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Site internet d'expression poétique de l'association RAtUReS, de Grenoble, composé de : François BERNARD / Vincent DELHOMME / Elisabeth HAMIDANE / Yiannis LHERMET & iNViTéS !!!

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OMAR BEN iBRAHiM AL-KHAYYAMi. Vincent Delhomme

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Dans la poussière sur la poussière je jette ma poussière - et je m'en vais
 
À cent amis, cent ennemis, je fais mes adieux - et je m'en vais 
Tes "comment !", tes "pourquoi ?", je m'en moque mon ami 
Paisiblement, c'est la vérité ! je jette ma poussière - et je m'en vais 

Omar Khayyam (~1048-1131), Rubayat (traduction d'Armand Robin, 1958) 
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Enivrement © Alireza Ghorbani & Dorsaf Hamdani / Ivresses : Le Sacre de Khayyam - 2010




Omar ben Ibrahim al-Khayyami...


Pataugez-vous en vin ? sera ma première question

Vous revendiquez l’ivresse et prenez l’éventualité divine à témoin

Mais cueillez-vous donc tant de fleurs ?
 

Au détriment du jeun, vous accomplissez la vie

Sans doute…
 

Khayyam de Nishâpur, ville de roses et de tulipes...
 

Rendez-vous compte mon cher savant !

Votre bosse des maths est votre prétexte au décompte des jours
 

En compagnie du vin sur des routes en soie

Vous avez bu l’alcool du temps

Et sa victoire impliquait la rébellion…
 

Vers l’est, Ispahan et Samarkand où vous tissiez votre nom...

Vous jouiez sur des airs que tant ne comprenaient pas

Qu’en est-il de votre lumière ?
 

Conversation avec un fabricant de tentes persanes...

Vous me plaisez beaucoup décidément !

Mais pourquoi des fleurs ?
 

« Khayyam qui cousait les tentes de l’intelligence, […] le brocanteur de destin le mis en vente contre du vent. »
 

Épitaphe au parfum d’insomnie,

D’insoumis aux yeux de djinn brillants de fièvre

Comment vous sortit-elle de terre ?
 

Tu te portes comme un charme du haut de tes neufs siècles !

Ce pays de soleil levant te fit jaillir du magma des hommes

Comme un défi
 

Retour au cœur du Khorâsân...

Mais le soleil ne naît-il plus là-bas ?
 

Que pensez-vous de la poussière ? votre poussière !

Khan de l’esprit

Artisan de l’hybris

Concepteur de décombres

Chantre de l’éphémère

La beauté vous était-elle une blessure ?
 

La litanie du vin,

La quête ou la fuite en la maison-du-vin

Meïhaane refuge en verres rouges enlacés

Comme ces femmes au nom de fleurs
 

Omar ben Ibrahim al-Khayyami...
 

Comme toi je pense que les femmes sont des fleurs

 Et, comme toi, j’aime le vin…

 
P1020409bis
"Avant notre venue, rien ne manquait au monde. Après notre départ, rien ne lui manquera..."

Omar Khayyam

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