Site internet d'expression poétique de l'association RAtUReS, de Grenoble, composé de : François BERNARD / Vincent DELHOMME / Elisabeth HAMIDANE / Yiannis LHERMET & iNViTéS !!!
Avant toute chose !!! Allez voir le site de soutien à Katia dont le permis de travail a été refusé par la préfecture et qui est donc menacée d'expulsion (du fait de la circulaire Guéant => pétition ) : http://www.katiaboutchou.fr Pour l'écouter : http://www.myspace.com/boutchoukatia...
© Eadweard Muybridge , 1879 L’étranger : « regarde cette étoile, que te dit-elle ? Rien ! Et ce rien, c’est l’imagination qui le soulève. » L’astronome : « Elle est trop proche, l’étoile, pour qu’on puisse la connaître. De loin, la perspective est bien...
© Philippe Cognée, Triptyque "Rome", 2003 A Erico Nogueira lors de mon voyage à Rome. Prodiges insidieux Sur le plan d’une colline se faufilent parmi les écumes le théâtre imbibe le sacrifice Les rives plongent devant la cohue Les fleuves bassinent le...
Des coquillages sur la niche un Yorkshire chien de garde d'une tirelire abandonnée une laisse en cuir usée sur la balançoire les angles se répètent à l'envi sous la robe blanche aux reflets hybrides mais toujours teintés de mélancolie. Des mots larsens...
<< Il n’y a absolument pas de différence Amour Entre la conscience du ventre et le feu qui nous pousse à le suivre Il faut pouvoir courir – courir Ou l’on se consumera sur place >> Je me sens si proche du bonheur, et je me regarde vivre en osant encore...
# EN DUEL Pour me vaincre en duel J’autorise toutes les larmes A se battre en rangées Et laver de mon corps La pudeur en armure. L’eau m’agresse nue et crue Je me force j’humanise Je combats les limites J’active les réflexes Je rends propre les oublis....
J’ai un peu de temps Sur le bout de mes doigts Qui s’accroche Quelques flocons de neige Sur les lèvres rouges De l’oubli Un peu d’eau claire Sur les paupières Un lambeau d’aurore Dans l’iris étoilé Du regard aimé Et brisant le silence Le cri strident...
A Paul Valéry, Ghislaine de Menten de Horne, La jeune Parque, 1935 L’harmonie de votre être est brisée de conscience Et sa chute nouvelle a rompu l’insouciance. Car vous êtes soudain devenue le miroir De vous-même, et vos mains s’agitent sans vous voir....
... ... D'après Stéphane Mallarmé Cette écume de verge verte Au beau sillage de sa croupe Étend sa trame tel un poulpe À ma sirène aux mains offertes. Nous naviguons, là, sur la crête De ces fantasmes qui me coupent, Entre ses hanches qui chaloupent,...
Dans la tristesse – J’aurai encore des choses à dire Mais je me remplis lentement Il faudra parvenir au calme Et ce sera difficile Il faudra apprendre à mâcher Plus que de coutume - À déglutir lentement – - À déglutir lentement – (...) Un petit soleil...
« Le nom ! » S’écria-t-il à s’élancer perdu « Doit signifier la vie » – Les hommes sans conteste L’enfouissent en leur cœur étouffant l’incendie Qui couve dans leur voix qui brûle dans leurs cris // Banksy 's panda by vince.de // Maturité sans peine –...
Ce qui veut rejaillir était l’impertinence C’est une question d’oreille daddy !... Le conditionnel n’est qu’une condition Explosons à l’indicatif… Qu’en dis-tu daddy ? Dis donc et moi j’agis Une vague question s’envenime : Que ressens-tu, là, face au...
Q uand il arrive ce dimanche, dans la ville de son enfance, il a la gorge serrée. Hormis le petit carrousel dans le parc rougi par l’automne, rien n’a changé. Voilà près d’un an qu’il n’est revenu dans ces rues familières à l’odeur particulière, qui changent...
© Photo : Paul Munhoven Entre eux, les mots n’existent plus. Les mots sont devenus impuissants à décrire la situation dans laquelle ils se trouvent désormais. Lui, demande à nouveau à boire ; elle, allume une cigarette. Ils voudraient fuir ce silence,...
- E nfin seule… soupire-t-elle, posée douillettement sur son canapé, lisant un roman à l’eau de rose, profitant de cette soirée. Ses filles sont chez mamie ; lui ne rentre pas, il rejoint dans un bar quelques amis. - Cela fait bien trois semaines que...
© VD - Hotel Room Tentative de suite... J’ai dans l’idée qu’un jour Nous pourrons structurer une pensée C’est possible Nous l’avons déjà fait Il a beau dire Nous ne croyons pas à L’assoupissement Il faut comprendre qu’à la suite de l’idée Ne se présente...
Il faut grandir Grandir grandir Se lancer face contre terre Creuser plus loin dans l’air avec sa langue Manger des bruits Cinq bruits et enclumes par jour Ou bien par nuit Pour la sainte santé Et pour la honte Et pour les larmes Un petit peu de brume...
... Le 18 septembre 1981, l’Assemblée nationale votait un texte abolissant la peine de mort en France, mettant ainsi un terme à des siècles d’exécutions. A l’occasion du 30e anniversaire de l’abolition, cet ouvrage invite à redécouvrir l’histoire complexe...
Je suis l’envers du décor, l’ourlet de la jupe, le mot enfui qui insiste pourtant. L’instant d’avant. A l’abri du voile, le sourire secret, l’attente discrète. J’écris à l’ombre de souvenirs, de l’autre côté du temps, à rebours des jours qui passent....
Par la force des courants, un dévoiement du cap, une piste écartée, l'errance inacceptable. Je dérive sans explorer les rencontres fortuites aux alentours. En s'écartant des lieux, les corps icebergs, monolithes, se perdent, s'éteignent doucement, c'est...
. . Il faut dormir bientôt Et penser à sauver ce qui peut encore l’être... Mais ce Je n’est plus rien dans la nuit qui me vole L’appétit de mon corps projeté sur le mien Entre ma vie se coupe en étapes succinctes Un souvenir majeur de rubis et d’absinthe...
T andis que lui travaille, elle a toujours eu une vie de bohème. Faisant de petits boulots ici et là, elle se croit libre mais voilà... Hier… Le poids du passé… Elle ne sait plus vraiment où aller. Et puis ne paie-t elle pas aujourd’hui, de sa jeunesse...
Du pain noir Baudelaire sont tes sonnets lancés Du haut des tours maudites auxquelles on m’abandonne, Corsaire sur trottoirs, le soleil effaré Se tait, l’œil gyrophare, ici le ciel s’étonne. Ma Babel n’est pas belle, parpaing béton armé, Titis sur le...
LE TALON Le talon colle où le sang sacre mâchant de longs mots rongés dans une rage patiente dans les trous broussailleux les lits fossiles les fossés creux mordeur d'asphalte au noir d'oiseau et de pilastres lustrés comme des endives fumant acre dans...
S oudain il ouvre les yeux ! - Vous êtes formidables…Vous êtes sublimes ! Il ne les supporte pas ces jeunes premiers qui ont le charisme d’une huître et qui murmurent des paroles mielleuses, la voix tremblante, les yeux mouillés… - L’amour, l’amour, ils...