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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 18:40


Eve-rests-copie.jpg

Eve rests, Vincent Delhomme




La montagne légèrement au-dessus de l'horizon
- quand le vide s'installe enfin à l'intérieur -
dentelle l'idée de dieu

La neige est revenue de loin
- du fin fond de l'hiver au début du printemps -
et a surpris tout le monde

Nous n'en demandions pas tant mais
nous acceptions dociles sa présence
- Le froid nous faisait bien râler, un peu,
pour la forme -
Et l'éternuement montait, doucement, nous chatouillant le nez

Attention - s'il s'expulse
le temps du givre s'annonce
en plein coeur de l'éternité

 

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 17:09
405px-Omar Khayyam copy


Dans la poussière sur la poussière je jette ma poussière - et je m'en vais
 
À cent amis, cent ennemis, je fais mes adieux - et je m'en vais 
Tes "comment !", tes "pourquoi ?", je m'en moque mon ami 
Paisiblement, c'est la vérité ! je jette ma poussière - et je m'en vais 

Omar Khayyam (~1048-1131), Rubayat (traduction d'Armand Robin, 1958) 
.
.

.

.

Enivrement © Alireza Ghorbani & Dorsaf Hamdani / Ivresses : Le Sacre de Khayyam - 2010




Omar ben Ibrahim al-Khayyami...


Pataugez-vous en vin ? sera ma première question

Vous revendiquez l’ivresse et prenez l’éventualité divine à témoin

Mais cueillez-vous donc tant de fleurs ?
 

Au détriment du jeun, vous accomplissez la vie

Sans doute…
 

Khayyam de Nishâpur, ville de roses et de tulipes...
 

Rendez-vous compte mon cher savant !

Votre bosse des maths est votre prétexte au décompte des jours
 

En compagnie du vin sur des routes en soie

Vous avez bu l’alcool du temps

Et sa victoire impliquait la rébellion…
 

Vers l’est, Ispahan et Samarkand où vous tissiez votre nom...

Vous jouiez sur des airs que tant ne comprenaient pas

Qu’en est-il de votre lumière ?
 

Conversation avec un fabricant de tentes persanes...

Vous me plaisez beaucoup décidément !

Mais pourquoi des fleurs ?
 

« Khayyam qui cousait les tentes de l’intelligence, […] le brocanteur de destin le mis en vente contre du vent. »
 

Épitaphe au parfum d’insomnie,

D’insoumis aux yeux de djinn brillants de fièvre

Comment vous sortit-elle de terre ?
 

Tu te portes comme un charme du haut de tes neufs siècles !

Ce pays de soleil levant te fit jaillir du magma des hommes

Comme un défi
 

Retour au cœur du Khorâsân...

Mais le soleil ne naît-il plus là-bas ?
 

Que pensez-vous de la poussière ? votre poussière !

Khan de l’esprit

Artisan de l’hybris

Concepteur de décombres

Chantre de l’éphémère

La beauté vous était-elle une blessure ?
 

La litanie du vin,

La quête ou la fuite en la maison-du-vin

Meïhaane refuge en verres rouges enlacés

Comme ces femmes au nom de fleurs
 

Omar ben Ibrahim al-Khayyami...
 

Comme toi je pense que les femmes sont des fleurs

 Et, comme toi, j’aime le vin…

 
P1020409bis
"Avant notre venue, rien ne manquait au monde. Après notre départ, rien ne lui manquera..."

Omar Khayyam

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 18:05


                                                                          (cc) "Putain de poème ! (tentative)", VD


                                                                                                      volubrique-copie-1.jpg

                                                                                                    (cc) "Volubricité", VD

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 18:05



bd-life.jpg
"BD Life", Vincent Delhomme

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 18:46


Mort-aux-rats-vincent-delhomme.jpg

 

(Clic sur le texte pour l'agrandir)

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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 12:51


Quelques_verres_vincent_delhomme_lenny-copie.jpg

(Clic sur le texte pour l'agrandir)

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 17:24

nuages.jpg

digue.jpg

bouche-egout.jpg
                                                                                                
                                                                                                
" Trois Dimensions "

C’était ce qu’on aime et qui brille
Quand ça ne brille pas souvent…

L’odeur de souffre hante
Récurrente
L’air
Que l’on aimerait pur

Dans le jeu de l’énumération
La pensée continue et se pose
À chaque nouvelle phrase
Puis saute sur une nouvelle fleur
Un autre tas de purin -
Et chaque visage est une nouvelle grâce
Un nouveau défi
Une autre contusion

Et l’on a peur et l’on se
Mange de n’avoir
Qu’effleuré ses contours

Et les contours d’une nouvelle fille
Que l’on apprend à aimer
en haïssant les autres

Car la balance – car ses deux poids
Oscillent dans l’air du doute
Dans la terre des certitudes
Entourant le vaste d’un même horizon
D’un même rêve acquis aux causes
De certains anges joufflus
Ayant su graisser la patte de certains pontes
Ayant su huiler la pute de certains pitres –
Soyez-en sûrs !

