Site internet d'expression poétique de l'association RAtUReS, de Grenoble, composé de : François BERNARD / Vincent DELHOMME / Elisabeth HAMIDANE / Yiannis LHERMET & iNViTéS !!!
E lle a tout prévu. Elle a fait son sac en douce avant de se coucher. Après le repas, elle s’est levée à pas de loup, pour chiper dans le frigo une part de pizza, deux pommes… et, bien sûr, une tablette de chocolat. Un bond… Elle saute du lit pour tout...
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<< Il n’y a absolument pas de différence Amour Entre la conscience du ventre et le feu qui nous pousse à le suivre Il faut pouvoir courir – courir Ou l’on se consumera sur place >> Je me sens si proche du bonheur, et je me regarde vivre en osant encore...
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Des coquillages sur la niche un Yorkshire chien de garde d'une tirelire abandonnée une laisse en cuir usée sur la balançoire les angles se répètent à l'envi sous la robe blanche aux reflets hybrides mais toujours teintés de mélancolie. Des mots larsens...
Lire la suiteA la ferme, elle ne s’ennuie pas. Elle se lève très tôt, comme les jours d’école, mais plus en forme. Elle déjeune près du fourneau d’un grand bol de lait chaud quand son papy a fini de traire les vaches. Ensuite, elle va à l’écurie pour donner du fourrage...
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Sein chuchote éclos donc Que l’on ignore Le monde à nos pieds : Une coulure de cire En aluminium Une étoile Le parfait hologramme Incarcéré avec les oiseaux ; Fragmente une gorgée de sel Pour retrouver la soif ; La perte d’aube Un filet d’essence Dans...
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Une proie, au détriment du doute Se sacrifie au pieu de mes envies… J’avoue le larcin, j’ai bu J’ai triché, menti Calciné le rebus des vœux Pieux, fragiles, brisés… La moindre sensation fausse Un discours laid s’arroge le droit D’exister Vipère enrobe...
Lire la suiteUn souvenir mélancolique M'a filé la colique Et comme un alcoolique Je bois. Etranges sont nos cavalcades Nos froides mascarades Ses larmes en cascades Pour toi. Mais pourrait-on vivre autrement Comme Lautréamont Dans un enfermement De soi. L'alcool lave...
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A Paul Valéry, Ghislaine de Menten de Horne, La jeune Parque, 1935 L’harmonie de votre être est brisée de conscience Et sa chute nouvelle a rompu l’insouciance. Car vous êtes soudain devenue le miroir De vous-même, et vos mains s’agitent sans vous voir....
Lire la suiteDeux mille huit sonne comme un renoncement… Tu goberas demain et ma joie et ma peine Quand nos destins fatals s’en iront doucement S’éclipsant l’un de l’autre en une étreinte blême. La tristesse s’attire et l’union de deux êtres, Parfois n’est qu’un mensonge...
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© Damien Hirst, Away from the Flock (1997) Hier soir j’ai haï la Lune le miroir Les tanières dans les casses-autos L’infidèle les aïeux (Ecoutez encore les pleurs comme des feux de broussaille) Nous restons liés à l’écran Et les rats jouent à la roulette...
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