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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 18:04

 

Dans la tristesse –

J’aurai encore des choses à dire

Mais je me remplis lentement

 

Il faudra parvenir au calme

Et ce sera difficile

 

Il faudra apprendre à mâcher

Plus que de coutume

 

- À déglutir lentement –

 

    - À déglutir lentement –

 

(...)

 

Un petit soleil mauvais couvert de larmes

Et qui gronde insolent à se prendre

Pour un orage

 

Un foudre de guerre faudrait-il dire !

 

- Aujourd’hui le soleil

A pété plus haut que son cul

 

Et s’est entouré de brume –

 

(...)

 

Ma tête est mon pré carré !

- Filiforme apostrophe que rien n’assomme -

 

J’inspecte sa dentition presque blanche mais

Cet état me fatigue

 

 

- Quand l’horizon louche à se croire crucifié -


(...)ruine

 

 

 

 

 

 

 

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 10:00

 

La-chevauchee-des-Vaches-qui-rient.jpg

 

(Clic sur le texte pour l'agrandir)

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 18:01

 

 

 

 

Banque en banquet bancal abdique quiproquo abscons nous qui sans cœur courons à corps complet en quelle cuite conne, cuisses en corne, queue en quinconce,

connaissons

 

 

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 18:01

 

 

<< Il n’y a absolument pas de différence

Amour

Entre la conscience du ventre et le feu qui nous pousse à le suivre

Il faut pouvoir courir – courir

Ou l’on se consumera sur place >>

 

 

MAGMA-_et-autres--ruptions_.jpg

 

 

Je me sens si proche du bonheur, et je me regarde vivre en osant encore me demander pourquoi ?

J’ai une femme auprès de moi qui dort et respire régulièrement, dans toute sa douceur et sa force.

Elle est une telle étendue d’amour et d’angoisse, tout comme moi, palpable et reine de ses contes de fées mais ne sachant évidemment pas la couleur du jour qui se lèvera demain.

Nous sommes uniques et autochtones en notre jardin d’Eden, conscients que d’un crépuscule à l’autre nous devrons vivre la chute…

Nous sommes heureux, c’est sûr ; portant peut-être avec sagesse nos erreurs et nos mensonges ; ayant vraisemblablement vécu et appris…

 

Alors nous voilà.

 

Mais nous ne sommes entiers que seuls…

 

 

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 18:19

 

cave-canem-vincent-delhomme.jpg

 

Une proie, au détriment du doute

Se sacrifie au pieu de mes envies…

 

J’avoue le larcin, j’ai bu

J’ai triché, menti

Calciné le rebus des vœux

Pieux, fragiles, brisés…

 

La moindre sensation fausse

Un discours laid s’arroge le droit

D’exister

 

Vipère enrobe le doigt de jus

Et lèche jusqu’à en crever…

Morsure

 

Rendons la clé au pâtre !

 

Laissons le cynisme aux chiens !


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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 18:17

A  Paul Valéry,

kb2765 c94 03.u 

      Ghislaine de Menten de Horne, La jeune Parque, 1935

 

 

L’harmonie de votre être est brisée de conscience

Et sa chute nouvelle a rompu l’insouciance.

 

Car vous êtes soudain devenue le miroir

De vous-même, et vos mains s’agitent sans vous voir.

La morsure de l’autre a rendu votre vue

Double, ambiguë et belle de vie qui se cherche ;

Dans l’opaque du ciel que vous contemplez nue,

Dans le bleu des embruns qui balance vos mèches.

 

Des larmes meurent sur votre corps étranger ;

Des pleurs roulent alors sans les avoir pleurés.

Des mots jaillissent forts de cet enfantement,

Des mots et des questions sortent d’un sifflement

Insidieux, tournoyant comme une fête fauve.

Un feu fixe et mouvant file, à la tête chauve.

Et vous suivez l’intrus sans être l’instrument

De votre volonté cédant aux pas pressants

De la curiosité.

 

Qui gouverne ce moi ?