À moi l’usure !
(Et s’affale dans l’herbe folle des légions de libellules)
Oui

Et les baffes pleuvront sur vos joues ridicules
Comme un cheval se brisant les boulets
Sur un mur...

Le canon tonne un départ tranquille
Un ouragan de béquilles
Une vague de départs tronqués
Une horde de vieux hiboux
Face au vide…

Alors oui – je recréerai la nuit
Pour y inscrire de jour
Un rire
Rive de démence
Autrement sage – car
Autrement elle n'est
Que de la boue

Et à la joie d’écrire
L’autre répondra par le choix des armes –
Mais il n’aura aucune chance
Comme… le… Karma d’un raté

Alors il continuera ses chiffres
Et ses statistiques
Et son mépris
Et son orgueil déçu

-
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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 19:19

OR.jpg



Je découvre ce soir que j’ai le rire APHONE
-----------Et que
Son murmure s’écarte d’un revers de lèvres

Je ris donc du 
silence
-----Et ne peux plus vraiment
----------Être dans le PARTAGE

----Car ce rire sans bruit
M’apparaît égoïste
----Provocateur et TRISTE
Nu comme un naufrage

Pourtant ma bouche s’ouvre
-----Ma corde encore pousse
Et mon envie de vivre
-----De résonner en cage
----------Vient heurter mon PALAIS
S’empaler sur mes dents

- Et 
VLAM ! - Et toujours rien !

Je tente un gargarisme
----Je mange une autre hyène
--------Je vampirise un clown
------------Je bois du Monsieur Propre
Car on m’a dit que rire est le propre de l’HOMME -

-----Mais Mon Dieu rien ne sort !
Mon rire c’est sûr s’est
-------------------INTÉRIORISÉ !

Alors je pleure et supplie :

« Terroriste usité à l’éclat des papilles
----Grand Déployeur de gorges
----------Tendre spasme irrévérencieux
------Ennemi de l’ennui et des côtes cassées
Abdominale envie d’exploser sous les 
CIEUX !

« 
Les eaux taries de ton torrent ne jonglent plus entre mes pierres !
----------Ô REJAILLIS ! Car ton absence me dévore ! »

---------C’est alors que j’entends soudain 
-L’énorme Rire Originel -

-----AH AH ! - Celui qui a donné son âme au monde -

Et par bonheur il est
---------------COMMUNICATIF !


 
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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 21:40

plombier-du-temps.JPG



L’ÉPONGE !

 

L’infirmité s’offre à sécher

Spore-addict !

Mensonge véhément

L’immense événement songe

Une naissance

 

Faute d’aisance le voilà qui chie

Et Ponge qui se tourne dans sa chose

 

Les mots s’intensifient d’absence programmée -

Poreux j’affirme la suprématie

Des miroirs d’ondes incolores

 

Tout s’amplifie s’étoffe et gonfle

À poitrail pris d’annonce et enfle

Des bronchioles à broyer sous sa main - l’éponge

Parfois ‘faut qu’el’ se vide

Lui redonner pour se remplir

Pour finalement n’être qu’un

Va-et-vient prisonnier de l’eau

 

Je ne demande à personne de comprendre -


L’éponge se fond bouillante au

Souvenir rouge du corail

Et disparaît pour s’affirmer

Universelle – Que dalle !

Mutisme à force de courant

Hurlement vide – courage

L’éponge a des pieds de saumon

Pour remonter à nos surfaces

Resaluer pour replonger

Amphibie ambiguë avide

Déesse desséchée cherchant

De porte à porte

Un porte-voix

Où s’affirmer

 

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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 21:19

adageTV.jpg
[D'après Charles Baudelaire]




Les enfants des autres m’apparaissent beaux
D’autant qu’ils sont
Silencieux - mais
Le bonheur est bruyant - Le bonheur est bruyant

       Et la tragédie hurle !

Le quart vanné d’une population en marche
Brûle à tours à
Portée de bras le
     Petit bois sec de ses espoirs

Je me défoule sur mes propres nerfs
J’émascule en vain la rage
J’arrache au temps sa continuité
Pour me perdre dans un présent sans yeux

C’est blanc -
Ça crie ailleurs - hors champ -
          Excusez-moi

Les entailles d’un rat semant sa rage abreuvent mes sillons de républicain frustré –
Les entrailles d’un Ah ! vaillamment gueulé
Remontent à mon nez - moutarde -

Sponsorisé par les produits tripiers
Le tempo pulse et le temps passe et pue - tant pis
Je cours à sens multiples et qui se ramifient

Mais je perds pied - j’ai peur du pire -
J’hurle de rire à des surfaces vides
J’abandonne la clarté à
Tout un chacal doré
À point nommé ainsi

Par

     L’Arachnide

              Ou l’Encéphale Dieu


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vincent delhomme a celle que je ne connais pas couv copie
* à CELLE QUE JE NE CONNAiS PAS (RECONSTRUCTiON) // Vincent DELHOMME
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* UN DESTiN GRêLE // Vincent DELHOMME
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* PROMENADE SOUS LES ARCANES // Yiannis LHERMET
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