Site internet d'expression poétique de l'association RAtUReS, de Grenoble, composé de : François BERNARD / Vincent DELHOMME / Elisabeth HAMIDANE / Yiannis LHERMET & iNViTéS !!!
© Laurent Chimento, « La partie d’échecs » Il est tôt ce matin, le soleil flâne encore sur l’oreiller…A pas de loup, l’enfant se rend à l’atelier. Tout est calme et un petit chat sort brusquement de dessous l’établi, l’enfant retient un cri, s’arrête...
C’ était leur rêve. Un rêve de jeunesse, un rêve riverain, un rêve d’évasion, évasif... Longtemps, entre eux, ils en ont parlé. Tantôt ce rêve leur est apparu comme impossible, tantôt, certains soirs d’ivresse, comme à leur portée. Longtemps, tous deux...
// Le collectif RAtUReS // s era à L'Heure bleue à Saint Martin d'Hères les sa medi 4 et di manche 5 décembre 2010 pour le // Marché de la Poésie et du livre d'art // organisé chaque année par la Maison de la poésie Rhône-Alpes . Venez donc nous rendre...
© Damien Hirst, Away from the Flock (1997) Hier soir j’ai haï la Lune le miroir Les tanières dans les casses-autos L’infidèle les aïeux (Ecoutez encore les pleurs comme des feux de broussaille) Nous restons liés à l’écran Et les rats jouent à la roulette...
« Nous n'avons fait que fuir » est un album de Noir Désir enregistré en public dans le cloître du couvent des Ursulines le 21 juillet 2002, lors du Festival de Montpellier-Radio France et publié en 2004 aux éditions Verticales. Il contient un seul et...
« Comme un éclat de rire Vient consoler tristesse » D amien Saez T riste archange au paradis des fous Voilà que nos chants tes cris secouent Nos braises frayeurs fragiles en chacun Regrets faussement éteints vivants chagrins Méchantes sont les heures...
Mon amour – L’intensité d’écrire L’épuisement La volonté de dire Je n’ai plus La volonté de dire J’ai consumé L’intensité d’écrire En mon amour D’épuisement Je ne suis plus Qu’un murmure de mots L’immensité d’écrire Le monde – Je Ne suis plus Mon amour...
© Larsen Visuel , Les Aventures de l'Homme Sans Tête je n'ai pas un brin d'imagination j'exploite et je ressasse la fille le fils et l'homme je dissèque la famille ma caboche, ma cervelle en milliers de vers blancs je recompose des mots, mes maux et me...
La ville s’endormait j’allais me mettre en branle. La ville s’endormait pour s’éveiller bientôt. Les quelques heures qui me restaient pour passer de l’autre côté. Franchir le gué, traverser le mur, enfreindre et m’évaporer. Je n’ose vous dire ce que je...
Le temps s'est figé dans un bruit sans précédent La lumière est sur nous, crue Vers le ciel les cris les plus intimes Le lit n'est plus le lieu du secret Et l'ombre s'est défaite qui nous abritait Les dieux ressuscités nous regardent Brandir des chiffres...
Elle assouvit le bruit en mangeant son silence Pour le faire naître plein – continu – désormais – aveugle Elle disparaît dans sa présence Le fil de la filiation – le fil calme Elle s’éloigne – car le faible n’est que bourdonnement De ses oreilles – car...
E lle ne s’est jamais retrouvée seule. Depuis lui… Lui, son musicien... Quand ses mains délicates vagabondaient le long de sa nuque, sur ses seins, des frissons parcouraient son corps nu tout entier. Elle l’avait vraiment aimé, depuis longtemps, depuis...
I. Le temps de la sensualité s’efface et ----- Court à sa perte comme après un rêve - Nous marchons comme deux être absents ne riant plus au monde - Nous cherchons dans l’autre des raisons --- -------- Des lumières et du silence - L’exploit d’attendre...
Eau forte de F. Rops, frontispice du recueil "Les épaves" de Charles Baudelaire, 1866 D'un point de vue gigantesque Nous sommes allés éclater les bulles de napalm Que Dieu lançait en s'amusant. L'air est gris Il neige du sperme et de la cendre En continu...
8+5=4 + 8x5=4 = 8 Octogone aggravé de branches Muet dans son corps simple et froid Vrille ses ramifications Au son du sang qui se déhanche Il bourgeonne je ne sais quoi Tant passe en lui sous ses bretelles De ces silences à émotions Qui se délivrent sous...
C ’ est au cours d’un voyage scolaire en Italie. Il s’en souviendra… toute sa vie, enfin… c’est ce qu’on dit. L’adolescente s’appelle… Elle est en troisième… Lui en cinquième. Pourquoi a-t-il fait ça ? Pour la simple raison qu’on se moquait de lui ! Pourtant,...
Eve rests, Vincent Delhomme La montagne légèrement au-dessus de l'horizon - quand le vide s'installe enfin à l'intérieur - dentelle l'idée de dieu La neige est revenue de loin - du fin fond de l'hiver au début du printemps - et a surpris tout le monde...
Un début qui n’a pas encore commencé et une fin qui n’a pas été finalisée. *** Ce poète ne connaît jamais la nuit, mais le soir! *** Je n’aime pas les poètes qui se font de véritables cascadeurs dans leur poésie. *** I Tel considère le poète comme celui...
Dans la poussière sur la poussière je jette ma poussière - et je m'en vais À cent amis, cent ennemis, je fais mes adieux - et je m'en vais Tes "comment !", tes "pourquoi ?", je m'en moque mon ami Paisiblement, c'est la vérité ! je jette ma poussière -...
Je voudrais au moins une fois que ma poésie ressemble, même un tout petit peu, à cette fleur, dont je ne connais pas le nom, qui apparaît à l’intérieur d’une caravane, sans raison apparente. *** Le pas est identique et égal à lui-même, mais le voyage...
© L'Amant de Saint-Jean, de Vedrana Donic', 96 pages, 149*210 mm, 18€, ISBN : 978-2-9528442-0-8. Le livre L'Amant de Saint-Jean est un recueil amoureux. Il évoque des sentiments difficiles à exprimer : la passion présente constituant deux êtres, le quotidien...
------------------------------ le peu qu’on ressent le peu qu’on sait encore qui tient là dans si peu d’espace dans si peu d’encre ------------------------------ vivre décomposé en miettes des fissures dedans le crâne et sur le sol un peu partout ― des...
Chut Chuut Chuuutttttt Cesse, cesse Cesse donc cesse De pleurer de pleurer…de pleurer Cesse t’ai-je dit cesse tout ira bien Tout ira bien tout ira bien je t’ai dit pleure pleure cesse De t’écraser contre les miroirs les rires les insomnies L’inoubliable...
La mère en deuil S’étrangle les cheveux de fièvre. Dans la foule il n’y a pas d’œil, Plus que des lèvres Sévères. Le père assis, Ailleurs, recueille les palabres, Aux tympans c’est du pain rassis Les mots macabres. Le marbre Du cercueil du gamin Empoche...
Il était écrit dans la cire. Nous Prendrons un café. Ensemble Là-bas, au bout du monde. Addis abeba. Budapest. Là-bas. Sur le coin de ton bureau Je t’y écrirai des morceaux de poésie. Des misères de travers. Des diagonales. Des lignes dont on perd le...