Si ce n’était vous-même mais sous d’autres lois,

Engendrées par vous-même sous couvert d’un songe,

Pétri de sa grandeur d’universelle éponge,

Ecumante de moi, poreuse de sagesse,

Alléchante en ce cœur couronné de détresse ?

 

Alors la faim t’entraîne et soulève des voiles

Jusqu’alors inconnues qui s’enflent et te dévoilent.

La liane de ton corps s’étend vers le soleil

Aveugle qui te berce et te tend ses merveilles ;

Ton plaisir se conçoit du contact éternel

D’éléments ajustés à ta symbiose belle,

A la lumière fleuve déversant son souffle.

Synesthésie brutale où la mort se camoufle.

Mais déployant ta force et ton agilité,

Tu t’arraches sans heurs à sa brutalité.

 

Mais revoilà le doute... et la vie qui retombe.

De quel écho sinistre votre être se plombe ?

Sur quelle quête absurde vous voilà penchée ?

La dissonance belle de mortalité.

Ah ! l’appel de la tombe embrumé de fantasme,

Du repos de vos faims, de vos joies, de vos spasmes,

Ballant vos bras rompus à combler votre absence ;


La volonté perdue dans son double silence.

 


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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 18:42

 

16.jpg

© Vedrana Donic'

 

La musique se veut désormais salvatrice

Le souvenir sauve ces visages

Et leur nom…

J’aime la résonance de leur vie

En moi – en moi qui suis encore et toujours là

Parmi moi, dans moi

Aspirant à la bouche de mes présences

 

Je mange, manque de choses nouvelles

Elles me dérangent, manquent à leur ombre propre

Le lointain s’affirme étrange, con, cruel

Et à son goût j’aspire encore pour un temps

 

Conque à la mer se sacrifiant à la distance

J’érige une statue à ré offrir sans cesse

À l’alliance atlantique

Pour remordre ses fesses à l’alliage hystérique

Accomplir la mission de nos chairs consumées

Tenter, tenter, tenter

La chance et ses revers sans but

Penser l’attente, penser

Jusqu’à l’évaporation

 

Satané rut

Mon poison d’homme en somme altruiste

Qui rêve l’âme et l’animalité

Comblées ensembles d’un seul jet :


Petite mort de ce grand jour !


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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 18:04

 

Tronc2

 

 

Amertume d’un âge aux vues concentriques de ses failles -

Négligemment j’inspire

Et l’arbre m’avait reconnu

- Lui -

Comme séparé de ses racines

Mais s’élevant d’un même sol

 

(Alors l’arbre surprit le ciel)

 


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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 18:12

 

 

Sang-copie.jpg

 

 

Mort alors d'un excès de sang neuf irriguant son cerveau

on dit qu'il vit rouge la

dernière minute de son existence

 

Coup de sang et filtre à particules de ses colères

la buée s'éleva appauvrie d'une longue sécheresse

aboutissant à une forme nouvelle de coagulation

 

Si alors on l'avait bien compris

- sachant qu'il ne prononçait plus qu'une syllabe sur deux -

il aurait parlé de ses caillaux

comme d'un troupeau sombre de brebis

s'agitant sur un astre d'évaporation

 

L'évidence même de son prochain désert

ne l'empêchait de penser à la pluie

à une certaine émulsion retrouvée

et au retour probable de la fluidité

 

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 18:30

 

volets-bleus

 

Je vais pâlir un jour

Et refermer l’objet de mes lectures -

Devrai-je dire le noir de mes yeux face au monde ?

-----En attendant

La musique emplira ces journées

Comme l’eau les gours d’un torrent

Comme le soleil mûrissant le grenat des raisins

J’essaierai d’être simplement au monde

Et d’ouvrir tous mes sens à sa beauté absurde

J’apprendrai à défaire mes peurs et à me sentir vrai

-----Alors

Tout ne me semblera plus transitoire mais

Là au moment où ça est -

Dans son acceptation et son

----------Dépassement joyeusement envisagé


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