temps et gerbe sur la raison !
Il n’aime pas son temps mais voudrait tant aimer -
Il s’efforce à souffler les braises du charnier

---------Qu’on se souvienne !
Qu’on rappelle au bipède sa position
Jusqu’à l’humble plaisir de marcher sur les mains
Joignant à nos pieds nus leur coordination
Bancale - Réapprenons la joie du feu
L’incandescence des premiers lieux
La marée d’embryons convulsés de vie
Qui s’acharnait à essaimer la terre
Ferme d’un pied qui existera dans des milliards de corps -

---Plus tard -
-------Bien plus tard

 

 

scarabéB


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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 19:45

 

 

Explosion-de-l-aquarium-vincent-delhomme.jpg

 

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 18:00

 

 

Urvarà
   Dans tes pages
      Comme en un rêve concentrique

 


Misère et beauté de l’arbre
Qui penche au‐dessus du vide


Désordre des branches
Comme quand des milliers de bras
Arborent l’essence – tendus
Vers le haut – brûlure


L’ombre miroir du haut
Equivalence souterraine
Symétrie de la double tension
   Sa réciprocité
      Sa circulation


Odeur de sève
La vie qui coule lente


Et la conjugaison des feuilles
Le changement qu’on ne voit pas


Puis la terre
   L’impact en terre creuse
      Du déferlement des eaux
   L’attente qui pousse
Le temps qui passe

 

 

Urvarà
   Ton histoire
      Comme en un rêve concentrique

 

 

J’entrouvre enfin mes yeux
Je laisse l’air s’enfuir
Je respire en ton nom
Et laisse l’air venir
      Repartir
  Revenir
    Repartir


J’oublie dans la respiration du monde
Le sacrifice du souffle coupé
La douleur de la table rase
Les larmes qui déroulent
Et s’effacent à l’orée
      Du désert

 

 

Urvarà
   Ta mémoire
      Ancrée dans un sommeil de pierre

 

 

trou-arbre2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 16:30

 

 

 

 

Cette sensation d’être noyé dans la masse, pris au milieu des cris, et de devoir crier plus fort pour émerger du magma des autres

N’importe quoi ! Idée individualiste ! Nous sommes mais si pauvres et si seuls, sans unisson
Discordants solitaires pétris de mauvais rêves…

Autres qui labourez le vaste champ de nos solitudes
Faites donc germer l’espoir !
En grandes pompes s’il vous plait ! Vidangez-nous de ces jours sombres
Faites valser les abat-jours, œillères de l’éclat divin

Mangeons l’altruisme en grappe en rendant grâce au son ténu de nos souffrances et de nos joies
Celles qui nous ont forgés
Celles qui vont marquer nos rides
Tous ces traits autour des yeux du rire, et le soucis en barre au-delà des sourcils, et qui seront notre livre vivant des heures encore chaudes où le visage en vie s’expose à tous les temps

Où quand le cri des sans-prophètes jaillit des larmes et que le monde exploite nos continuations
Où quand la vue des îlots de sérénité nous aura collé l’âme aux fesses pour ne plus se départir des astres des autres qui nous rendent heureux

Et j’aurai vu la mer se glisser sur nos âges, et j’aurai vu la terre nous accepter dans sa révolution – la première qui fut, la dernière qui sera

Quand les fientes du ciel sèmeront des nuages – Quand de ses brumes noires l’histoire acclamera la fin des hommes – Restera le souvenir des pierres qui, un jour peut-être, furent taillées, signifiant la beauté de nos mondes enfin morts

 

Rotonde idée du ventre ensemencé d’enfance
Forteresse d’amour, enceinte insouciante
La terre accouchera d’un songe à son image


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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 18:00

 

 

poignée rondeintérupteurlampe de plafondangle murs plafondrideaux à fleurslavabolampe néontableau salle de baindémarcation

      © VD - Hotel Room

 

Tentative de suite...

J’ai dans l’idée qu’un jour

Nous pourrons structurer une pensée

C’est possible

Nous l’avons déjà fait


Il a beau dire

Nous ne croyons pas à

 L’assoupissement

 

Il faut comprendre qu’à la suite de l’idée

Ne se présente pas forcément

Beaucoup

D’horizon


Ecrire serait creuser l’horizon

Pour y discerner des failles

Des ruptures de ligne

Des variations

            Entre

Le mouvement des vagues

 

Nous rejetons l’idée d’une pensée morte

Tournée sur elle-même

Cannibale


            Toujours une ligne d’action

                        Est un point tendu vers

                                    L’infini

 

Il y a des méandres dans ce mot

Bien sûr

Des tentatives

            Nous y avons des éclairs

                        Possibles

Pour ne pas dire tout à fait

            Notre place

 

(L’ivresse)


Certains posent leurs mains

En oubliant leur force

D’autres pêchent par excès

De délicatesse

 

(L’heure avance)

(L’heure tourne)


D’une seconde à ravir

Progressivement à l’autre

Nous grapillons

Des minutes aux heures

Et nous retardons

            L’échéance


(Croyez-le ou non)

 

 

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 18:03

 

triade-de-spores-en-fuite-copie-1.jpg

.

Il faut dormir bientôt

Et penser à sauver ce qui peut encore l’être...


Mais ce Je n’est plus rien dans la nuit qui me vole

L’appétit de mon corps projeté sur le mien


Entre ma vie se coupe en étapes succinctes

Un souvenir majeur de rubis et d’absinthe

Qui replonge à grand cri dans le fracas du monde


J’inonde à perdre haleine un espoir et sa larme

De connivence feinte flétrie sur son onde

 

Charme attaché au mien et de lui-même épris

J’attache un cœur sans vie au marbre de mes mains

.

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 17:13

  A-PAGAN-CAROL-full2-vincent-delhomme

 

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 18:14

 

pere-noel-cou-coupe-vincent-delhomme

a-vot-bunker-copie-1.jpg

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