Site internet d'expression poétique de l'association RAtUReS, de Grenoble, composé de : François BERNARD / Vincent DELHOMME / Elisabeth HAMIDANE / Yiannis LHERMET & iNViTéS !!!
" La lucidité est la blessure la plus proche du Soleil " René Char Ils vont les clairvoyants Déguster leur souffrance, Jusqu’à en devenir féroce ! Un jour, désœuvrés, ils se proclament artistes ! Dès lors, chacune de leur ligne est une écharde Sans cesse...
Chez certains hommes, c’est leur magnifique propension à être poètes, touchant à la folie, mais invisible pour autrui, qui fait d’eux de très bons poètes, plus que leurs apparentes oeuvres poétiques. *** Il quitte sa ville natale vingt ans durant sans...
J’amasse mes souvenirs rêvés Au temps de mon enfance… Assis sur ce banc de Florence, Je trempe mes lèvres dans ma Guinness, Tout près de moi une belle gonzesse Plaisante avec une insouciante indifférence. Les touristes passent, eux, ils ne font que passer,...
Là, sur ce banc surprit par le froid. Que je crève ! D’un penchant platonique, pour une plate femme. Que je crève. Dans le silence lancinant d’une salle de cinéma, sans louanges. Que je crève. Cracheur de faux, voleur de vœux, frôleur de feu, sans rêves…...
son œil est à l’absence femme dormante ouverte sur le toit sur l’écume iodé d’un souvenir (je le sais à l’oiseau qui traverse sa tempe) elle n’a plus maison ni jardin plus de reflet tronqué dans la buée du soir ni même d’enfant bleu fiché dans sa poitrine...
“Hello, my love I heard a kiss from you Red magic satin playing near, too All through the morning rain I gaze - the sun doesn't shine - Rainbows and waterfalls run through my mind” “Strawberry letter 23”, Shuggie Otis à … N. A. Une petite araignée au...
© Is This Hole / Cat Power / What Would The Community Think, 1996 // Monstrueux enfants du déclin Varice à force de rupture Inondera de sang nos pieds d’argile Cruauté seule abstraite à L’écoute de nos silences Improbables Nous communiquerons pour le...
BEAUTE La joie brute a explosé Comme un péché originel Depuis ce temps la quête avance Dans les moments de silence Ou les passions bien cher payées De morceau en morceau Le tas grandit se disperse Au bon vouloir des vents jaloux Puzzle impossible Tonneau...
Une femme m'attend Allongée, nue ou habillée, Sur un lit aux draps lissés, Une femme m'attend. Du bout des doigts Elle caresse ses lèvres, Les prépare aux baisers Que je lui donnerai Quand je serai là, enfin. Elle ne se presse pas, Ne se hâte pas, Elle...
Des jumeaux ou Du retour de soi-même en son double Une histoire de shaman ou de fou ... J’ai oublié ... A force de clarté A force de vouloir dire A force de faire le vide J’épuise le conflit La friction de mon moi sur le monde S’amenuise Je puise dans...
Blanc, calme plat Aucune idée cortège Rien sur elle Rien sur moi Pas même un drap. Banalités absentes Rien au ras des pâquerettes Mots silences Rimes rares Vide Pudeur Je n’ai plus l’arrogance d’écrire De dévoiler De tenter de décrire De momifier Ce qu’elle...
Les refrains ressassés de mon enfance… A l’heure du berger, Je me croyais si différent des autres Que j’ai voulu leur ressembler. Maman me contait des histoires. Dés les premières pages, Je m’endormais debout, Mes rêves me berçaient comme une balançoire,...
I - De la terrasse En contrebas les voix plus vives voudraient porter les particules de lumières voler comme des vivats de lucioles dans ce jour italien dont la connaissance noire me laisse entrevoir le visage de la mère de ma mère la nuit. Sur la vaste...
Un souvenir mélancolique M'a filé la colique Et comme un alcoolique Je bois. Etranges sont nos cavalcades Nos froides mascarades Ses larmes en cascades Pour toi. Mais pourrait-on vivre autrement Comme Lautréamont Dans un enfermement De soi. L'alcool lave...
*** O Portes sombres et fêlées, portes du fleuve de nuit ! Entremêlée de carillons, j’écoute vague vos murmures. *** Vos portes épouvantes, ô nuit, Aveugle dans l’étreinte que je vois, corps à corps du jour et de la nuit. *** Dans les champs de nuit bleue...
Une infinie tristesse Descend sur ma lèvre inférieure Enfumée, Son sel réchauffe mes paupières Affamées. L’autre s’endort, Innocente, De la souffrance que j’endure Contre son sein sauvé des cendres. Où sont passées Nos anciennes idoles, Nos parterres...
*** E lis Comment dire ces mots passés dans la vision commune puis vivre ensemble désormais. *** Ainsi je marcherai au rythme de mes pas comme aux sabots de bœufs lourds et bourbeux. Il n’y aura ni temps ni lieux, que l’ordre des pensées. *** Je tairai...
TOMBE qui l’entend ? ce vol d’oiseau tremblé dans le jour l’onde de choc déchire écorce et racines nul besoin de sang sur la hache seulement cette lame de fond puanteur de l’arbre au milieu goût de meurtre aiguisé déguisé sur la langue tombée comme tout...
Je me détruisais savamment, Alcool et cigarette : Je vivais rarement. Je m’interdisais de rêver, De tisser des histoires, Et de chanter de la musique envenimée D’espoirs percés. Je l’ai trouvée jolie comme un chagrin. Moi, qui mêlais l’amour avec l’ordure...
Je devais embarquer dans une nef, Mais, la S.N.C.F, A contre courant des contractuelles, Est trop rarement ponctuelle. Aussi, prenant mon mal en patience, Assis, sur le quai en silence, Je rattrapais le temps perdu En goûtant les grands crus, amendés...
saisir le profil de la fille qui me file entre l'émoi fébrile la feuille oscille et me grille sous les doigts ses lignes graciles et son style, ô habile, m'assaillent dégoupillent la bille qui vrille jusqu'au fond de ma faille par petits appels de nerfs...
Deux mille huit sonne comme un renoncement… Tu goberas demain et ma joie et ma peine Quand nos destins fatals s’en iront doucement S’éclipsant l’un de l’autre en une étreinte blême. La tristesse s’attire et l’union de deux êtres, Parfois n’est qu’un mensonge...
La poésie Body Bags, une poésie sans calmants publiée sur internet, sous le nom de “l’écriture sans calmants” depuis l’année 2004. Chaque Body Bag est un poème. Chaque poème est contenu dans un Body Bag. Les Body Bags sont l’épithélium épilé de l’écriture...
Cette sensation d’être noyé dans la masse, pris au milieu des cris, et de devoir crier plus fort pour émerger du magma des autres N’importe quoi ! Idée individualiste ! Nous sommes mais si pauvres et si seuls, sans unisson Discordants solitaires pétris...
Tout marmot, je marchais Dans les rues de Montélimar, Mes espoirs se perchaient, Là haut, Près de la tour des Adémares. J’avais dix ans sans m’en douter, Déguisé en bon écolier, Je trimbalais dans mon cartable Des carambards, De gros boulards, Et des...